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le Jeudi 5 mars 2026 11:00 Actualités: Acadie et Francophonie

Les Cousins Acadiens du Poitou: mettre en lumière l’histoire des descendants acadiens

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Le Musée de la Ferme Acadienne. — PHOTO: Facebook de Lucien Germe Clerté
Le Musée de la Ferme Acadienne.
PHOTO: Facebook de Lucien Germe Clerté

Qu’en est-il de la culture et du patrimoine acadien de l’autre côté de l’Atlantique, ainsi que de la connaissance des Français de cette histoire? Des questions auxquelles sont venus répondre différentes personnes et organismes engagés sur ces sujets.

Les Cousins Acadiens du Poitou: mettre en lumière l’histoire des descendants acadiens
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Type de contenu: Actualité

Parmi ces derniers, Claude Massé Daigle, descendant acadien par sa mère, a fondé, en 1981, l’association Les Cousins Acadiens du Poitou, à Archigny, un petit village de la Vienne.

Il souhaitait rendre hommage à ses ancêtres et mettre en lumière leur histoire, qu’il estimait quelque peu oubliée.

«Cette association a pour but de rassembler les descendants d’Acadiens qui sont arrivés en Poitou en 1773, explique-t-il, qui ont été chassés par les Anglais de l’Île-du-Prince-Édouard et de l’île du Cap-Breton, et qui ont été déportés dans les ports de la Manche, de Saint-Malo, Cherbourg, Le Havre, Boulogne et Dunkerque.»

Il nous rappelle qu’à cette époque, ce sont 1 500 Acadiens qui sont arrivés dans le Poitou, après avoir été déportés par les Anglais. Ils ont été accueillis par le marquis Louis-Nicolas de Pérusse des Cars sur ses terres, aux environs de Châtellerault.

Ce seigneur important de la région avait l’intention de les y installer afin qu’ils défrichent la terre et y construisent 150 fermes.

«Chaque famille recevait une ferme, le matériel agraire, deux bœufs, une vache et les terres qu’on allait leur donner.»

Mais, le projet ne donnant pas les résultats espérés, la plus grande partie des Acadiens du Poitou finit par quitter la région pour se rendre à Nantes, où ils vécurent pendant 10 ans, avant de repartir pour la Louisiane en 1785. 

Dans le Poitou, il ne restait alors plus que 113 personnes sur les 1 500 réfugiés initialement installés.

Aujourd’hui, 57 fermes construites à cette période demeurent sur le territoire de la ligne acadienne et l’une d’entre elles, située dans le village des Huit-Maisons, a été transformée en musée: le Musée de la Ferme Acadienne.

«Nous recevons beaucoup de visiteurs, affirme Claude Massé, que ce soit des Français, des Acadiens, des Louisianais. Et tous les ans, nous avons des voyagistes qui viennent visiter ce musée et cette ligne acadienne.»

Selon lui, cet intérêt s’explique par la forte attirance des Français pour le Canada et l’Acadie, fondée sur des liens anciens et une histoire commune.

Multipliant les initiatives, les membres de l’association se consacrent à raviver la mémoire et à partager leur patrimoine culturel. Ils s’y engagent à travers la visite du musée, l’édition d’ouvrages, mais aussi l’organisation d’un festival, le 15 aout, avec des groupes de musiques acadiens et québécois.

Claude Massé Daigle confie que certains visiteurs français sont étonnés d’apprendre que des artistes acadiens du Canada se rendent aujourd’hui dans la région et qu’à l’époque, des Acadiens s’étaient installés dans la population poitevine.

«Au mois d’avril, on va recevoir un voyagiste qui vient tous les ans, au printemps et en automne, avec à chaque fois une cinquantaine d’Acadiens, soit des Acadiens du Nouveau-Brunswick, soit des Acadiens de Louisiane», s’enthousiasme-t-il encore, ajoutant finalement: «On les attend, comme chaque année, avec grand plaisir.»

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