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Selon l’historien et photographe, Harold Robicheau de Meteghan (qui avait eu une entrevue avec Renette en 1976), Renette était célibataire en 1968 quand, à l’âge de 19 ans, elle a suivi un cours de coiffeuse. Elle vivait chez ses parents, Adolphe (à Ben) et Eveline, où elle a ensuite ouvert un salon de coiffure le 5 juillet 1969.
Elle était assez occupée qu’elle est sortie de chez ses parents et a loué la maison de sa tante Irène, où elle a habité pendant quatre ans et demi avec son salon de coiffure. Sa tante lui a suggéré d’acheter une propriété et de se bâtir une maison au lieu de louer et de dépenser son argent sur la location.
Toujours, selon Harold Robicheau, elle considérait donc l’idée de bâtir son propre édifice. Son père, Adolphe à Ben, était propriétaire d’un terrain de 17 acres près de sa maison. Renette, âgée de 27 ans, qui était toujours célibataire, avait un emploi stable et était sans dette.
Elle a alors visité toutes les banques entre Digby et Yarmouth en vue d’obtenir une hypothèque pour sa prochaine demeure. Mais à l’époque, une femme seule ne pouvait pas obtenir une hypothèque par elle-même. Elle devait avoir un époux qui pourrait signer pour avoir des emprunts, a expliqué Harold.
Elle a finalement communiqué avec Omer Blinn, alors gérant de la Caisse populaire Sainte-Marie, située à Comeauville. Après de nombreuses consultations, Renette LeBlanc, âgée de 27 ans le 15 juin 1976, a obtenu une hypothèque pour bâtir par elle-même un édifice «A-Frame» sur la colline à l’arrière de la maison de son père au Petit-Ruisseau.
Elle est alors devenue la première femme célibataire en Clare, et même en Nouvelle-Écosse, à obtenir une hypothèque toute seule. Sa demeure «A-Frame» a ensuite été bâtie et demeure sur place.
Après avoir été coiffeuse pendant 34 ans, Renette est ensuite devenue propriétaire, avec son époux, Normand Cormier, du Gîte du passant «Su Ben» au Petit-Ruisseau, qu’elle a géré pendant 20 ans dans l’ancienne demeure de ses parents, où elle habitait dans sa jeunesse et lors de son décès. Elle avait vendu l’édifice de son salon juste en arrière.
Elle laisse dans le deuil, outre son époux, Normand; 2 sœurs, Simone Saulnier (feu Alfred) et Elaine (feu Alphonse) Melanson. Les funérailles ont eu lieu le 24 août en l’église Sacré-Cœur à Saulnierville.
Rendez hommage à Renette LeBlanc-Cormier ici.
