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Deux captures uniques pour l’éducation sur le homard

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Bingo le homard, dont la couleur de coquille est assez rare.  — PHOTO: Jean-Philippe Giroux
Bingo le homard, dont la couleur de coquille est assez rare.
PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Au cours des dernières semaines, deux homards aux couleurs atypiques sont exposés dans l’un des bassins tactiles de Back to the Sea. Une occasion pour le centre de présenter la science derrière ces crustacés.

Deux captures uniques pour l’éducation sur le homard
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Type de contenu: Actualité

Le colocataire à Bingo, nommé Moonmist, est l’autre bord du mur de roches de l’aquarium. 

 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Il y a quelques semaines, Back to the Sea a eu un appel du Fisherman’s Market à Bedford pour leur informer de l’obtention de deux de leurs homards américains, qui ne sont pas comme les autres. 

Le premier nommé Bingo, grâce un vote public effectué dernièrement, possède une carapace hors du commun. Pour chaque 50 millions de homards dans l’océan, l’un d’entre eux développera un extérieur mi-orange, mi-noir.  

Le second, portant le nom de Moonmist, ayant une coquille ressemblant à de la barbe à papa, est encore plus rare: un homard sur 100 millions présente cet ensemble de couleurs. 

Tout se résume à la génétique, en forme de mutation, et à l’alimentation. Les homards consomment de la nourriture composée de pigments rouges, et combinés aux protéines produites par l’animal, soit de couleurs de bleus, jaunes et rouges, le résultat est la création d’une coquille dont la pigmentation est typiquement plus foncée, de vert et de brun. 

Magali Grégoire, biologiste, éducatrice et muséologue au centre Back to the Sea de Dartmouth. 

PHOTO: Archives

Si les niveaux sont déséquilibrés, le homard change de couleur. En plus des couleurs submentionnées, il peut devenir bleu foncé, albinos ou même calico, couvert de taches jaunes ou oranges. 

Malgré la rareté de leur coquille, ces homards auraient été vendus au prix courant, aux dires de Magali Grégoire de Back to the Sea. 

Ce n’est pas la première fois que le centre a été contacté pour faire don de homards plus rares. «J’ai jamais accepté avant parce que nous, pour que ça aille bien avec notre philosophie, c’est sûr qu’on veut pouvoir les démontrer dans leur habitat, sans avoir les élastiques alentour de leurs pinces et tout.»

Ces crustacés adorent se construire des tanières dans le fond marin et sont très territoriaux. Pour les protéger l’un de l’autre, le centre a érigé un mur de roches au milieu de l’aquarium. «Y marchent par-dessus le mur, mais y restent toujours un côté. Faque on dirait qu’en y’a un qui traverse, l’autre va de l’autre côté. Y ont chacun leur espace, faque y se chicanent pas.» 

C’est le fun pour les visiteurs, pis pour nous.

— Magali Grégoire

Une occasion pour les employés d’en apprendre davantage sur le homard et son cycle de vie. «On n’en connaissait pas beaucoup avant, avoue Mme Grégoire, faque on a pu faire plus de recherches. C’est le fun pour les visiteurs, pis pour nous.» Selon le centre, Bingo aurait sept à neuf ans et Moonmist, 11 à 13 ans. 

Back to the Sea prévoit de relâcher les homards dans l’océan autour du Jour de la fondation, le 4 aout. 

L’on sait où amener Bingo, car le lieu où il a été attrapé est connu, mais pour Moonmist, ce sera un peu plus compliqué, puisque son milieu d’origine est au large de la côte de Canso, près du Cap-Breton. 

Back to the Sea, tout près de Alderney Landing, à Dartmouth. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Été occupé

La saison touristique 2025 se déroule bien jusqu’à maintenant depuis le lancement d’été du 1er juillet, informe Magali Grégoire, avec notamment une hausse des inscriptions au camp d’été. 

Cette année, Back to the Sea a embauché sept employés d’été, soit deux personnes complétant des études postsecondaires en Nouvelle-Écosse et une du secondaire, afin de leur offrir de l’expérience dans leur domaine d’études. «Une des choses que je suis vraiment fière par rapport à notre société, c’est qu’on est capable d’offrir de l’emploi aux jeunes qui font des études océaniques ou en biologie marine.» 

«On a tellement de programmes à Halifax pour la biologie marine, mais, en fait, je trouve qu’y’a pas beaucoup d’emplois, fait-elle remarquer, surtout juste après l’obtention du diplôme, quand que les gens, y ont pas beaucoup d’expérience [pour] commencer une carrière […] je suis fière qu’on est capable d’offrir ces positions-là.» 

Pour les jeunes qui ne sont pas sélectionnés, elle les encourage à faire du bénévolat au centre dans leur temps libre afin d’acquérir de l’expérience. 

À lire aussi: Back to the Sea: «Ça montre que les gens sont préoccupés»

Type: Actualités

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Jean-Philippe Giroux - Rédacteur en chef - Généraliste

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