Dans la première partie, le présentateur pose d’abord un état des lieux, rappelant que, bien que 90 % de la population y soit anglophone, c’est en Nouvelle-Écosse que les Français sont venus pour la première fois en Amérique du Nord. D’où les efforts quotidiens des Acadiens pour faire reconnaitre leur identité, leur langue et leur culture francophone.
En s’entretenant avec Christine Igo, une ancienne professeure de français passionnée par l’histoire de l’Acadie qui réside dans la Vallée d’Annapolis, on y apprend le passé de ce lieu, où tout a commencé et où est née la langue française en Amérique du Nord, depuis le débarquement des Français, en 1605.
Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare, parait dans le documentaire.
Après le bassin d’Annapolis, M. Kabacoff se rend dans la région de Clare, où il est accueilli par Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare. Elle partage avec lui les nombreux projets qu’elle mène pour maintenir la vitalité culturelle et le patrimoine acadien dans la région: rencontres, théâtre, danse traditionnelle, etc.
Pour Mme Robichaud, participer à ce documentaire était très important. «C’est une émission diffusée à travers le monde entier, des images [montrant] notre communauté, c’est quoi l’Acadie, les cultures, les questions existentielles, la dynamique des minoritaires, les batailles et les luttes, énumère-t-elle, lors d’un entretien avec Le Courrier. Et c’est quelque chose qui va rester en ligne, une archive de notre culture en 2024-2025.»
Enfin, après une halte à l’Université de Sainte-Anne, la seule en langue française de toute la province, l’animateur visite le Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse. Situé à Pubnico et créé en 1999, il nous révèle de manière vivante quel était le quotidien des Acadiens, dans les années 1900.
Quelque chose d’important pour Roland d’Éon, directeur du village, qui permet de faire connaitre et «préserver aujourd’hui et demain leur héritage francophone».
Dans la deuxième émission, nous faisons la découverte d’Halifax avec, notamment, le musicien Trevor Murphy. Ce dernier l’emmène sur l’Ile-George, un lieu emblématique pour l’histoire des Acadiens, car c’est là qu’a été construite la première prison de la ville, où étaient retenus les Acadiens durant la Déportation, et, parmi eux, l’arrière-grand-père de l’artiste. «C’est important de raconter ces histoires», exprime-t-il.
La Nouvelle-Écosse, une terre entourée de mer qui a une très forte histoire avec la francophonie.
L’épisode met aussi en avant les avantages du bilinguisme pour sa carrière professionnelle, dans une région majoritairement anglophone. Mais également les difficultés pour les immigrés francophones qui font le choix de s’installer dans la province, comme l’expose Issam Wade, qui travaille au Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse. «Il y a beaucoup de migrants qui sont intéressés, ce qui rend la chose un peu plus complexe parce qu’il y a de nouvelles procédures, explique M. Wade dans le documentaire. Ça demande beaucoup de chemin à parcourir.»
Après un échange avec Nicolas Jean, directeur du Courrier de la Nouvelle-Écosse, qui met en avant le rôle du média en tant que moyen «de documentation et d’enregistrement de la mémoire collective pour les communautés acadiennes et francophones», M. Kabacoff se rend sur l’ile du Cap-Breton. Il y fait la rencontre d’Elyse Delaney, présidente du Conseil des arts de Chéticamp, dont l’objectif est de promouvoir les arts et la culture au sein de la communauté francophone.
Chéticamp faisant partie des régions à très grande majorité anglophone, «il y a une certaine lutte face à ça. […] Il y a un travail à faire pour la garder. Sinon, on va la perdre», explique Mme Delaney.
Au Musée Les Trois Pignons, fondé en 1947, c’est une vraie immersion dans la vie passée des pêcheurs et des premiers colons de Chéticamp qu’il découvre finalement. Une autre manière originale et ludique qu’ont trouvée les Acadiens pour faire perdurer leur culture. Comme l’a montré chacun des intervenants ayant participé à l’émission, un engagement au quotidien.
Ainsi, pour Colton LeBlanc, ministre des Affaires acadiennes et de la Francophonie et député de la circonscription d’Argyle, cette émission a permis de «mettre en lumière la riche diversité et la vitalité culturelle des communautés acadiennes et francophones de la Nouvelle-Écosse», a-t-il communiqué au Courrier par courriel.
«En faisant découvrir nos histoires et notre patrimoine uniques à un public international, ce documentaire rend hommage aux contributions historiques et contemporaines du peuple acadien et francophone, tout en appuyant les efforts déployés par notre communauté pour continuer de s’épanouir et de croitre. C’est une occasion formidable de célébrer notre culture et de faire connaitre l’esprit dynamique du peuple acadien de la Nouvelle-Écosse au monde entier», complète-t-il.
