le Vendredi 5 juin 2026
le Vendredi 6 février 2026 10:00 Actualités: Acadie et Francophonie

La violence fondée sur le sexe: développer des partenariats pour pouvoir mieux aider les femmes

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Solidarités aux femmes victimes de violence. — PHOTO: Freepik
Solidarités aux femmes victimes de violence.
PHOTO: Freepik

À travers le projet «Communauté outillée et engagée face à la violence fondée sur le sexe», la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE) se mobilise pour sensibiliser et lutter contre les violences faites aux femmes issues de minorités linguistiques. Des défis majeurs dont la réussite repose aussi sur les actions menées et les relations entretenues au sein de son réseau.

La violence fondée sur le sexe: développer des partenariats pour pouvoir mieux aider les femmes
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Type de contenu: Actualité

Parmi ses partenaires internes, l’engagement des facilitatrices régionales est essentiel. C’est notamment grâce à elles que la FFANE parvient à faire le lien entre les communautés et étendre ses actions de sensibilisation.

Susan Comeau, facilitatrice dans la région de Clare, explique que son rôle est de conscientiser sa communauté aux réalités vécues par les femmes victimes de violences.

Cela consiste à développer des activités destinées à éclairer et mettre en évidence les problèmes liés à la violence, comme des sessions d’informations, des marches militantes ou des moments de commémoration.

En décembre dernier, Susan Comeau a notamment participé à la cérémonie qui a rendu hommage aux 14 femmes assassinées à Polytechnique Montréal il y a 36 ans, organisée au sein de l’Université Sainte-Anne.

«On a allumé une chandelle, relate la facilitatrice de Clare. On a fait ça 14 fois, pour présenter les 14 femmes.»

La FFANE bénéficie aussi de l’appui de partenaires externes, comme la Leeside Society.

Cette organisation, membre de l’association Transition House Association of Nova Scotia (THANS), offre un service de soutien aux femmes victimes de violence dans le comté d’Inverness, ainsi qu’un refuge et une ligne d’écoute disponible en tout temps, pour le comté de Richmond, à Port Hawkesbury. 

Grâce à ses actions de sensibilisation dans la communauté, elle est un point de référence ouvert et accessible pour les femmes, en répondant à leurs besoins en matière de sécurité, de la défense de leurs droits, de soutien émotionnel et références à d’autres services au besoin.

La FFANE et la Leeside Society se sont associées en automne dernier pour le projet «Communauté outillée et engagée face à la violence fondée sur le sexe», et ont développé des activités autour de la campagne internationale des 16 jours d’activisme contre la violence de genre. 

Ce type de partenariats a particulièrement aidé la FFANE à cartographier les ressources disponibles pour les femmes francophones victimes de violence, et de les adapter si nécessaire.

En effet, si, comme le souligne Susan Comeau, les problèmes liés à la violence de genre sont partout les mêmes, certaines régions connaissent de plus grandes difficultés d’accès.

La Leeside Society met notamment en lumière le cas des milieux ruraux, où les femmes sont plus souvent exposées à l’isolement et ont plus de mal à s’exprimer sur les violences subies, car les communautés y sont plus petites et plus regroupées.

«Tout le monde se connait, abonde Susan Comeau, donc une femme va pas vouloir aller à la police. Elle va vouloir se cacher, elle va vouloir pas faire de vagues. Elle va sûrement vouloir dire, “OK, c’est rien”.»

Pour ces raisons, la Leeside Society affirme être en adéquation avec les préoccupations de la FFANE concernant les réalités acadiennes francophones. Les deux organismes partagent, en effet, la volonté de développer davantage l’accès aux services en langue française afin de sensibiliser le plus de monde possible sur la violence fondée sur le genre.

Dans ce contexte, Susan Comeau s’estime aussi heureuse de pouvoir collaborer avec les facilitatrices des autres régions, et juge essentiel de maintenir ce soutien entre les différentes communautés.

«Ça fait du bien, exprime-t-elle, parce qu’on peut travailler ensemble, et puis on peut voir c’est quoi les lacunes et c’est quoi les enjeux qu’on voit dans toutes les régions, donc on peut s’en parler, on peut essayer de travailler à faire une résolution pour essayer d’améliorer les situations.»

La Leeside Society partage également l’avis d’éviter l’isolement dans le traitement des cas de violence et encourage, au contraire, les collaborations, affirmant qu’il faut plus d’une personne pour offrir un vrai soutien à celles qui en ont besoin.

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