Ils avaient déjà commencé leur projet en faisant un tour de Chéticamp et de l’Isle Madame et, durant leur visite, ils ont découvert une région acadienne inconnue: notre région de Torbé.
Curieux et intéressés, ils décident de nous rendre visite, cette année, et ils me demandent si je peux leur donner des noms de quelques personnes à contacter pour les inviter à participer dans leurs recherches. Je leur ai donné plusieurs noms et leurs coordonnées, afin qu’ils puissent les contacter pour se présenter et expliquer leur but, le processus et les dates proposées.
Ils sont restés en contact de temps en temps durant l’année et, le 5 juin, ils arrivent à Torbé et se sont installés chez l’auberge Seawind Landing à l’Anse à Charlo.
De jeudi à dimanche, ils ont effectué leur recherche et les participants ont été bien à l’aise avec eux. On a bien eu l’impression qu’ils ont aimé leur temps à Torbé et à Seawind.
Voilà une autre expérience riche pour notre région, qui devient encore plus reconnue depuis qu’on est devenue membre de la FANE en 2021.
Ci-dessous, il y a une description de ces chercheurs et de leur projet.
1) Catherine Léger, Acadienne du Nouveau-Brunswick, est professeure à l’Université de Victoria (Colombie-Britannique) à la School of Languages, Linguistics and Cultures, où elle donne des cours de langue et de linguistique françaises. Ses recherches portent principalement sur différents aspects du français acadien, y compris ses emprunts à l’anglais.
2) Pierre-Don Giancarli est maitre de conférences à l’Université de Poitiers, en France. Ses travaux portent sur le corse, l’anglais, et les variétés de français parlées en France et au Canada (laurentien et acadien).
Ils sont présentement engagés dans l’élaboration de corpus oraux à partir d’enregistrements de locuteurs en Nouvelle-Écosse, principalement dans les zones acadiennes peu étudiées suivantes: Chéticamp, l’lsle Madame et Torbé.
Ces témoignages, dans un second temps transcrits et numérisés dans le but de préserver pour les générations futures ce patrimoine immatériel, constituent des trésors d’information pour les chercheurs en linguistique, mais aussi d’autres disciplines, tels des historiens, sociologues, ethnologues, etc.
