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Soutenu par le ministère fédéral de la Justice dans le cadre de son plan pluriannuel d’actions 2023-2028, et partagé à l’échelle pancanadienne, ce service vise à briser certaines barrières d’accès à des services juridiques, en les humanisant.
«J’y crois beaucoup, assure Vincent Anama, directeur général de l’AJEFNÉ, parce qu’offrir ça, un service direct, au grand public comme ça, en priorisant les francophones, qui sont en situation minoritaire ici en Nouvelle-Écosse, ce n’est pas un luxe. Parce que souvent, on n’a pas le service en français et c’est encore une barrière supplémentaire, qui fait que les gens sont hésitants ou n’enclenchent pas les bonnes démarches.»
Vincent Anama souligne toutefois que, si ce nouveau service s’adresse en priorité aux francophones, l’AJEFNÉ reste un centre bilingue et est également disposé à offrir son aide aux anglophones qui en ont besoin.
Journée portes ouvertes présentant le nouveau service de l’AJEFNÉ, le 20 mars dernier.
Revenant sur les origines du projet, il raconte que l’accompagnement sociojuridique a été créé en réponse à une réalité constatée partout au Canada par les intervenants juridiques ou services existants. Ces derniers avaient en effet exprimé certaines frustrations de ne pouvoir accompagner pleinement une personne nécessitant de l’aide ou des informations liées à une situation juridique.
Ce nouveau service vise donc à apporter un soutien humain concrétisé par une écoute, une présence et un appui constants de la part de l’accompagnateur sociojuridique.
«Nous voulons vraiment montrer ce côté humain, exprime Keren Miteo, l’accompagnatrice sociojuridique de l’AJEFNÉ. Pas uniquement juridique, mais ce côté humain où on guide les gens, parce que beaucoup de personnes ne connaissent pas forcément les systèmes où il faut s’orienter par rapport à leurs problèmes.»
Keren Miteo explique que, dans un premier temps, elle recevra la personne au sein d’un espace spécifiquement pensé, pour qu’elle puisse lui exposer sa situation en toute liberté et sécurité. Après l’avoir écoutée attentivement, elle pourra ensuite répondre à ses besoins et l’orienter vers les ressources et services adéquats.
«Il se peut que j’appelle ces organismes pour mettre en relation la personne avec ces organismes-là, développe-t-elle. Le but, c’est vraiment de pouvoir un peu enlever cette barrière [entre] le juriste et le client, mais avoir une approche beaucoup plus humaine, afin que cette personne se sente beaucoup plus à l’aise.»
Journée portes ouvertes présentant le nouveau service de l’AJEFNÉ, le 20 mars dernier.
D’où l’importance d’avoir une bonne connaissance des services existants et de bonnes relations avec les services gouvernementaux, ainsi que le tissu associatif, pour répondre au mieux aux différentes situations vécues par les individus.
L’objectif étant, sans remplacer les travailleurs sociaux, d’aller plus loin que du référencement en s’assurant que les services vers qui ils seront orientés poursuivront cette prise en main et cet esprit humain.
Finalement, ce nouveau service souhaite mettre en avant une philosophie d’accompagnement plaçant le client au centre, en l’encourageant à gagner en confiance et en compréhension des questions de droit, tout en s’assurant de la pertinence et de la continuité de l’aide apportée.
«On réfléchit à demain, [à] aller chercher des projets pour encore plus aider et développer ou s’associer avec des projets avec l’intelligence artificielle pour voir comment on pourrait encore plus [et] mieux aiguiller», s’enthousiasme Vincent Anama.
Avec toujours cette même volonté de faire en sorte que l’accès à l’information juridique soit de plus en plus accessible et disponible pour tout un chacun.
