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Ce guide, Processus pour la création, le remplacement ou l’agrandissement d’une école de langue française au CSAP en Nouvelle-Écosse – De l’idée à la concrétisation, fournit un processus structuré aux communautés qui souhaitent créer, remplacer ou agrandir des écoles de langue française.
Michel Collette, directeur général du CSAP, affirme que ce nouveau cadre répond aux défis identifiés dans le rapport complet, L’essor de la francophonie en Nouvelle-Écosse.
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Ce rapport fait remarquer qu’il y a un écart entre le nombre d’enfants admissibles à l’éducation en français, en vertu de l’article 23 de la Charte, et le nombre d’enfants effectivement inscrits, soulignant les obstacles qui empêchent les familles d’exercer leurs droits.
Une analyse des données du recensement de 2021 révèle qu’un nombre de base de 24 585 enfants (le «plancher d’admissibilité») ont droit à l’éducation en français, mais que seuls 6 763 élèves sont effectivement inscrits dans les 22 écoles du CSAP analysées pour l’année scolaire 2023-2024.
Ces données suggèrent que le CSAP ne dessert actuellement que 27,5 % de sa population étudiante admissible.
Le rapport illustre la réalité quotidienne de certaines familles qui tentent de se rendre à l’École acadienne de Truro. Des enfants aussi jeunes que huit ans se réveillent à 6 h du matin pour prendre un autobus à 6 h 45 et faire un trajet de 60 minutes, passant ainsi deux heures par jour dans les transports.
Les écoles du CSAP sont également confrontées à un déficit de financement pour leurs infrastructures par rapport à leurs homologues anglophones, ce qui limite leur capacité à s’agrandir ou à créer de nouvelles installations.
Le nouveau guide sur le développement scolaire indique que le CSAP et la FPANE espèrent donner plus de pouvoir aux communautés locales en clarifiant le processus de développement scolaire, en fournissant aux familles une feuille de route pour naviguer dans le système depuis le début.
Les dirigeants des deux organisations soulignent l’importance du guide pour mobiliser les efforts communautaires.
«Ce document répond à un besoin exprimé depuis longtemps par nos communautés. Il contribue à démystifier un processus complexe et à donner aux familles les outils nécessaires pour s’engager de manière éclairée et structurée», a déclaré Diane Racette, présidente du CSAP.
«Les parents jouent un rôle essentiel dans la vitalité de nos écoles et de nos communautés. Ce guide leur permet de mieux comprendre le processus et les outille pour participer activement, en collaboration avec le CSAP, à la défense du droit à l’éducation en français de leurs enfants», a déclaré Véronique Legault, présidente de la FPANE.
Le guide décrit le processus de mobilisation de la communauté et de formation d’un comité dédié, composé de parents, de grands-parents et d’autres membres engagés.
Il explique également que des données démographiques doivent être recueillies afin de déterminer les besoins actuels et futurs en matière d’écoles francophones, et comment soumettre une demande officielle et les données à l’appui au conseil d’administration élu du CSAP pour examen.
Le guide précise que c’est le conseil d’administration élu du CSAP, et non le comité local, qui décide officiellement de faire avancer un projet et de soumettre la demande officielle au gouvernement provincial, mais que le CSAP et la FPANE apportent leur soutien tout en servant de guides à l’initiative de la communauté.
Le document clarifie aussi que Le CSAP ne dispose pas de fonds d’investissement pour la construction d’écoles. Par conséquent, le pouvoir d’approuver et de financer tout nouveau projet appartient exclusivement au gouvernement de la Nouvelle-Écosse, plus précisément au ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance.
