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Dans le cadre du regroupement de Jeunes femmes en action Nouvelle-Écosse (JF-NÉ), la FFANE vise à informer les jeunes filles de 14 à 25 ans sur la condition féminine et à les aider à gagner en confiance et en épanouissement.
«On veut qu’elles apprennent vraiment à se prendre en main, à faire des choses dans la communauté, et [qu’elles] commencent déjà un peu à s’exercer avant d’entrer dans une carrière parce que, tout ce qu’elles font là, ce sont des choses que demain ou après-demain, ça fera partie de leur carrière», a exprimé Annie-Irène Enangue Eboa, l’hôte de l’évènement et coordonnatrice de projets de la FFANE.
Aux élèves présents, elle a rappelé que le bénévolat permet aux jeunes d’obtenir des lettres de recommandation et des références lors de leurs candidatures à un emploi.
Vous, les jeunes filles, vous encouragez à être des grandes dames dans la société, à vous épanouir, à avoir une vision à faire des choses qui peuvent impacter la société.
Après quelques activités de divertissements animées par une des élèves, Annie-Irène Enangue Eboa a présenté Nawal Hind Dahmane, la directrice générale adjointe de l’Association des juristes d’expression française de la Nouvelle-Écosse (AJEFNÉ) et présidente du regroupement Femmes action Halifax, invitée pour partager son expérience:
«C’est une dame de qui nous devons apprendre, et cette activité a aussi ce but-là. Vous, les jeunes filles, vous encouragez à être des grandes dames dans la société, à vous épanouir, à avoir une vision à faire des choses qui peuvent impacter la société.»
Nawal Hind Dahmane a commencé par expliquer que ses actions menées en tant que représentante et présidente de Femmes Action Halifax sont réalisées à titre bénévole dans le but de briser l’isolement et d’encourager les femmes acadiennes et francophones de la Nouvelle-Écosse à atteindre leur plein potentiel.
Les élèves, Annie-Irène Enangue Eboa et Nawal Hind Dahmane rassemblées à la fin de l’évènement.
Cet enjeu est aussi présent dans les missions qu’elle entreprend en tant que directrice adjointe de l’AJEFNÉ, un centre d’information juridique bilingue œuvrant pour l’accessibilité de la justice en français en Nouvelle-Écosse.
«Quand on a un problème juridique et qu’on parle français, qu’on ne maitrise pas l’anglais, qu’est-ce qu’on fait? C’est là que notre association intervient», a-t-elle affirmé, soulignant qu’ainsi, toute personne francophone peut faire appel à eux pour obtenir des renseignements sur le système juridique.
«On ne remplace pas la pratique juridique dans le privé, a-t-elle précisé. Nous ne sommes pas un cabinet d’avocat. Mais nous travaillons avec des avocats pour vulgariser, c’est-à-dire expliquer, démystifier l’information juridique.»
Elle a ensuite encouragé les élèves à se renseigner sur leurs droits, insistant sur le fait que cette connaissance est essentielle pour pouvoir les défendre si nécessaire:
«C’est très important. En tant que jeunes, vous avez le droit à l’éducation, et vos droits linguistiques vous donnent aussi le droit à obtenir de l’éducation dans la langue de votre choix.»
Elle a également souligné que, au Canada, tous les citoyens sont protégés contre le harcèlement au travail et en milieu scolaire.
«Il est très important d’être au courant de ses droits parce que, de cette façon, on peut avancer tranquillement dans la vie parce que, justement, les lois sont là pour nous protéger.»
Après son discours, Nawal Hind Dahmane a expliqué pourquoi elle avait eu à cœur de participer à cet évènement organisé par la FFANE:
«C’est important d’investir dans la jeune génération parce que ce sont les futurs leadeurs de demain. Et comme je leur ai dit, dans un contexte de minorité linguistique, c’est très important de s’investir dans les projets communautaires et pour faire avancer les choses.»
D’autant que l’un des axes stratégiques de l’AJEFNE au cours des deux dernières années a été de sensibiliser la jeunesse aux métiers juridiques afin de les encourager à envisager ces carrières et, ainsi, augmenter le nombre de juristes francophones dans la province.
«C’est important, surtout pour les femmes, parce que chez les femmes, il y a une intersectionnalité justement de minorité, parce que déjà les femmes, à elles seules, sont une minorité, en contexte de minorité linguistique, donc là, il y a une première intersection et une deuxième.»
