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Un rendez-vous désormais incontournable de la scène culturelle locale. «On est dans [une] programmation pour toutes les formes d’art, pour tous les âges, pour toute la famille», explique Mylène Comeau, directrice adjointe du Festival Hom’art.
«Notre slogan, c’est “Vis tes couleurs”. On illumine toute la ville de Shédiac. C’est vraiment un bon festival pour rallonger la saison touristique.»
De la jonglerie, lors du Festival Hom’art.
Le projet est né en 2021, après la pandémie, de la volonté de proposer une activité rassembleuse en extérieur, mettant en valeur les arts autres que la musique, comme les arts visuels, les arts de rue, de la danse et du rire.
Une fois de plus cette année, la rencontre semble avoir été un succès. «Ç’a marché super bien. Les gens étaient au rendez-vous encore une fois, se réjouit Mme Comeau. Nos soirées ont été presque à guichet fermé.»
Tout au long des festivités, le public a pu profiter d’un grand nombre d’animations, dont des spectacles de comédie et des numéros de bulles. «Les enfants adoraient. Ils essayaient d’éclater ses bulles avant même qu’il [commence].» De plus que du beatbox, du jonglage, du hula-hoop, sans oublier les ateliers de feutrage, d’écriture et de gigue acadienne.
Le festival a également accueilli la finale d’Éclat d’Art, animée cette année par l’artiste médiatique Jonah Haché.
Une activité très spéciale venant clôturer la tournée maritime, qui avait eu lieu dans la région de mai à juillet. «Il (Jonah Haché) a fait des mappings sur le plafond de la tente pendant nos évènements, raconte Mme Comeau. Ils (les finalistes) peignaient, mais on pouvait voir leurs images à eux sur le toit de la tente. Puis, il y avait de l’animation qui se passait en même temps, donc c’était comme éclectique, puis visuellement accueillant pour tout le monde.»
Cette expérience immersive était une première pour Shédiac, et le public semble l’avoir particulièrement appréciée, comme en témoigne M. Haché. «L’évènement s’est très bien passé. Les projections couvraient toute la partie supérieure du chapiteau […] ce qui offrait une toile incroyable, s’enthousiasme-t-il. C’était vraiment agréable de travailler sur une surface aussi vaste, et l’énergie positive de l’équipe a rendu l’expérience encore meilleure.»
Kristen Moore, gagnante de la finale d’Éclat d’Art.
Durant cette édition 2025, les organisateurs du festival souhaitaient également se réinventer et proposer de nouvelles expériences aux participants, car l’évènement est désormais très important et escompté par les habitants de la région. «On entend souvent les gens dire, “On ne peut pas attendre le Festival Hom’Art, c’est notre préféré”. C’est très communautaire», exprime Mme Comeau.
«Pour les gens de Shédiac, c’est un remerciement à la communauté.»
En outre, l’évènement contribue à mettre en lumière les artistes locaux et leur offrir davantage de visibilité. «On n’a pas tant l’occasion d’aller rencontrer des gens, puis de partager notre art», affirme Mylène Comeau.
«[Des] gens se sont rencontrés pour la première fois, ont échangé, ajoute-t-elle, notamment pour les artistes visuels, comme Kristen Moore de Charlottetown, la gagnante de la finale, qui «n’avait pas nécessairement rencontré cette diversité avant. De nouvelles amitiés se sont formées, aussi.»
Face à un tel succès, Mme Comeau et son équipe souhaitent naturellement renouveler l’évènement l’an prochain et en faire une joyeuse tradition. «Toutes les municipalités qu’on a visitées ont dit qu’elles voulaient revenir, exprime-t-elle. [C’était] une édition vraiment spectaculaire!»
