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Les maitres des cérémonies, André LeBlanc et Réanne Cooper du CDÉNÉ, ont d’abord accueilli les invités. Ils ont rappelé «l’importance de prendre un moment ensemble pour réfléchir sur la portée du CMA 2024 tant sur le plan économique que communautaire. Le ton de la rencontre a mis en évidence une conviction partagée: le CMA 2024 a été ben plus qu’un grand rassemblement culturel. Il a été aussi un moteur de développement, de rayonnement et de fierté collective», estime André LeBlanc.
Allister Surette, président du CMA 2024, avec André LeBlanc du CDÉNÉ.
Stéphanie Maillet de Stemma Analytics, qui a préparé le rapport pour le CDÉNÉ, a noté la réussite économique du Congrès. «Cela confirme que le Congrès n’a pas seulement été un moment fort sur le plan culturel, mais aussi un véritable levier économique pour nos communautés de Clare et d’Argyle», selon elle.
Dans sa présentation, elle a noté que plusieurs effets observés sur le terrain, soit la fierté, la visibilité, les nouvelles connexions et le sentiment d’appartenance collective, sont bien réels, même s’ils demeurent plus difficiles à mesurer précisément.
Comme en Clare, un panel a été présenté. Animé par Arona Diop du CDÉNÉ, le panel a permis de recevoir des perspectives des domaines du tourisme, de la culture, de l’entrepreneuriat et du développement communautaire. Les panélistes ont été invités à réfléchir sur les changements observés depuis le Congrès.
Pour Charles Robicheau, de la Yarmouth and Acadian Shores Tourism Association (YASTA), le CMA 2024 a marqué un point tournant. «Avant le Congrès, plusieurs se demandaient si la région avait la capacité d’accueillir autant de monde. Après, la question ne se posait plus», a-t-il laissé entendre.
Le CMA a attiré des visiteurs du Québec, de la Louisiane, de la France et d’ailleurs, révélant à plusieurs entreprises touristiques qu’elles pouvaient non seulement accueillir des évènements d’envergure, mais le faire avec succès.
Ingrid Deon, entrepreneure à la tête de Word Craft Inc. et présidente du Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB), a parlé d’un changement bien perceptible dans la manière dont la culture acadienne s’affiche. «Pendant le CMA, la culture acadienne était partout – dans les produits, dans les rues, sur les médias sociaux. On n’avait plus besoin de s’expliquer», a-t-elle souligné.
Le fait que des contrats importants aient été confiés à des entreprises locales a aussi eu un impact direct. Pour Ingrid Deon, cela a permis non seulement de générer des retombées économiques, mais surtout de raconter l’Acadie avec ses propres mots, son accent et sa réalité.
Ayant dirigé les éditions 2004, 2019 et 2024 du CMA, Vaughne Madden a rappelé que le Congrès est avant tout une histoire de partenariats. «Un évènement comme le CMA ne se fait jamais tout seul. Il faut une vision claire, mais surtout la capacité de rassembler», a-t-elle expliqué. Elle a insisté sur l’importance de miser sur les forces locales des entreprises, organismes et bénévoles et de s’assurer que l’argent investi circule dans la région.
Le CMA a prouvé que de grandes choses peuvent se passer ici.
Pour Trevor Murphy, fondateur d’Acadian Embassy et artiste, l’un des plus grands impacts du CMA est intangible, mais fondamental: un changement de mentalité. «Le CMA a prouvé que de grandes choses peuvent se passer ici. Ça ouvre la porte à d’autres projets, à d’autres idées, à d’autres évènements», a-t-il expliqué. Il a aussi parlé de l’effet du CMA sur les artistes acadiens, particulièrement chez les jeunes.
Pour sa part, André LeBlanc estime que le CMA ne s’est pas arrêté à l’évènement. «Il continue de vivre à travers nos entreprises, nos projets et notre communauté. Alors que le CMA 2024 est maintenant partie de notre passé, nous souhaitons offrir nos meilleurs vœux de succès à l’équipe du CMA 2029. Comme une grande famille de régions hôtesses, nous espérons qu’ils pourront s’appuyer sur notre expérience, apprendre de notre parcours et bâtir sur nos réussites. C’est dans cet esprit de collaboration et de partage que chaque édition devient plus forte», a-t-il ajouté.
