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L’entente vise un dialogue ouvert et indique leurs intentions communes de collaborer, de bonne foi, de voir transférer éventuellement la propriété de l’ancienne église Sainte-Marie à la communauté acadienne de Clare.
Une première rencontre en personne entre l’évêque et l’ASMHD a eu lieu en juin dernier. L’entente donne le droit de procéder avec d’autres discussions.
Le processus défini dans le protocole d’entente a pour objectif de conduire à un transfert progressif de la plus haute église historique en bois du monde. Le protocole d’entente engage les deux parties à entamer un processus de négociation respectueux, transparent et viable, qui honore l’importance patrimoniale, de même que la valeur culturelle et spirituelle de l’édifice.
Le protocole d’entente représente donc une première étape dans un processus de négociation. Il ne signifie pas que la propriété a été ou sera transférée. Il ouvre plutôt officiellement le dialogue entre les parties.
Le plancher devant l’orgue a commencé à se détériorer.
Il reconnait aussi le lien historique entre le peuple acadien et l’Église catholique romaine, l’importance de préserver la valeur culturelle et économique de l’église pour la région et la nécessité d’une coopération fondée sur l’honnêteté et le respect mutuel.
Les premiers travaux urgents comprennent la réparation du toit sur le transept nord par-dessus l’orgue, où il y a une fuite de pluie depuis déjà des années. Les travaux vont commencer à la fin janvier par une entreprise locale.
L’Association possède assez de fonds pour effectuer les travaux, qui s’élèvent à 40 000 $. Il s’agira d’empêcher toute détérioration supplémentaire pendant que les discussions sur son futur propriétaire se poursuivent.
Bien que la structure reste solide, elle nécessite d’importantes réparations. L’ASMHD a été créée il y a environ un an afin d’étudier des solutions pour préserver l’importance culturelle, patrimoniale et économique de l’ancienne église pour la région, y compris la possibilité d’une réutilisation adaptative.
L’ancienne église Sainte-Marie est un site architectural d’importance nationale et internationale, selon l’ASMHD, ainsi qu’un monument emblématique du patrimoine acadien. Construite au début du XXe siècle, elle est le fruit du travail bénévole de plus de 1 500 résidents qui ont donné de leur temps et des matériaux de construction. L’édifice est un exemple de patrimoine collectif qui reflète la fierté de la communauté.
L’église a été désacralisée en 2023, puis mise en vente, sans qu’aucun acheteur ne se présente. En 2024, elle a été classée comme le bâtiment patrimonial le plus menacé au Canada par le National Trust, à la suite de l’annonce de projets de démolition.
En mai 2025, l’ICOMOS a lancé la première alerte internationale sur le patrimoine au Canada depuis plus de 20 ans en réponse aux risques auxquels le site est confronté. Plus tôt cette année, la province de Nouvelle-Écosse a maintenu le statut patrimonial du bâtiment, empêchant ainsi sa démolition.
«Après de nombreuses années d’efforts pour sauver l’édifice, nous sommes heureux qu’un groupe local se soit manifesté afin d’explorer les moyens de préserver le bâtiment et de lui permettre de demeurer un lieu de rassemblement viable pour la communauté», a déclaré Mgr Brian Joseph Dunn, archevêque de l’archidiocèse de Halifax-Yarmouth.
«Nous sommes unis par notre désir commun de trouver une solution durable pour ce bâtiment remarquable afin qu’il puisse continuer à servir la communauté qui l’a construit et à raconter l’incroyable histoire des Acadiens de Nouvelle-Écosse», a déclaré Gabrielle Bardall, coprésidente de l’ASMHD.
«L’Association et l’archidiocèse ont entretenu des relations informelles positives et constructives au cours de l’année écoulée, ce qui nous a permis de réaliser un scan numérique du bâtiment et d’y accéder pour procéder à une évaluation technique», a ajouté la coprésidente Stéphanie St-Pierre.
