le Vendredi 5 juin 2026
le Jeudi 17 avril 2025 7:00 Actualités: Acadie et Francophonie

Le Cinéclub de Chéticamp: «recycler de vieux titres pour les remettre à jour»

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  PHOTO: Bru-nO - Pixabay
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Après un lancement très encourageant, le nouveau Cinéclub de Chéticamp s’est réjoui de réitérer l’expérience avec la diffusion du film La Petite et le Vieux, le 3 avril dernier. Bien que comptant moins de participants que lors de la première séance, les organisateurs de l’évènement se disent quand même satisfaits de cette deuxième soirée et très motivés à poursuivre l’aventure.

Le Cinéclub de Chéticamp: «recycler de vieux titres pour les remettre à jour»
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Considérant les conditions météorologiques et les autres activités menées ce soir-là, ils ont en effet vécu cette projection comme un deuxième succès. D’autant qu’ils ont pu accueillir de nouveaux spectateurs et que les commentaires suivant la diffusion du film se sont aussi révélés très positifs.

«J’ai vu une personne, en particulier, qui est venue et qui aimait tellement le concept [qu’elle] nous a laissé savoir que son objectif pour la prochaine année, c’était de venir à toutes les représentations communautaires. Ça, c’est un signe que ça fonctionne assez bien!» s’enthousiasme Philippe Haché, directeur du campus de Saint-Joseph-du-Moine de l’Université Sainte-Anne et membre fondateur du Cinéclub. 

Une séance qui leur a aussi rappelé l’importance d’avoir des partenaires clés pour chaque visionnement. 

Ainsi, si pour la diffusion de La Bolduc ils avaient été appuyés par le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse, en menant aussi une campagne de sensibilisation sur la Journée internationale de la femme, ils regrettent, pour celle-ci, de ne pas avoir tissé de lien communautaire aussi fort. Mais, cela les a d’autant plus motivés à trouver de nouvelles collaborations pour la prochaine séance.

Cette dernière, qui aura lieu le 1er mai, comprendra deux documentaires, dont une biographie d’Antonine Maillet et le court-métrage Le goût des belvas, et sera soutenue par l’Association des femmes acadiennes de Chéticamp, Québec Cinéma et l’Office national du film du Canada. «On essaie différents partenariats, explique M. Haché. On essaie de voir ce qui fonctionne.»

Pour le mois de juin, M. Haché s’impatiente de ce qu’il annonce dès lors comme leur «plus gros succès de la saison», avant la pause estivale, qu’ils consacreront à la planification du calendrier de l’année à venir.

«On va avoir une soirée avec le documentaire Trécarré : à la source du son de la Baie Sainte-Marie (de Natalie Robichaud) et Résonance Acadie de Phil Comeau, en septembre ou en octobre. Puis, on a déjà un pourparler avec Québec cinéma pour le film 1995

On s’est rendu compte qu’il y a plusieurs succès franco-canadiens intéressants des dernières années que les gens de notre communauté n’ont jamais visionnés.

— Philippe Haché

«On va faire un mariage avec le projet de la CFA (Communauté francophone accueillante) de Chéticamp, pour ce film international, ajoute-t-il. Ça va venir à l’automne. On a aussi réservé le film Nos Belles-Sœurs, qui est un autre film québécois, basé sur un roman.»

Très emballés par les arrivées de tous ces projets, les membres du Cinéclub le sont d’autant plus que la plupart des œuvres ont été recommandées par les cinéphiles ayant participé aux premières projections.

«On s’est rendu compte qu’il y a plusieurs succès franco-canadiens intéressants des dernières années que les gens de notre communauté n’ont jamais visionnés.»

M. Haché nous cite, entre autres, la comédie québécoise Bon Cop, Bad Cop, de 2006, où se côtoient un personnage anglophone et un autre francophone, ou encore le drame québécois, Monsieur Lazhar, sorti en 2011.

«On n’aura pas toujours besoin d’aller chercher des nouveautés de 2024 et de 2025. Ça va aussi être notre opportunité de présenter des succès des dernières années que la communauté n’a jamais vus. […] La preuve, c’est La Bolduc, [qui] a super bien fonctionné (le long-métrage date de 2018). Donc, on peut recycler de plus vieux titres pour les remettre à jour.»

Pour ce faire, le Cinéclub espère pouvoir développer davantage son réseau, en l’ouvrant notamment à de nouveaux distributeurs. «Ce serait bien d’avoir aussi un pont vers des films belges, français, de certains pays d’Afrique. [Mais] on n’a tout simplement pas encore les contacts pour aller chercher les droits de ces films-là. Je connais très peu de films francophones à l’extérieur du Canada, admet M. Haché. C’est notre prochain défi.»

En outre, les organisateurs comptent profiter de l’été pour soumettre de nouvelles commandites auprès de partenaires locaux, afin de s’assurer une stabilité financière pour que leur aventure puisse durer sur le long terme. 

Ainsi, ils aspirent aussi à pouvoir proposer des discussions en fin de projection portant sur les thématiques du visionnage de la soirée avec, idéalement, des interactions de certaines personnalités clés du cinéma.

«Ça se fera peut-être dans le cadre d’un projet ponctuel qu’on pourrait avoir soit avec le Conseil des arts de Chéticamp ou la Société Saint-Pierre, la fédération acadienne, ou quelque chose comme ça. […] C’est dans nos plans», témoigne M. Haché, confiant.

Type: Actualités

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