le Vendredi 5 juin 2026
le Mercredi 5 novembre 2025 7:00 Nos communautés - Halifax

Cuisiner, une façon de montrer l’amour aux autres

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Camille. (Image prise lors de l’atelier.) — PHOTO: Margaux Paz Paredes
Camille. (Image prise lors de l’atelier.)
PHOTO: Margaux Paz Paredes

Pour la première fois cette année, le Francofest, festival des cultures francophones d’Halifax qui a lieu chaque automne depuis 2011, a organisé un atelier de cuisine marocaine avec le chef Hicham.

Cuisiner, une façon de montrer l’amour aux autres
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Type de contenu: Actualité

Une soirée qui s’est révélée un beau moment de partage, de créativité et de générosité, à l’image des recettes riches et savoureuses du cuisinier.

«C’est ça qui est beau avec ce festival, exprime Marion Cousin, membre de l’équipe du Francofest. C’est qu’on a des gros évènements, comme des concerts qui vont attirer du 300 personnes, mais on a aussi des petites activités qui sont très intimes, comme ce cours de cuisine.»

Selon la jeune femme, qui est la coordinatrice de la programmation du Conseil communautaire du Grand-Havre, ces rendez-vous en petit comité permettent de favoriser le contact humain, mais également d’amener les participants à expérimenter quelque chose de concret.

Lucie et Camille. (Image prise lors de l’atelier.)

PHOTO: Margaux Paz Paredes

«On met la main à la pâte», affirme-t-elle, en expliquant que, depuis plusieurs années, le Francofest s’engage à inclure aussi dans leur programmation des activités en lien avec la gastronomie.

«Parce que, quelle que soit la francophonie de tous les gens d’ici, je pense que la nourriture est un lien qu’on a tous,» soutient-elle.

Si, par le passé, ils avaient plutôt proposé des dégustations, cette année, ils ont décidé d’innover en organisant ce cours de cuisine.

On a choisi de faire de la cuisine marocaine, parce que Hicham est originaire du Maroc, et parce que le Francofest, c’est aussi important, comme c’est le festival des cultures francophones, que plusieurs cultures soient représentées.

— Marion Cousin

Plats marocains. (Image prise lors de l’atelier.) 

PHOTO: Margaux Paz Paredes

(Image prise lors de l’atelier.) 

PHOTO: Margaux Paz Paredes

Cuisson poivrons et oignons. (Image prise lors de l’atelier.) 

PHOTO: Margaux Paz Paredes

Profondément passionné par son métier, Hicham est un chef international qui a longtemps été par monts et par vaux avant de finalement choisir de poser ses valises au Canada, il y a 12 ans de cela.

«J’ai toujours rêvé de voyager et d’apprendre d’autres langues et cultures», confie-t-il, en mettant en avant son gout pour la diversité culinaire. Inspiré par toutes les saveurs du monde, il se dit capable d’exécuter beaucoup de spécialités, aussi bien marocaines que françaises, ou encore italiennes.

Des participants. (Photo prise lors de l’atelier.)

PHOTO: Margaux Paz Paredes

«J’aime toutes les cuisines», assure-t-il avec enthousiasme, avant d’évoquer quelques souvenirs d’enfance. «La première recette, c’était avec ma mère. Je l’ai aidée et, petit à petit, je suis devenu le cuisinier de la famille.»

Molly. (Image prise lors de l’atelier.)

Cependant, c’est davantage en découvrant le métier de cuisiner et en apprenant auprès de chefs renommés qu’il a finalement compris quel était le chemin qu’il désirait prendre dans sa vie.

«J’ai vu le côté créatif, je l’ai trop aimé, et c’est ma passion. C’est plus qu’un travail pour moi», affirme-t-il. Et puis, plus loin: «Cuisiner, c’est une façon de montrer l’amour aux autres.»

Sa participation au Francofest est donc pour lui une belle occasion de partager ce qu’il sait faire, tout en tissant du lien avec autrui. Quelque chose qui lui est cher et essentiel, surtout dans un contexte à majorité anglophone.

«[Au] Maroc, on est francophone, on parle français. C’est facile culturellement, et on connait déjà la France», explique-t-il, évoquant également la difficulté de l’éloignement avec son pays et sa volonté de le faire découvrir, à travers la nourriture, aux Néoécossais.

Des participants. (Image prise lors de l’atelier.)

PHOTO: Margaux Paz Paredes

Image prise lors de l’atelier.

PHOTO: Margaux Paz Paredes

«Je crois que les gens ne savent pas à quoi ça ressemble, la cuisine marocaine. Ils ne savent pas les gouts, ils ne savent pas la culture et la tradition. Alors, c’est une chance, une opportunité pour moi d’[en] être ambassadeur.»

Pour cette soirée spéciale, il a proposé aux participants de réaliser différents plats: un tajine de poulet aux tfaya, une shakshuka aux œufs, une salade marocaine, un zaalouk et, enfin, une pastilla aux fruits de mer.

 

Shakshuka aux oeufs. (Image prise lors de l’atelier.) 

PHOTO: Margaux Paz Paredes

Des mets très savoureux et épicés, à l’image de la cuisine marocaine, qu’il définit comme unique et riche des diverses influences européennes, africaines, arabes et berbères. 

«C’est une cuisine de cœur. On ne mesure pas. Il n’y a pas de portion. C’est avec le cœur qu’on cuisine.»

Image prise lors de l’atelier.

PHOTO: Margaux Paz Paredes

Mais que l’on déguste aussi. «C’est en famille qu’on mange toujours. Je me rappelle, quand j’étais avec ma famille, il [fallait] qu’on mange ensemble. Alors [c’était] partagé avec la famille ou les amis, où que ce soit», se souvient-il, avant d’ajouter en souriant: «Un Marocain, quand il t’aime, il te dit: “on va manger!” Il va t’inviter.»

Ainsi, si, pour lui, la nourriture contribue beaucoup à forger une identité culturelle, la cuisine marocaine en particulier est profondément ancrée dans la tradition, et il souhaite continuer à la faire découvrir à travers de nouveaux ateliers, comme il a pu prendre plaisir à animer celui-ci.

«J’ai trouvé l’évènement très convivial et enrichissant, a-t-il exprimé, quelques jours plus tard. J’ai particulièrement apprécié la curiosité et la participation de tous les participants, cela crée toujours une belle énergie dans la salle.»

Marion Cousin s’est dit du même avis. «Les gens étaient contents, on a bien mangé. Ça a été très naturel et ça s’est passé très simplement. Je pense que ça a été une belle activité.».

Aux vues des sourires qui se reflétaient sur les visages de tous ces estomacs bien remplis, il serait, en effet, difficile d’en douter.

Un participant. (Image prise lors de l’atelier.)

PHOTO: Margaux Paz Paredes

Image prise lors de l’atelier.

PHOTO: Margaux Paz Paredes

Type: Actualités

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