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le Mercredi 6 mai 2026 7:00 Actualités: Acadie et Francophonie

Du papier au numérique: une nouvelle ère pour FrancoFans

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Le magazine FrancoFans. — PHOTO: Facebook - Magazine FrancoFans
Le magazine FrancoFans.
PHOTO: Facebook - Magazine FrancoFans

Après avoir existé pendant 22 ans en version papier, FrancoFans opère sa transition vers le numérique. Un tournant majeur pour ce magazine indé de la chanson francophone, reflet des défis contemporains auxquels est confrontée la presse écrite.

Du papier au numérique: une nouvelle ère pour FrancoFans
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Type de contenu: Actualité

À une époque où les réseaux sociaux et les écrans occupent une place de plus en plus importante au sein de nos sociétés, il semble de surcroit difficile pour les médias papier de survivre. Les habitudes de consommation de l’information se sont transformées au fil du temps, mettant sous pression les modèles économiques traditionnels.

Le magazine FrancoFans.

PHOTO: Facebook - Magazine FrancoFans

Créé en 2004, FrancoFans a fait le choix de conserver son format papier pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, cependant, la parution de son 118e et dernier numéro imprimé marque son passage définitif vers le tout numérique gratuit.

Un tournant important, qui ne s’est toutefois pas décidé du jour au lendemain, comme l’explique Christian Chagot, cofondateur et directeur de FrancoFans, mais fait suite à une série de crises ayant fragilisé l’économie du média.

À commencer par la pandémie de Covid-19, survenue en 2020.

Pendant cette période-là, contrairement à de nombreux journaux français qui ont cessé de paraitre, «FrancoFans» a continué ses publications. Cela leur a causé par la suite de sérieuses pertes financières, notamment dues au manque d’annonceurs, l’activité du secteur musical étant très fortement réduite.

On est de l’ordre de 10 % d’augmentation des tarifs par an, voire 15. Le prix d’envoi d’un magazine a doublé en quelques années et donc tout ça à force, ça a miné les finances du magazine.

— Christian Chagot

«Par derrière ça, poursuit Christian Chagot, il y a eu la crise du début de la guerre en Ukraine qui fait que la pâte à papier a bondi d’environ 60 % et donc les frais d’imprimeurs ont pour nous augmenté de 45 % environ. Par-dessus ça, depuis plusieurs années, maintenant, la poste française pratique des hausses très conséquentes de ses tarifs tous les ans. On est de l’ordre de 10 % d’augmentation des tarifs par an, voire 15. Le prix d’envoi d’un magazine a doublé en quelques années et donc tout ça à force, ça a miné les finances du magazine.»

Christian Chagot souligne par ailleurs que le conflit en Iran a également entrainé une hausse des frais de transport du magazine.

Outre ces crises mondiales, d’autres réalités ont aussi joué en leur défaveur, notamment la baisse importante de 25 % en cinq ans du nombre de kiosques en France, malgré le fait que le pays en conserve le plus grand nombre par habitant en Europe:

«Les points de vente de la presse magazine sont en train de disparaitre. On s’en rend très bien compte et on sait que ça va faire que s’accélérer. Il y a aussi des réseaux de grandes surfaces qui, par exemple, ont décidé d’arrêter de mettre de la presse dans leur magasin à partir de l’année prochaine.»

Le magazine FrancoFans.

PHOTO: Facebook - Magazine FrancoFans

De l’avis de Christian Chagot, cette décision peut s’expliquer par le fait que la presse culturelle se révèle moins rémunératoire pour les diffuseurs que des magazines plus grand public ou d’autres types de produits, comme les jeux vidéo. De ce fait, beaucoup de titres n’ont plus du tout de visibilité et, de la même manière que FrancoFans, ont fait le choix du numérique, pour s’adapter et compenser la baisse des ventes.

Mais, Christian Chagot perçoit finalement ce changement de format comme une opportunité pour FrancoFans de rebondir, tout en demeurant un média de référence culturelle indépendant.

Pour lui, leur objectif reste le même qu’à ses débuts: soutenir et faire connaitre les artistes de la scène francophone, aussi bien français qu’étrangers, et notamment canadiens.

«On aime à dire qu’on ne traite que d’artistes qui ne passent pas à la télé, mais qui mériteraient [d’y] passer.»

Type: Actualités

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