le Mercredi 24 juin 2026
le Lundi 1 juin 2026 11:00 Nos communautés - Argyle

À Tusket, la communauté acadienne prend la parole sur son avenir

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  PHOTO: Shannon Nickerson
PHOTO: Shannon Nickerson

TUSKET — Au Conseil acadien de Par-en-Bas, une vingtaine de personnes se sont réunies, le 26 mai, pour parler de langue, d’identité et d’avenir lors des Grandes Causeries de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse.

À Tusket, la communauté acadienne prend la parole sur son avenir
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Type de contenu: Actualité

La soirée constituait la huitième dès 14 consultations provinciales organisées par la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) dans le cadre des Grandes Causeries, une initiative visant à alimenter un plan de développement global de l’Acadie néoécossaise. L’animateur Ryan Doucette a guidé les échanges.

PHOTO: Shannon Nickerson

Darcy d’Eon a raconté qu’elle faisait de la suppléance dans une école anglophone lorsqu’elle s’est mise à parler français avec une femme de Clare pendant la récréation. 

Un jeune élève s’est approché d’elles: «Il a dit, “Je sais pourquoi vous parliez en français.” Et j’ai dit, “Ah oui? Pourquoi?” Et il a dit, “Parce que vous ne vouliez pas que je comprenne.”»

Darcy d’Eon lui a alors expliqué exactement de quoi elles parlaient. «Il m’a regardée et il a dit, “Ah, là, je comprends. Le français, c’est votre anglais.” Il a vu que c’était important pour nous autres, comme l’anglais, c’est important pour lui.»

Les participants ont voté pour discuter de quatre thèmes: l’usage et la vitalité de la langue française, la communauté et l’appartenance, la culture et l’identité, et l’accès au savoir et à l’éducation.

Pendant plus de deux heures, les témoignages se sont enchainés: certains lourds, d’autres pleins d’espoir, souvent les deux à la fois.

Danielle Surette, nouvelle directrice du CAPEB, a raconté avoir elle-même cessé de parler français au secondaire à cause des moqueries.

«Depuis que je commence dans mon poste, je m’aperçois que les élèves ont honte de parler en français», a-t-elle dit.

Elle souhaite maintenant créer davantage d’activités et d’espaces en français pour les jeunes de la région.

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L’animateur Ryan Doucette a guidé les discussions à travers des thèmes, comme la langue, l’appartenance et l’éducation.

Plusieurs participants ont raconté des expériences très personnelles. Parfois avec émotion, parfois avec humour.

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Plusieurs personnes ont parlé du réflexe de passer à l’anglais, même dans des espaces francophones.

«Quand on organise quelque chose en français, il y a toujours quelqu’un qui demande: qu’est-ce qu’on fait avec les anglophones?» a lancé Ina Amirault.

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D’autres ont parlé des institutions qui disparaissent peu à peu dans les communautés acadiennes: églises, caisses populaires et lieux de rassemblement. Ce sont les endroits où le monde parlait en français depuis toujours, a rappelé une participante de Wedgeport.

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Des participants ont insisté sur l’importance de transmettre la langue à la maison. «Les élèves les plus connectés au français, ce sont souvent ceux qui l’entendent au souper», a observé l’enseignant Noé Bourque.

Une idée revenait souvent pendant la soirée: plusieurs voient les défis qui s’accumulent, mais peu ont envie de laisser tomber le français.

«L’Acadie n’est pas morte. J’suis devant toi», a lancé Renee Meuse Bishara.

Type: Actualités

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