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À peine entré dans la salle, deux prédateurs semblent figés en plein affrontement. Mâchoires ouvertes, griffes tendues, ils donnent l’impression que la scène pourrait reprendre vie à tout moment. Cette mise en scène donne le ton de Dinosaur Exploration 2, la nouvelle exposition temporaire présentée à partir de cet hiver au Musée d’histoire naturelle de la Nouvelle-Écosse, à Halifax.
Suite directe d’une première exposition tenue en 2024, cette nouvelle édition met à l’honneur des dinosaures différents: les espèces cuirassées, comme les ankylosaures, et les dinosaures à cornes, tels les célèbres tricératops.
«L’an dernier, nous présentions les carnivores et les dinosaures à long cou. Cette fois, ce sont les deux autres groupes», explique le directeur du musée, Jeffrey Gray. Faute d’espace pour tout montrer en une seule fois, l’institution avait choisi de diviser le projet en deux volets.
L’exposition a été conçue par Research Castings International (RCI), une entreprise ontarienne reconnue mondialement pour ses reconstitutions paléontologiques. Le musée loue les installations à cette compagnie, dont les réalisations se retrouvent dans des institutions majeures, dont le Royal Ontario Museum et même au cinéma avec leur squelette de Tyrannosaurus rex utilisé dans le film Jurassic Park.
Si l’exposition impressionne par ses squelettes réalistes, elle vise surtout à susciter la curiosité. «Les dinosaures sont ce que les visiteurs demandent le plus. Dès qu’une exposition se termine, les gens veulent savoir quand ils reviendront», souligne Jeffrey Gray.
Contrairement aux grandes villes qui possèdent des galeries permanentes, Halifax ne dispose pas d’exposition continue sur ces animaux. «Les enfants d’ici ont autant le droit de voir un stégosaure que ceux de Toronto.»
Certaines scènes ont été pensées pour encourager les visiteurs à imaginer les dinosaures comme des animaux vivants plutôt que comme des squelettes figés.
Jeffrey Gray cite notamment la reconstitution d’un affrontement entre un Allosaure et un Ceratosaure: «Cela amène les gens à se demander pourquoi ils se battaient et comment ils interagissaient. On commence à les voir comme des êtres vivants.»
Pour le directeur, l’intérêt dépasse la simple fascination pour les géants disparus. Les dinosaures servent de porte d’entrée vers des sujets plus proches de la réalité néoécossaise: la paléontologie locale, l’histoire géologique et les fossiles marins découverts dans la province, dont les célèbres dents de mégalodon.
Attirer le public avec des espèces emblématiques permet ensuite de raconter l’histoire naturelle du territoire.
