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La soirée qui s’annonçait menaçante a très bien réussi. Une panne d’électricité de quelques minutes risquait d’annuler la présentation du spectacle presque au moment de démarrer, mais tout est tombé en place.
Il y avait aussi de gros vents qui ont fait tomber deux arbres à travers la route menant au Richelieu, fermant complètement la route du côté du bois et fermant la moitié de la route en arrivant de la côte. Les gens étaient quand même au rendez-vous et le ton de la soirée a été fixé.
De gauche à droite: Jacques Blinn, Colette Deveau, Simon Robichaud et Jean-Luc Comeau.
Le spectacle de Colette d’environ deux heures a su divertir les gens. Ses musiciens d’appui, Jacques Blinn, Simon Robichaud et Jean-Luc Comeau, l’ont accompagné avec leur performance professionnelle, donnant une ambiance vibrante à la soirée. Elle était accompagnée aussi de la chanteuse Vickie Deveau, du trio de Christine, Alvina et Colleen, ainsi que du chanteur anciennement de Grand Dérangement, Briand Melanson, qui est aussi réalisateur professionnel ayant réalisé ses deux disques.
En passant par les artistes qui l’ont influencée, Colette a présenté ses chansons et des poèmes dans une ambiance captivante. Elle a noté surtout les œuvres de Jacques Surette, de Dennis Comeau, de Lucille Star, de Monette Robichaud, d’Anne-Marie Comeau, de Vickie Deveau, de Luc de la Rochellière et autres.
Elle a raconté plusieurs expériences et les différents emplois qu’elle a comblés. Elle a aussi noté les mauvais moments de sa vie qui l’ont inspirée dans sa vocation de musicienne. Elle a reçu beaucoup d’appui de sa famille, ce qui l’a encouragée.
La chanson de son minidisque compact, à la Shania Twain, est pleine d’énergie de style country rock qu’elle présente dans sa langue acadienne locale. Il s’agit d’un nouveau style après son disque lancé l’an dernier, Ça f’ra ça que ça f’ra.
Ça me permet de m’exprimer ouvertement, naturellement, mais itou, d’aider à préserver notre héritage culturel et linguistique à travers la musique.
«Pour moi, chanter dans ma langue maternelle acadienne, c’est vraiment important, selon elle. Ça me permet de m’exprimer ouvertement, naturellement, mais itou, d’aider à préserver notre héritage culturel et linguistique à travers la musique. Ma chanson “Mes bottes à talon haut” représente une période amusante de ma vie et présente comment la musique me permet d’oublier mes concernes, mes préoccupations.»
Ayant produit son tout premier album l’année dernière, elle compose, écrit et chante quand même depuis plus de 40 ans, ayant très peu présenté ses œuvres publiquement. Grâce à des projets culturels avec des femmes artistes et musiciennes à la Baie, Colette a pu s’épanouir et se présenter sur les estrades communautaires au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.
Avec sa voix, dans ses chansons et ses poèmes, elle transmet sa fierté d’être une Acadienne vivant dans une région côtière rurale en milieu minoritaire.
