Le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse comprend plusieurs comtés avec diverses municipalités. Depuis un certain temps, Clare, dans le comté de Digby, et Argyle, dans celui de Yarmouth, sont au cœur des débats en raison du fait qu’elles seront les municipalités hôtes du Congrès mondial acadien (CMA) 2024.
Sur le plan géographique, ces deux municipalités sont dotées de particularités qui leur sont propres. Il y a d’un côté Clare, qui occupe la moitié de l’ouest du comté de Digby, avec des villages situés le long de la Baie Sainte-Marie, un sous-bassin du Golfe du Maine. De l’autre, il y a Argyle, communément appelée Par-en-Bas, qui se distingue par une kyrielle de détroits, d’anses et d’îles, qui contribuent à la beauté de chacun des villages.
Sur le plan touristique, les deux municipalités sont dotées de différents lieux et sites importants. Parmi ceux de Clare, il y a, entre autres, l’Église Saint-Bernard, qui est un édifice en granit évoquant l’architecture des cathédrales européennes, l’Église Sainte-Marie, construite entre 1903 et 1905, qui est la plus grande église en bois en Amérique du Nord, et le Rendez-vous de la Baie, un centre culturel et une destination touristique qui offre une ouverture sur le patrimoine et la culture acadienne de la Baie Sainte-Marie.
Dans la région de Par-en-Bas, il y a le Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse, le Musée des Acadiens des Pubnicos et le Centre de recherche en généalogie, situés à Pubnico-Ouest, le quai de Dennis Point, le Musée de la pêche sportive au thon, à Wedgeport et le plus ancien palais de justice au Canada, à Tusket
Si l’on tient compte des valeurs acadiennes, elles sont très présentes dans les deux municipalités par l’entremise des organismes. En Clare, il y a la Société acadienne de Clare (SAC), qui regroupe les personnes, organisations et associations vouées à l’épanouissement des Acadiens et Acadiennes de la Baie Sainte-Marie. La SAC s’engage à faire valoir la richesse de la langue et de la culture acadienne de la Baie Sainte-Marie.
En Argyle, il y a le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB), qui s’engage à promouvoir et à faciliter l’épanouissement et le développement global de la communauté acadienne et francophone de la région d’Argyle. Grâce à CAPEB, les Acadiens et Acadiennes, les francophiles et les nouveaux arrivants de Par-en-Bas s’épanouissent pleinement en français.
Sur le plan éducatif, Clare et Argyle sont dotées d’institutions scolaires et universitaires de langues françaises. Non seulement le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est présent dans ces deux municipalités, mais aussi l’Université Sainte-Anne, la seule université francophone de la Nouvelle-Écosse. Si le campus central de Sainte-Anne se trouve en Clare, un campus satellite se trouve à Tusket, dans la municipalité d’Argyle.
Enfin, sur le plan linguistique, le français acadien est présent dans ces deux municipalités avec des milliers de locuteurs. Selon la Municipalité de Clare, 75 % des résidents de Clare sont capables de communiquer en anglais comme en français. Mais la langue la plus courante est le français acadien. Tandis que, selon le Conseil du développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ), 43,2 % de la population d’Argyle se sont identifiées de langue maternelle française.
Peu importe si l’on est pêcheur, friand des fruits de mer, sportif, généalogiste ou historien, ces deux municipalités peuvent taper dans l’œil. De plus, ces deux régions sont idéales pour les personnes qui aiment observer, voire admirer la nature, les levers et les couchers de soleil.