Stéphanie Comeau, agente des communications du CSAP.
Jean-Philippe Giroux
IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) a célébré cette année la 19e semaine d’éducation, qui, autrefois, se nommait la Semaine de la promotion de l’éducation en français.
Le but était, et est toujours, de faire comprendre que l’éducation en français ne se limite pas à l’école. «Le CSAP voulait trouver une manière de faire entrer les partenaires dans nos écoles pour vraiment faire voir aux familles c’est quoi la gamme d’éducation en français de la naissance jusqu’à l’âge de 99», explique Stéphanie Comeau, agente des communications du conseil scolaire.
«Au fur et à mesure des années, ç’a évolué pour vraiment faire valoir non seulement la culture acadienne, mais la culture francophone dans le sens large, de toutes les francophonies», ajoute Mme Comeau.
Dans le sud-ouest, la comédienne et conteuse Anne LeBlanc a présenté l’art du conte aux jeunes et, dans le nord de la province, Nicole Poirier et Nicole Deveau ont fait découvrir l’écriture et la musique. L’année prochaine, il y aura une rotation d’activités entre les régions.
Vincent Poirier et Nadia Campbell, les deux membres d’Improtéine, lors d’une improvisation.
«L’impro, ça réunit des gens»
Dans la région Métro, l’art de la scène était à l’honneur. Les membres du groupe d’improvisation, Improtéine, qui ont animé les spectacles du 5 mars dans la région d’Halifax, ont eu la chance de rencontrer le club d’impro de l’École secondaire du Sommet.
L’improvisateur et humoriste Jonathan Dion à donné un atelier avec quelques élèves de l’école pour présenter le concept du jeu et les «techniques de base pour s’amuser».
«L’impro, ça peut avoir l’air difficile, mais ça peut aussi être très simple. Tu sais, une idée, un petit peu d’énergie et de confiance puis, woop, on peut se lancer dans une improvisation», explique Nadia Campbell, membre d’Improtéine.
Avec les joueurs à un niveau plus avancé, dont les membres des troupes scolaires, l’on développe une histoire avec le début, le milieu et la fin, l’on crée des personnages contrastants qui vont jouer ensemble pour créer des conflits, etc.
«Il y a certaines écoles où c’est vraiment d’essayer de lancer l’impro, mousser l’impro, intéresser les jeunes. Puis, dans d’autres écoles, c’est de travailler, comme Nadia dit, avec le club d’impro pour les années plus loin», renchérit Vincent Poirier, également d’Improtéine.
Au-delà du plaisir de jouer, l’improvisation peut servir d’outil pour apprendre à travailler en équipe et, surtout, à lâcher prise. «Ça apprend à voir que c’est pas grave quand ça va pas bien, dit Mme Campbell. On apprend vite à laisser aller.»
Jonathan Dion tend le microphone aux élèves.
«Tu sais, souvent, je dis que c’est comme du patinage artistique: tu tombes, tu te relèves pis tu continues. Avec l’impro, des fois ça marche, des fois ça marche pas. Puis dans la vie, c’est comme ça aussi.»
Il s’agit d’une excellente activité pour travailler la confiance en soi, selon M. Poirier. «Souvent l’impro, ça réunit des gens, autant des sportifs que des intellos, que des artistes, que des geeks. De se rendre compte qu’on peut se trouver une gang pis se faire confiance, performer, développer notre confiance, qui va nous aider ensuite dans n’importe quoi dans la vie.»
Humour et amusement
La cafétéria de l’École secondaire du Sommet était remplie d’élèves qui ont profité du spectacle du jour, certains ayant découvert l’improvisation en français pour la première fois.
Juliette Boulon s’est beaucoup amusée lors du spectacle d’impro et a adoré la façon dont les animateurs ont interagi avec l’auditoire. Jazzlyn LeLievre, de son côté, a aimé qu’ils aient inclus tout le monde dans le spectacle, et Eloise Gaudett, elle, a «aimé que c’était drôle».
«Ça a probablement donné l’envie à plusieurs personnes qui étaient en train de regarder» de faire de l’impro», a constaté Juliette.
