D’emblée, il importe de souligner qu’une distinction s’impose entre bénévolat et volontariat.
Le bénévolat est un engagement qui n’exige ni de diplôme ni de statut auprès de la personne bénévole, encore moins de contrats auprès de l’organisme auquel on s’engage. C’est un engagement moral à temps partiel sans rémunération. En dépit de tout, la personne bénévole doit respecter les principes établis par l’organisme.
Le volontariat est un engagement qui se fait de façon formelle par contrat pour une durée limitée. Le volontaire peut s’engager à temps plein et recevoir un frais ou per diem, qui n’est pas forcément un salaire.
Entre le bénévolat et le volontariat dans un milieu minoritaire, il y a quelque chose en commun : c’est la volonté de se mettre au service de ce milieu. C’est de s’adonner à une cause. Certes, la personne bénévole et la personne volontaire sont toutes deux des philanthropes, mais elles n’ont pas les mêmes engagements.
Pourquoi le bénévolat ?
Le bénévolat existe pour plusieurs causes dans les communautés, particulièrement les milieux minoritaires.
D’abord, on peut faire du bénévolat pour s’engager sur le plan personnel. Il peut permettre à une personne d’élargir ses horizons, c’est-à-dire connaitre plus de personnes ou plus d’endroits. Sur le plan personnel, le bénévolat permet aussi à une personne de mettre en valeur ses aptitudes et ses talents.
Ensuite, on peut faire du bénévolat pour s’engager sur le plan social. En ce sens, on prend des engagements dans le milieu en vue d’améliorer sa situation. En tant que bénévole et peu ou prou leader, on aide et motive les autres personnes à travailler pour le mieux-être du milieu.
Enfin, on peut faire du bénévolat pour s’engager sur le plan professionnel. Parfois, le bénévolat ouvre une voie au marché du travail. C’est un engagement grâce auquel un professionnel peut développer de nouvelles compétences, voire découvrir de nouveaux réseaux professionnels. Il faut aussi souligner que le bénévolat peut donner un poids important à un curriculum vitae.
Engagements des Canadiens
Force est de constater que nombreux sont des Canadiens qui prennent des engagements sociaux en faveur des minorités.
En mars 2012, Éric Forgues et Christophe Traisnel ont réalisé un rapport de recherche sous le titre L’engagement social des francophones et des anglophones en situation minoritaire. Le Québec excepté, les chercheurs ont répertorié un grand nombre d’adultes qui ont été membres d’organismes, d’associations et de réseaux.
Le pourcentage des gens qui se sont engagés dans des communautés minoritaires sont reparties ainsi dans les provinces et territoires : Nouvelle-Écosse (27,36 %); Nouveau-Brunswick (21,60 %); Île-du-Prince-Édouard (26,67 %); Ontario (23,81 %); Manitoba (26,98 %); Saskatchewan (39,52 %); Alberta (29,10%); Colombie-Britannique (30,71 %); et les Territoires (36,75 %).
Dans le cadre de cette recherche, qui a été publiée par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML), le pourcentage des répondants qui sont membres afin de promouvoir ou de défendre les intérêts des francophones dans tous les territoires et provinces du Canada, excepté le Québec, était de 28,83 %.