Les participants se régalent avec les gourmandises du jour.
Organisé, comme chaque année, par le Conseil Communautaire du Grand-Havre (CCGH), l’évènement s’est révélé être un très beau succès pour tous les participants.
«Ça s’est super bien passé. On a tous très bien mangé, les gens étaient très contents. On a eu de la musique avec Weldon et son band, Acadian Driftwood, des châteaux gonflables, des jeux pour les enfants», a partagé Marion Cousin, coordinatrice de la programmation.
La Cabane à sucre est, en effet, l’un des plus gros évènements annuels organisés par le CCGH, et qui nécessite beaucoup d’investissement d’un grand nombre de mondes. «Ça demande de nourrir 170 personnes, de trouver quelqu’un capable de faire ça, de trouver un espace», explique Mme Cousin.
«On implique plein de gens. On a des super partenaires. On travaille avec la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANE), avec Canadian Parents for French Nouvelle-Écosse, avec la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse (FéCANE), pour la partie artistes. […] Tout un monde pour nous aider à ce que ça devienne un évènement familial, accessible et fun.»
Weldon et Josée Boudreau, avec Acadian Driftwood, sur scène.
Inspirée par ses expériences antérieures, la Cabane à sucre est repensée et améliorée, année après année, par l’organisme qui s’évertue à la rendre toujours plus réjouissante. «C’est la deuxième fois qu’on fait ça au centre de l’Église grecque orthodoxe St George. Dans le passé, [c’était] à Hatfield Farm, qui était un peu plus loin. C’était un tout autre format», se souvient Mme Cousin.
«Ici, on a plus de contrôle et c’est beaucoup plus accessible comme lieu. On est proche de la péninsule, il y a des autobus qui s’arrêtent là, donc ça permet aux gens qui ne sont pas véhiculés de venir.»
Conçue pour célébrer l’arrivée des sucres d’érable, à la période où les températures commencent à se réchauffer, la Cabane à sucre est une véritable tradition dans la région, que le CCGH proposait déjà dans les années 1990.
«C’est à l’origine du Québec. [Mais] nous, on fait ça ici. Donc, c’est vraiment une Cabane à sucre de la Nouvelle-Écosse, où on a de la chance d’avoir aussi quelques érabliers et l’intérêt de pouvoir travailler avec des chefs qu’on connait.»
Cette année, c’est d’ailleurs le chef Hicham, de Li Forno Cuisine, qui a eu l’honneur d’être chargé de cette entreprise. Cruciale pour un évènement où la nourriture occupe la première place.
«Trouver un chef, c’est généralement un travail de longue haleine. Les chefs francophones qui ont une idée de ce qu’est une cabane à sucre, il n’y en a pas beaucoup, et c’est la partie la plus importante de la Cabane. On mange et on met du sirop d’érable partout», souligne Mme Cousin.
Mario Noury et sa fille en train de savourer une sucette au sirop d’érable.
D’autant que la grande attraction de cet évènement est aussi la tire sur la neige, une recette traditionnelle, spécialement préparée pour l’occasion.
«C’est du sirop qu’on fait chauffer. [Comme] on n’a pas de neige, on utilise de la glace, et ça fait comme des petits bonbons d’érable. C’est notre version de la Nouvelle-Écosse», détaille Mme Cousin.
Cette année, la tire avait été confiée à Gérard Olaïzola, accompagné de Lucien Comeau et Jean-Guy Deveau. «Il faut faire bouillir le sirop entre cinq et six heures, explique M. Olaïzola, pour qu’il puisse arriver à se cristalliser sur la glace. C’est une procédure qui prend pas mal de temps, mais on ne peut pas aller plus vite. Il faut aller selon le sirop, parce que, sinon, ça peut bruler et on perdrait tout.»
Lui aussi, investi depuis longtemps dans l’évènement, n’a pas hésité à communiquer sa joie d’y avoir participé. «Ça fait 32 ans [que] je fais ça en bénévole, raconte-t-il. Pour moi, c’est un plaisir de voir le sourire sur le visage des enfants, leur épanouissement. J’espère être de retour l’année prochaine.»
Finalement, ce sont les musiciens Weldon et Josée Boudreau qui, après avoir joué pendant plus d’une heure des chansons du Cap-Breton et des cousins cajuns de la Louisiane, ont partagé leur enthousiasme sur le succès de la journée.
«J’ai vraiment aimé l’expérience parce que c’était familial, a témoigné M. Boudreau. Je suis ici avec ma fille Josée, et j’ai vu des familles en grand nombre venir célébrer un après-midi ensemble. J’ai beaucoup aimé ça, la diversité que le CCGH, que Halifax, Dartmouth représentent, et que nous sommes capables de représenter.»
«C’est une fierté de [montrer] qui on est, qu’est-ce qu’on fait, comme famille. Ça me fait du bien de présenter de la musique, notre culture, nos racines, avec ma fille Josée à côté de moi.»
«Je me suis amusée. C’est toujours le fun de se rassembler, de faire de la musique ensemble, juste d’être ensemble comme une communauté», a renchéri sa fille, Josée.
Une tradition sucrée, donc, mais surtout familiale et communautaire, où le partage, la joie et la convivialité demeurent au cœur et au fondement de son histoire.
