le Vendredi 5 juin 2026
le Mercredi 18 mars 2026 9:00 Nos communautés - Halifax

Mayaya: «J’aime avoir la musique à une interprétation»

Pourquoi faire confiance à Le Courrier
Mayaya. — PHOTO: de gracieuseté
Mayaya.
PHOTO: de gracieuseté

Mayaya, la jeune artiste néoécossaise aux origines haïtiennes et québécoises, vient de lancer son premier EP en français: La Sirène. Un minialbum inspiré de son attachement au sol néoécossais, et de sa propension à rêver.

Mayaya: «J’aime avoir la musique à une interprétation»
00:00 00:00

Type de contenu: Actualité

Passionnée par l’écriture de chansons depuis son plus jeune âge, Mayaya raconte que ce talent lui a toujours semblé très naturel chez elle.

Elle se souvient de l’époque où, sur la route du retour de l’école, elle s’inventait des mélodies dans sa tête, simplement pour passer le temps.

«On n’avait pas des radios dans les autobus à ce temps-là, donc c’était comme j’écoutais juste à mes propres chansons.»

Mayaya.

PHOTO: de gracieuseté

Cette longue histoire avec la musique couronnée à plusieurs reprises —elle a notamment été Lauréate du ANSMA Rising Star Award lors de la cérémonie des African Nova Scotian Music Association Awards en 2024— s’ouvre aujourd’hui sur un nouveau chapitre, avec la sortie de La Sirène, son premier EP en français.

Une inspiration qui lui a directement été soufflée par les personnes qui apprécient ses mélodies.

«Je suis allée à Music Week avec Music Nova Scotia, j’ai performé en anglais et tout ça, mais j’ai trouvé une communauté francophone et ils disaient, “Hey, on aime ta musique, peut-être tu devrais faire plus de chansons en français?” Alors, je me suis pris l’idée dans mes mains et j’ai commencé à faire plein de chansons en français.»

C’était un nouveau challenge pour l’artiste, qui admet avoir trouvé sur certains aspects la maitrise du français plus compliquée que l’anglais.

«C’était ma première langue, le français, sauf que mon père était dans le militaire, alors on a déménagé dans une communauté anglophone quand j’étais assez jeune. Donc, c’était plus difficile à retenir mon français et le pratiquer parce que j’étais comme complètement entourée par l’anglais. Donc c’est un peu une façon que je peux comme retourner à ma base et aussi avoir de la musique que ma famille à Montréal aimerait. Donc c’est un peu comme un petit cadeau pour eux. Et aussi juste, j’aime beaucoup la langue française.»

Cette aventure, elle la définit comme l’entrée dans un nouveau monde, mais toujours empreint de ses songes et mélodies nocturnes.

«Mes rêves sont très vivides et très jolis, donc j’aime écrire un peu de ce que je peux me souvenir.»

Mayaya a en effet pour habitude d’écrire ses chansons à partir de ce que la nuit lui amène en dormant.

Elle ajoute que son attachement à la province a également été une grande source d’inspiration pour elle.

J’adore vivre ici, donc je voulais avoir quelque chose qui montrait un peu de comment je sens d’être proche de l’océan et tout cela parce que j’aime beaucoup ça.

— Mayaya

De cette façon, ses chansons sont petit à petit venues créer un univers mystérieux et étrange, laissant la porte ouverte à l’imagination.

«J’aime avoir la musique à une interprétation, comme je trouve que tout le monde a des différentes opinions des chansons, où il demande comme “Oh! c’est quoi l’histoire?”, mais je lui demande “Qu’est-ce que tu penses de l’histoire?” et là je trouve que plein de monde, ils ont des différentes histoires avec qu’est-ce qu’ils pensent.»

Elle explique que cette volonté de laisser à son public la libre interprétation de ses paroles et mélodies lui vient aussi de sa jeunesse, où elle-même se plaisait à inventer des récits lorsqu’elle écoutait de la musique.

«J’espère que le monde qui écoute à ma musique, il peut imaginer un monde de leur même, il peut trouver la créativité pour créer quelque chose. Ça, c’est honnêtement tout ce que je veux, comme si quelqu’un écoutait ma musique et commence à dessiner quelque chose spécifique parce que ça l’inspire. Moi, je serai complètement contente avec cela.»

En attendant de partager les nouvelles histoires que ses rêves lui ont encore inspirées, Mayaya se dit aujourd’hui reconnaissante pour tout ce qui lui arrive et impatiente de se produire sur la scène francophone canadienne, notamment au Québec.

«C’est quelque chose que je vraiment veux faire parce que j’ai ma famille là-bas et je veux au moins comme chanter, me retrouver, les voir plus souvent. Donc oui, j’aimerais juste avoir l’opportunité de jouer avec des communautés francophones.»

Type: Actualités

Actualités: Basé sur des faits, soit observés et vérifiés directement par le ou la journaliste, soit rapportés et confirmés par des sources bien informées.

Pour consulter nos pratiques exemplaires et politiques journalistiques, cliquez ici.

Contactez la rédaction - Proposer une correction - Faire une suggestion - Contactez l'équipe