le Vendredi 5 juin 2026
le Lundi 30 juin 2025 7:00 Nos communautés - Clare

À la croisée des langues: l’identité de Clare en jeu? (partie 1)

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Une installation du CMA 2024.  — PHOTO: Nicolas Jean
Une installation du CMA 2024.
PHOTO: Nicolas Jean

Au fil des années, Clare a connu l’arrivée de nouveaux arrivants francophones, venus tant pour les études universitaires que pour le travail. À cette migration s’ajoute, depuis la pandémie, une hausse du nombre d'anglophones et d’allophones s’établissant dans la région, ce qui est en train de changer son le profil linguistique.

À la croisée des langues: l’identité de Clare en jeu? (partie 1)
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Type de contenu: Actualité

 Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Le programme de la Communauté francophone accueillante (CFA) de Clare, qui était précédemment sous la responsabilité de la Municipalité de Clare, est, depuis avril 2024, coordonné par le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Un protocole d’entente est maintenu entre le conseil de développement et la Municipalité, qui comprend Loisirs de Clare. 

Une affiche de la CFA de Clare, au Rendez-vous de la Baie. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

La CFA a pour mission de «veiller à ce que les nouveaux arrivants francophones ne se sentent pas seulement accueillis, mais véritablement intégrés», a déclaré Tanya Comeau, coordinatrice de la CFA de Clare, lors de l’annonce officielle du changement de mains, l’année dernière. 

En entretien avec Le Courrier, Mme Comeau a réitéré que la CFA est là afin de soutenir sa clientèle. Pour ce faire, elle a mis en place des stratégies de marketing afin de promouvoir ses services. 

Les responsables de la CFA sont aussi présents sur une base régulière à des évènements communautaires pour s’assurer que le «mot se passe», de bouche à oreille. 

Mme Comeau explique que, même si la CFA travaille activement au soutien des nouveaux arrivants francophones, il s’avère difficile de savoir qui arrive dans la région et de connaitre leur statut de résidence. Elle rappelle que les critères du programme sont spécifiques, ne ciblant pas tous les nouveaux arrivants. 

Et, à l’issue de la journée, l’intégration, c’est d’abord et avant tout l’accès à l’emploi, la compréhension de la culture du travail du sud-ouest, mettre à jour son CV, etc., comme le résume la coordinatrice de projet. 

C’est des enjeux qui touchent, peu importe la langue.

— Réanne Cooper

Ainsi que l’accès au logement, un défi pour un grand nombre de gens, mais qui influence certainement le parcours des nouveaux arrivants, souligne Réanne Cooper, conseillère municipale du District 3. «C’est des enjeux qui touchent, peu importe la langue.» 

Tanya Comeau, coordinatrice de la CFA de Clare. 

PHOTO: CDÉNÉ

Apprentissage culturel

Il y a aussi la découverte culturelle, du paysage linguistique bilingue à la culture acadienne distincte de la région, qui fait partie du processus d’intégration. «On espère qu’ils soient tous curieux d’apprendre notre culture», dit Tanya Comeau. 

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«Comme pour nous autres, tu sais. Offrir des activités multiculturelles pour qu’on apprenne leur culture, et vice-versa. Qu’eux aussi, ils adoptent notre culture, et qu’ils participent, par exemple, au Congrès mondial acadien, des activités comme notre festival acadien, des choses comme ça», développe-t-elle. 

Réanne Cooper abonde dans le même sens: «C’est sûr que l’arrivée des personnes, qui viennent d’un peu partout, qui viennent avec leur culture, leur langue, etc. Donc, je pense que ça vient certainement ajouter une certaine valeur.» 

Elle pense également qu’ils contribuent à façonner le profil linguistique dans la communauté de Clare, pour le meilleur. «Ça fait en sorte que la communauté de Clare garde un peu ce profil linguistique, qui est peut-être même unique, dans le sens que, tu sais, on a l’acadien, mais [aussi] la francophonie, que ça rentre un peu dedans.» 

«Mais des gens vont quand même s’identifier comme étant Acadien et non francophone, etc., poursuit-elle. Donc, il y a quand même cette unicité-là dans la communauté.» 

Elle est d’avis que, quand les nouveaux arrivants francophones viennent en Clare, «ils contribuent un peu à cette dynamique linguistique qu’on a dans la communauté». 

Méthode

Pourquoi avons-nous choisi de couvrir cette nouvelle? 

Un membre du lectorat du Courrier originaire de Clare nous a fait part du fait que de plus en plus de gens installés dans la région sont anglophones ou allophones, ne parlant pas français, ce qui influence la manière dont les organisateurs culturels préparent et animent des activités. Il y a aussi, selon cette personne, une inquiétude parmi certains membres de la communauté que les changements démographiques de la région pourraient mener à la perte de l’identité locale. Le Courrier a réalisé qu’il s’agit d’un sujet large, d’où la rédaction en trois parties. 

Comment avons-nous procédé?

Le Courrier a ciblé divers personnes et organismes afin d’inclure des voix divergentes, compte tenu du sujet et de la diversité des perspectives. L’on voulait absolument inclure la perspective d’une personne d’expression anglaise, car l’inquiétude concerne en grande partie le poids démographique des Acadiens et francophones, et le pourcentage d’anglophones et d’allophones influent sur le profil linguistique de la région. 

Le journal a aussi effectué une requête d’information auprès du ministère de l’Éducation et du Conseil scolaire acadien provincial pour inclure une dimension scolaire au reportage, puisque les inscriptions d’école, tel le développement économique d’une région, aident à comprendre l’état et l’évolution de la communauté. 

Enfin, Le Courrier a contacté la Municipalité de Clare, le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ), qui gère le dossier de la Communauté francophone accueillante (CFA) de Clare, ainsi que le Western Regional Enterprise Network (WREN) pour inclure la perspective acadienne et francophone et discuter de l’influence de l’immigration sur la région. Le journal n’a pas eu de retour du WREN avant la date de tombée de l’article. 

Parties prenantes contactées dans le cadre de cette nouvelle: 

  • La Municipalité de Clare
  • Le CDÉNÉ (CFA) 
  • Le CSAP
  • Le ministère de l’Éducation
  • Le WREN

Renvois et références:

Données de parution:

Lieu où le texte a été écrit: à distance 

Type: Actualités

Actualités: Basé sur des faits, soit observés et vérifiés directement par le ou la journaliste, soit rapportés et confirmés par des sources bien informées.

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