De la Louisiane à la Nouvelle-Écosse
« Grâce à une bourse du CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane), je suis venue en Nouvelle-Écosse pour la première fois en 2008 en tant qu’étudiante dans le programme d’immersion à l’Université Sainte-Anne, explique Margo Sullivan. C’était une expérience magique, dont je garde toujours de très bons souvenirs. C’était la première fois que je me retrouvais dans un contexte 100 % francophone. »
Margo est tombée amoureuse de la Nouvelle-Écosse lors de son passage et elle savait qu’elle reviendrait un jour. « J’ai toujours eu le rêve de “boucler la boucle” et devenir enseignante au programme d’immersion à Sainte-Anne, et j’ai pu accomplir ceci en 2022, quand j’ai retrouvé la Nouvelle-Écosse et mes amis néo-écossais, 14 ans après ma découverte initiale, raconte-t-elle. J’ai eu envie d’y rester et j’ai commencé mon parcours professionnel avec le CSAP en tant qu’agente de développement scolaire et communautaire à Mosaïque. »
L’agente est présentement au Canada avec un visa de travail fermé.
Margo Sullivan, agente de développement scolaire et communautaire à l’École secondaire Mosaïque.
Son parcours
Margo Sullivan a étudié les relations internationales et le français à l’Université de la Nouvelle-Orléans. Elle a aussi fait une année d’échange à l’Institut Catholique de Paris. « Ensuite, j’ai travaillé pour le centre mondial des guides et éclaireuses en Inde et après comme directrice de production pour une compagnie de théâtre internationale basée sur un grand voilier », relate l’agente.
« Après, je suis partie vivre en France pendant un an, et un an s’est transformé en 7 ans… Pendant ces 7 ans, j’ai travaillé pour l’Académie de Montpellier sur des projets pluridisciplinaires et j’ai poursuivi mes études, dit-elle. J’ai obtenu une maîtrise professionnelle en tourisme et une maîtrise recherche en éducation. »
Racines
L’agente avoue qu’elle n’est pas de descendance acadienne. « Je ne m’identifie pas comme cajun parce qu’officiellement, je ne le suis pas, mais culturellement je le suis », précise Margo Sullivan.
« Les plats que ma grand-mère faisait, les plats qu’on cuisine sont des plats de chez nous autres, mais si on regarde ma généalogie, je suis créole, poursuit-elle. Par contre, si on utilise “cajun” comme un mot parapluie pour parler de tous les francophones du sud de la Louisiane, je le suis. Il y avait beaucoup de francophones qui étaient installés en Louisiane avant que les Acadiens arrivent, et même après, il y a des francophones qui sont venus de la France et d’autres pays. »
Buts en tant qu’agente
Le rôle des agents est de faire le lien entre la communauté et l’école ainsi que d’encourager et faciliter l’engagement des étudiants et de leurs familles, explique Margo Sullivan. « Nous avons des tâches variées comme la planification d’évènements, l’encadrement du CJE, la gestion des communications de l’école, etc. »
« Je pense que ce que j’aime le plus, c’est que ça change beaucoup. Il y a toujours quelque chose à faire. Je ne m’ennuie jamais, mentionne-t-elle. Même si c’est épuisant, j’aime beaucoup accompagner les jeunes lors des évènements jeunesse. Je vois beaucoup de positif dans ces rassemblements. »
Projets et réalisations
Margo Sullivan m’a finalement partagé quelques-uns des projets sur lesquels elle a travaillé. « Au niveau régional, je suis fière d’avoir contribué à planifier la programmation d’Autour du Feu 2023, dit-elle. L’événement était un grand succès et j’adore pouvoir faciliter les connexions entre les étudiants des différentes écoles du CSAP. »
« À Mosaïque, j’ai hâte d’encadrer le comité de jeux vidéo et de continuer à valoriser notre esprit d’école », déclare l’agente.
Cette année, Mosaïque sera l’hôte pour La Coupe Moustache, un événement de hockey qui a lieu depuis plusieurs années entre les équipes de l’École secondaire du Sommet et l’École secondaire de Mosaïque. « Les fonds ramassés vont vers la cause de Movembre, explique Mme Sullivan. J’ai très hâte. Je pense que Mosaïque va gagner cette fois ! »
La Fondation Movember a pour but d’aider les hommes avec leur santé. Le mouvement a commencé à Adélaïde, en Australie, en 1999. Il vise la prévention du suicide, la santé mentale, le cancer des testicules et le cancer de la prostate.
Il existe plusieurs façons de s’impliquer dans la cause, dont « organiser un Mo-ment » comme un jeu de hockey, une activité de sensibilisation et plus encore.