le Samedi 6 juin 2026
le Jeudi 14 mai 2026 12:00 Actualités: Acadie et Francophonie

Le Consulat général de France dans les maritimes: des visites clés pour consolider les liens franco-canadiens

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Le patrouilleur Fulmar, basé sur l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, a fait escale à Saint John du 22 au 25 avril, dans le cadre de la mission
Le patrouilleur Fulmar, basé sur l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, a fait escale à Saint John du 22 au 25 avril, dans le cadre de la mission "Acadie 2026" et des 400 ans de la Marine nationale.
PHOTO: Facebook - Consulat Général de France dans les Provinces Atlantiques

Des escales dans les provinces maritimes des patrouilleurs de la Marine française ont récemment eu lieu en avril et au début du mois de mai. Des moments forts de l’actualité du Consulat général de France et dans les relations entre la France et le Canada.

Le Consulat général de France dans les maritimes: des visites clés pour consolider les liens franco-canadiens
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Type de contenu: Actualité

«Ces escales, ça permet de rappeler effectivement cette présence de la France dans l’océan Atlantique», souligne Bertrand Cahuet, consul général de France à Moncton pour les quatre provinces atlantiques, soit le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador. 

Revenant sur les différentes missions du consulat général, il les définit en quatre points.

La première, intitulée la protection de consulaire, consiste à s’occuper des ressortissants français sur l’ensemble des provinces atlantiques. 

«On est passé de 1000 à près de 1500 désormais en un an et demi, relève-t-il, donc on a une augmentation du volume. On reste un petit consulat général, mais on estime que le volume réel de Français présents sur les provinces atlantiques doit être vraisemblablement plus entre 3000 et 4000 personnes au total.»

Le deuxième rôle du consulat est sa représentation diplomatique pour les évènements politiques, cérémoniels, notamment militaires.

En outre, il constitue également une influence culturelle.

«Il y a une présence francophone qui est importante dans l’ensemble des quatre provinces atlantiques, rappelle Bertrand Cahuet, surtout, bien sûr, au Nouveau-Brunswick, dans une moindre mesure en Nouvelle-Écosse. Mais on essaie quand même d’être présent, même dans les zones anglophones.»

L’objectif du consulat étant de faire rayonner la francophonie et la présence française au sein des provinces atlantiques. 

Finalement, son dernier rôle consiste à favoriser les échanges économiques.

Il y a une volonté de la part du Canada de diversifier les échanges avec d’autres partenaires plus fiables.

— Bertrand Cahuet

«Il y a une volonté de la part du Canada de diversifier les échanges avec d’autres partenaires plus fiables», affirme-t-il, soulignant qu’il est actuellement le seul interlocuteur diplomatique français dans les provinces atlantiques. Cela signifie que, si aujourd’hui un ministre, un gouvernement, ou un projet de développement économique veut se faire avec la France, c’est à lui de mettre en place les relations avec les référents français. 

«On a pour ça une équipe de six personnes. Quatre personnes qui sont basées au consulat général, et puis deux autres qui sont basées l’une auprès du gouvernement du Nouveau-Brunswick, pour tout ce qui est la coopération décentralisée, et une autre personne qui est basée à Halifax.»

Bertrand Cahuet met en avant le fait qu’Halifax est un port important en Atlantique Nord, en tant que première base navale canadienne. Mais c’est aussi un port de ravitaillement pour les navires français, contribuant au rayonnement de la marine nationale française, qui fête cette année ses 400 ans.

«Ça se passe très bien entre les marins canadiens et les marins français, affirme-t-il. Ils sont très heureux de pouvoir échanger, par exemple, des écussons, de pouvoir discuter, de partager leurs expériences. Et puis, on espère qu’effectivement, il y aura d’autres initiatives qui vont naitre.»

Si des exercices réguliers existent d’ores et déjà entre les marines canadiennes et les marines françaises, Bertrand Cahuet aspire, en effet, à ce que d’autres projets se développent bientôt pour consolider les liens entre les deux forces navales.

Revenant sur les récentes escales des patrouilleurs Jean Tranapé et Fulmar, ces dernières jouent aussi un rôle important en tant que vecteur de la francophonie:

«Quand vous avez un bateau qui débarque avec des centaines de marins français, qui vont parler français, qui vont chercher quelque part des partenaires effectivement francophones, c’est sûr que ça incite nos différents partenaires à apprendre le français.»

Il explique que c’est aussi l’occasion pour la marine française de découvrir comment sont construits les bateaux canadiens, puisque la structure des bâtiments varie en fonction du climat, selon les régions du globe, et surtout de favoriser les échanges entre les marins canadiens et français.

Mais cet intérêt pour la marine française a également, d’après lui, grandi en raison du contexte mondial actuel. Il donne l’exemple du premier déplacement international du premier ministre Mark Carney à Paris. Jusqu’ici, cette visite se faisait à Washington. 

«Les Américains sont un peu moins présents en ce moment à Halifax, et donc, oui, bizarrement, on constate qu’il y a une plus forte présence des bateaux français. En général, c’est deux escales par an de navires à Halifax. Là, on en a déjà cinq ou six qu’on a prévu d’ici le 15 juillet.»

Ce qui démontre finalement une volonté de la France d’être davantage présente sur les eaux maritimes canadiennes et de s’y affirmer.

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