le Jeudi 13 août 2026
le Jeudi 13 août 2026 11:00 Nos communautés - Vallée

Bien plus que des souvenirs: fierté, résilience et appartenance à nos racines

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Susan Draper Surette, une Acadienne coquette qui nous souhaite la bienvenue au cimetière Sainte-Famille. — PHOTO: France Thériault
Susan Draper Surette, une Acadienne coquette qui nous souhaite la bienvenue au cimetière Sainte-Famille.
PHOTO: France Thériault

Lors d'une magnifique journée estivale, le 28 juillet dernier, environ 50 personnes se sont réunies pour souligner le 30e anniversaire de la découverte des vestiges du cimetière acadien de Falmouth.

Bien plus que des souvenirs: fierté, résilience et appartenance à nos racines
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Type de contenu: Récit

De plus, tous étaient venus prendre part aux activités honorifiques de la Journée de commémoration du Grand Dérangement, un événement historique qui a eu lieu il y a 271 ans.

Assis à l’ombre des arbres, à quelques mètres du cimetière, un groupe de participants attendaient avec trépidation et curiosité de découvrir Anika Lirette. En ce mardi après-midi, nous étions conviés à venir écouter la première mondiale de son monologue Pigiguit

Pesegitk, mot d’origine mi’kmaw signifiant «là où la marée montante se divise», ceci  fait référence au point de rencontre des rivières Avon et Sainte-Croix dans le bassin des Mines. 

Pisiquit, maintenant connu sous le nom de Windsor, était auparavant un territoire acadien florissant et prospère situé le long de la rivière Avon. Vers 1684, plusieurs familles s’étaient établies près des marais salants afin de cultiver la terre, de construire des digues et d’y élever leurs familles.

Dans les années 1737, Pisiguit réunissait environ 1623 habitants et était une région acadienne importante. Grand-Pré, en comparaison, était un territoire plus important et surtout bien connu aujourd’hui.

Drapeaux tricolores avec les noms des lieux où les Acadiens furent déportés. 

PHOTO: France Thériault

Les propos d’Anika nous transportent à cette époque, faisant revivre le quotidien de familles acadiennes avec leurs histoires et leurs expressions colorées. Ses propos, à l’occasion cocasses, drôles et parfois émouvants, nous permettent de saisir ce qui a pu nous échapper, ce que plusieurs d’entre nous connaissent peu. 

Il est vrai que les Acadiens vécurent de beaux moments ici même. Cependant, il est important de se remémorer la terrible tragédie qui a eu lieu dans ces lieux environnants en 1755.

L’auteure nous rappelle l’importance de cette région de la Nouvelle-Écosse, dont l’histoire témoigne d’une réalité acadienne beaucoup plus vaste avant 1755. Grand-Pré représente davantage, dans la mémoire historique populaire, le symbole de l’Acadie et de la Déportation. 

À travers ce monologue, Anika réussit avec brio à mettre en lumière un pan méconnu, mais essentiel, de l’histoire acadienne et à rappeler l’importance historique de la région de Pisiquit. 

Fait intéressant: le monologue fut présenté en français de même qu’en anglais au plus grand plaisir des participants bilingue ou unilingue.

Durant l’après-midi, un léger goûter de même que des rafraîchissements étaient offerts aux gens venus assister aux événements commémoratifs.

Sous la tente, Sally Ross, l’une des membres des Amis de Grand-Pré et grande spécialiste de l’histoire acadienne en Nouvelle-Écosse, nous offre une brève présentation sur le cimetière Sainte-Famille et sa préservation. 

Un monologue de mots, de gestes et d’émotions qui nous rassemblent. Un moment mémorable offert par Anika. 

PHOTO: France Thériault

Nous avons eu le plaisir de découvrir cette région dans toute sa richesse, tant sur le plan socio-économique que culturel et historique avant le Grand Dérangement et après celui-ci. Quelques photos sont venues compléter la présentation.

Un événement fort de ce rassemblement fut le chant Ave Maris Stella, l’hymne national acadien chanté par les membres de la communauté présente. Un moment émouvant et unique de connexion, sans compter le sentiment d’appartenance et de résilience nous rappelant que, malgré le temps écoulé, nous conservons notre voix et la mémoire des événements.

Vers la fin de l’événement, le public était invité à venir planter un drapeau de couleurs bleu, blanc et rouge, marqué d’une étoile dorée, en énonçant le lieu où les Acadiens vécurent après que leurs vies furent brisées lors du Grand Dérangement de 1755. Un moment inoubliable; touchant, poignant et intemporel.

Avant de nous quitter, nous avons observé un moment de silence à la mémoire de ceux qui ont disparu, mais qui demeurent à jamais présents dans notre histoire collective, bien que tragique, difficile et encore incompréhensible. Nous nous sommes quittés avec un sens vibrant d’authenticité, de reconnaissance et de fierté.

Cet événement commémoratif a eu lieu grâce à la participation de nombreux partenaires, tels que le Gouvernement du Canada, Le Paysage de Grand-Pré, la Province de la Nouvelle-Écosse, l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne, Anika Lirette et autres.  

Un monologue de mots, de gestes et d’émotions qui nous rassemblent. Un moment mémorable offert par Anika. 
Un monologue de mots, de gestes et d’émotions qui nous rassemblent. Un moment mémorable offert par Anika. 

Type: Récit

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