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Les participants sont invités à créer et à partager leurs œuvres chaque jour ou chaque semaine tout au long du mois de février. Grâce à un groupe Facebook dédié, qui sert de galerie virtuelle, des créateurs d’ici et d’ailleurs publient leurs réalisations et suivent l’évolution de leurs projets.
Le programme a vu le jour en 2020, au moment où les premiers confinements liés à la COVID-19 entraient en vigueur. Incapable d’organiser ses ateliers et rencontres en personne, le CAB a alors cherché une façon de garder la communauté motivée et créative malgré l’isolement.
Tous les médiums sont les bienvenus, qu’il s’agisse de peinture traditionnelle, de poésie, d’art numérique ou encore de composition musicale.
La présidente du CAB, Véronique Hogan, décrit l’initiative comme une invitation à profiter du calme de la saison. «Tu fais manière de comme ton petit cocoon», explique-t-elle, soulignant que le programme offre un incitatif idéal pour produire une série d’œuvres et «émerger à la fin du mois avec une belle collection».
Une «autre cabane à Margo», une toile peinte par Alvina LeBlanc et publiée le 12 février.
L’édition 2026 de Févri-Art met en lumière un mélange fascinant d’artisanats traditionnels et de technologies modernes. Cette année, les outils utilisés témoignent d’une évolution marquée, alors que les participants expérimentent autant avec le bois local qu’avec les pixels numériques.
Certains artistes choisissent également d’explorer des thèmes locaux. Hogan, par exemple, documente le cycle de vie des fleurs sauvages de la Nouvelle-Écosse dans une série intitulée «From Bud to Seed».
Au cœur de Févri-Art se trouve une boucle de rétroaction bienveillante au sein du groupe Facebook. Cet espace numérique constitue une source constante d’encouragement et aide les artistes à surmonter le «blues de l’hiver», que Hogan reconnait parfois difficile à traverser.
«Je trouve que le monde est vraiment supportive. Tous les posts, essentiellement, ont un commentaire […] Puis c’est toutes des affaires de s’encourager», souligne-t-elle.
Au fil des ans, la communauté s’est élargie pour atteindre près de 500 membres, incluant des artistes ainsi que des «spectateurs actifs» qui se joignent au groupe afin de profiter de l’afflux quotidien de créations locales et internationales.
Les personnes intéressées à découvrir les œuvres partagées ou à suivre l’évolution des participants peuvent se joindre au groupe Facebook public administré par le CAB.
