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le Lundi 1 juin 2026 9:00 Nos communautés - Clare

Les coques qui ont porté Clare

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  PHOTO: Municipalité de Clare
PHOTO: Municipalité de Clare

L’ANSE-DES-BELLIVEAU - Lorsque les familles acadiennes sont revenues sur les rives de la Baie Sainte-Marie après la Déportation, elles n’avaient presque rien à manger.

Les coques qui ont porté Clare
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Type de contenu: Actualité

Shannon Nickerson – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL

Ce sont les Mi’kmaq qui leur ont montré comment gratter des coques dans les vasières, a raconté Katlyn Hill, coordonnatrice des expériences pour la Municipalité de Clare. Cette nourriture les a aidés à survivre aux hivers, et la pratique s’est transmise d’une génération à l’autre.

Maintenant, la Municipalité tient son premier Festival de Coques, du 8 au 14 juin.

«Comme Acadienne, je veux tellement partager ma vie et ma culture, a déclaré Hill. C’est quelque chose de très spécial pour moi. C’est proche de mon cœur et puis, tu sais, du cœur de ma famille aussi», a-t-elle confié.

Pêche aux coques à la Baie-Sainte-Marie. 

PHOTO: Municipalité de Clare

Marc Blinn, qui a cofondé Innovative Fishery Products en 1988, fait partie des participants. Il ouvrira son usine pour des visites et fournira des coques pour un souper aux coques le vendredi.

L’entreprise s’est tournée vers les coques après que le moratoire sur la morue du Nord a entrainé la fermeture d’une grande partie de la pêche en 1992, une fermeture toujours en vigueur aujourd’hui.

Les coques l’ont maintenue en affaires, une situation qui, selon lui, témoigne de la nécessité d’être prêt à évoluer et à «innover».

Blinn affirme que tout ce qu’il souhaite, c’est de montrer l’attrait de Clare aux visiteurs comme aux résidents, et de contribuer à retenir les gens ici.

Les locaux d’Innovative Fisheries.

PHOTO: Innovative Fisheries

«Moi, quand j’étais jeune, il y avait du monde dans Clare», s’est souvenu Blinn. Il craint que, sans suffisamment d’occasions pour les retenir, les gens partent vers des régions offrant plus de possibilités.

«Pour retenir les jeunes […], il faut des choses à faire, a-t-il affirmé. Le hockey, le soccer, tout.»

Peu de visiteurs viennent à Clare en juin, a souligné Blinn, avant les évènements estivaux et le festival acadien plus tard dans la saison. Il espère qu’un festival de coques pourra attirer un public différent.

«C’est une bonne place. Il faut la garder pour que le monde reste», a fait valoir Blinn.

Quelqu’un pourrait visiter, a-t-il ajouté, et décider que Clare est l’endroit où il veut ouvrir un restaurant ou un hôtel.

«Si on reste sans rien faire, on va mourir, a lancé Blinn. Si on va de l’avant, on grandit.»

La conception du festival est également restée ancrée dans la communauté. Amy Paradis, membre du Conseil des arts de la Baie, a été embauchée comme conceptrice et artiste pour l’identité visuelle de l’évènement.

«Je voulais que ce soit le fun, a-t-elle expliqué. Déjà, le nom du festival, le Festival de Coques, c’est un peu cheeky. Ça fait tourner les têtes. Et on vient d’une petite communauté. Alors, pourquoi pas créer quelque chose qui est peut-être communautaire, le fun, pas trop sérieux?»

Le lettrage adopte un style de plage et de surf, a expliqué Paradis, avec «peut-être même un petit clin d’œil à SpongeBob».

Pendant le festival, le conseil organisera une journée de peinture en plein air à l’Anse-des-Belliveau, en lançant un appel aux artistes locaux pour venir peindre le littoral.

Le logo du Festival de Coques, créé par la designer et artiste locale Amy Paradis.

PHOTO: Amy Paradis

Pour Paradis, qui est travailleuse autonome, l’embauche locale est importante.

Je suis très contente que nos organismes et nos entreprises communautaires pensent à parler avec des gens d’ici qui ont des connaissances locales au lieu d’aller en ville. Nous n’avons pas besoin d’aide d’une grande ville pour réaliser de belles choses.

— Amy Paradis

«Je suis très contente que nos organismes et nos entreprises communautaires pensent à parler avec des gens d’ici qui ont des connaissances locales au lieu d’aller en ville, a soutenu Paradis. Nous n’avons pas besoin d’aide d’une grande ville pour réaliser de belles choses.»

La semaine comprendra des visites guidées de grattage de coques, un souper communautaire, de la peinture et une compétition de grattage de coques ouverte à tous.

Hill a indiqué que le festival est né d’un projet touristique de deux ans que la Municipalité mène avec l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, ciblant les mois les plus calmes de l’année.

Hill espère que le festival deviendra un évènement annuel, qui apportera autant aux habitants de Clare qu’à ses visiteurs.

«On va essayer d’amener du monde à Clare, a affirmé Hill, et aussi montrer au monde de Clare ce qu’on est capables de faire.»

Type: Actualités

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