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«J’aime beaucoup m’impliquer au sein de ma communauté», exprime le jeune homme, qui endosse les rôles de secrétaire-trésorier du Conseil Jeunesse Provincial de la Nouvelle-Écosse (CJP) et de membre de la Société acadienne de Clare (SAC) et de la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse (FéCANE).
Bien que ces implications aient été, à l’origine, encouragées par son entourage, il s’y sent aujourd’hui très épanoui. «Aider la communauté, ça me rend heureux», dit-il, car «c’est ma culture, c’est ma langue», ajoute-t-il.
Une communauté dont il se dit très attaché, notamment parce qu’elle représente, selon lui, la fierté de la culture francophone et de la langue française en Nouvelle-Écosse, encore trop méconnue. «Le monde ne réalise pas à quel point il y a des francophones hors Québec.»
Né en Ontario, dans une famille franco-ontarienne, qui s’est ensuite installée en Nouvelle-Écosse, dans la région de Clare.
La langue française n’a jamais cessé de faire partie de sa vie. «Avec mon entourage, j’ai toujours vécu majoritairement en français, puis l’anglais est juste venu comme un à côté. C’est une des choses qui m’a poussé à faire la promotion de la langue. J’ai vu à quel point l’anglais nous entourait. […] J’ai vu à quel point les anglophones étaient présents.»
Pour autant, malgré ses nombreux engagements communautaires, le jeune homme ne s’attendait pas une seconde à un tel hommage, et encore moins à être désigné comme un «leadeur inspirant», ainsi que cela a été prononcé lors de la cérémonie de remise des prix.
«Honnêtement, je le croyais pas. J’étais un peu en train de me le nier là, comme subconsciemment. Je pensais que c’était impossible que moi je l’aie parce que je ne pensais pas que j’en faisais autant. C’était un choc.»
Malgré cette surprise, il se dit quand même fier de ce qu’il considère comme un «remerciement inattendu», mais aussi très heureux. Surtout si la mise en avant de ce prix peut contribuer à promouvoir la fierté de la culture et l’engagement communautaire, notamment celui de la région de Clare qu’il a en grande estime.
Il aimerait également que cela puisse encourager davantage de jeunes à s’investir. «On est comme deux ou trois vraiment en tout, en Nouvelle-Écosse. À Clare, je suis pas mal le seul», constate-t-il.
Toutefois, il est conscient que son observation reste limitée aux jeunes qu’il connait et que ceux qui s’engagent sont certainement plus nombreux qu’il le pense, et peut-être aussi plus discrets sur le plan médiatique. «J’ai un ami ici, à Clare, qui est très impliqué dans les sports. Il coache des équipes juniors de softball. Donc, lui, il s’impliquerait plus dans ça, moi dans le communautaire. Ça dépend comment tu te vois.»
Mais, à son avis, il suffirait de peu pour que davantage de jeunes osent se lancer. En les y incitant, comme on l’a fait pour lui, et en leur montrant surtout combien cela peut aussi se révéler joyeux et amusant. «Je sais que je n’aurais jamais été impliqué si je n’avais pas été poussé à le faire. Je pense qu’il faudrait plus d’encouragement parce que peut-être que d’autres comme moi adoreraient ça. Il faut le faire pour le savoir.»
Naturellement, Samuel Gervais compte bien poursuivre dans son élan. «C’est juste le début. Je planifie de rester au CJP en tant que secrétaire-trésorier l’année prochaine. Sinon, j’aimerais rester à la FéCANE pour continuer à m’impliquer là aussi. Et, cet été, je vais travailler pour la Société acadienne de Clare», relate-t-il.
Ainsi, s’il n’ose se considérer comme un modèle, «je ne peux pas parler pour les jeunes du futur». Il espère toutefois que le fait d’avoir été récompensé pourra inciter encore plus de monde à s’engager, «en voyant ce que tu peux gagner de ça, en plus de t’amuser avec ça.»
