le Vendredi 30 octobre 2026
le Vendredi 30 octobre 2026 9:00 Nos communautés - Halifax

Promouvoir le bilinguisme chez les jeunes de l’immersion française, grâce à un forum local

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L’humoriste Hughie Batherson était de nouveau à Halifax en mi-octobre pour animer le Forum local d’Halifax.  — PHOTO: Facebook - Le français pour l’avenir - French for the Future
L’humoriste Hughie Batherson était de nouveau à Halifax en mi-octobre pour animer le Forum local d’Halifax.
PHOTO: Facebook - Le français pour l’avenir - French for the Future

Le rendez-vous du Forum local d’Halifax, organisé par Le français pour l’avenir, était de retour cette année. Pour faire le point, Le Courrier est allé à la rencontre de Samuel Landry, agent de projet pour les forums de la région atlantique.

Promouvoir le bilinguisme chez les jeunes de l’immersion française, grâce à un forum local
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Type de contenu: Actualités

Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL

Le Courrier: Quels ont été les moments forts du forum de cette année, selon toi? 

Samuel Landry: Un des moments forts, en tout cas, ç’a été l’activité culturelle de [la chanteuse] Serena Wu. Elle m’a été conseillée par la FéCANE et aussi par Jean-Daniel (Comeau) de l’Université Saint-Anne […] c’est une artiste qui commence à prendre beaucoup plus d’ampleur. Ç’a été excellent, ç’a été vraiment une surprise. C’était très énergétique. Et puis, les élèves sont vraiment entrés dans la musique. 

LC: L’activité culturelle, comment ça s’est déroulé? 

SL: C’était un spectacle musical à la fin de la journée. On est dans un grand auditorium avec 300 élèves. On essaye toujours que ça soit quelque chose qui bouge, qui ait de l’énergie. Et puis, je pense que ça a été un succès là-dessus. 

Serena Wu a offert un spectacle de musique interactif pour les jeunes participants. 

PHOTO: Facebook - Le français pour l’avenir - French for the Future

LC: Serena, c’est une personne francophile. Est-ce que tu trouves que son témoignage, puis son parcours ont su inspirer certains des participants du forum? 

SL: Oui, justement. C’est quelque chose qu’on encourage. Durant son spectacle, c’est pas juste de jouer de la musique. C’est aussi de discuter avec les élèves et puis de parler un peu de son parcours. Donc, oui, absolument, je pense qu’elle a eu un impact là. C’est quelque chose que les élèves peuvent s’identifier avec elle aussi. 

LC: Les années précédentes, il y a eu des ateliers, des spectacles. Il y avait aussi un passeport qui circulait. Est-ce que vous avez essayé de nouveaux trucs cette année avec les jeunes? Puis, si oui, qu’est-ce qui a fonctionné? 

SL: On n’a pas mal gardé les mêmes choses que les années passées. On avait le passeport, comme d’habitude. On fait un tirage des prix pour encourager les élèves à visiter tous les kiosques [des organismes et partenaires]. Donc, à la fin de la journée, ils nous redonnent leur passeport et puis on fait tirer des prix. Donc, ouais, c’était pas mal la même chose. On a gardé plus ou moins la même recette que les autres années; c’est une recette gagnante. Donc, on n’a pas trop modifié ça. 

LC: Est-ce que c’est une recette qui fonctionne dans les autres provinces aussi? 

SL: Absolument, oui. C’est quelque chose qu’on n’a pas vraiment changé. Ça fait depuis 2019 que je fais les forums, personnellement, et puis on a toujours eu ce système-là parce qu’on a remarqué que ça fonctionne super bien. Les jeunes apprécient d’avoir un passeport, justement. Ça donne quelque chose de tactile pour mieux comprendre c’est quoi les kiosques. 

LC: Pour beaucoup de jeunes de l’immersion française, le français, évidemment, c’est leur seconde ou troisième langue qu’ils apprennent dans le cadre scolaire. Est-ce qu’ils trouvent ça difficile de vivre le français en dehors de la salle de classe? 

SL: Oui, dans certains cas, c’est certain que c’est quelque chose qui peut arriver. On dit toujours à nos animateurs d’essayer de voir dans la salle de classe, d’essayer d’accommoder tout le monde, selon leur niveau de langue. Pis aussi, on porte beaucoup d’attention à la sécurité linguistique, faire en sorte que tout le monde se sente confortable.

[…] une chose [sur laquelle] on a mis beaucoup d’emphase cette année, c’est sur le fait que les ateliers doivent être interactifs et puis d’avoir quelque chose […] où ils vont utiliser leurs mains, quelque chose qui est tactile, quelque chose où ils vont faire quelque chose. 

On a un atelier de cirque, par exemple, où il faisait du poï (une discipline du cirque avec des rubans et des balles) […] oui, tu l’a fait en français, mais en même temps, même si tu as une compréhension moins avancée de la langue, tu peux quand même y participer, tu peux quand même avoir du fun. Donc, c’est un peu ça qu’on veut essayer de ressortir.

LC: Pourquoi est-il important d’encourager les jeunes de ne pas abandonner leur parcours en français, puis de mettre l’accent sur l’importance de l’apprentissage en français? 

La première chose, c’est que le français, pour nous, ce n’est pas juste une question de carrière. Oui, il y a une question de carrière qui vient avec ça, mais c’est aussi une question de culture. Il y a toute une culture, il y a tout un monde dans la francophonie. Donc, c’est important de ne pas passer à côté de ça. On est aussi dans un pays qui est bilingue. Donc, on a deux langues officielles, pis c’est important de promouvoir ces deux langues-là. 

[…] la deuxième chose, c’est aussi de montrer qu’il y a des opportunités de carrière en français. On a tendance à dire ou à avoir la perception que le business, ça se fait en anglais, mais c’est pas réellement le cas. Il y a aussi beaucoup d’opportunités en français, des carrières. 

C’est pour ça qu’on a certains organismes, justement, qui viennent promouvoir les carrières et puis les études en français. Par exemple, les universités qui viennent faire un tour aussi. 

L’objectif de cette année était d’offrir des ateliers plus interactifs, physiques ou tactiles. 

PHOTO: Facebook - Le français pour l’avenir - French for the Future

Type: Actualités

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