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Une formidable expérience pour cette chanteuse passionnée, qui en rêvait depuis longtemps. «Je suis quelqu’un qui aime chanter et aussi danser. Mais ici, je danse dans un studio, donc je voulais explorer l’autre côté de moi, de chanter.»
«Et j’ai vu sur les médias, il y a un ami qui [y] est allé, en 2023. Et j’ai adoré! J’ai vu des vidéos, c’est comme un festival vraiment amusant. C’est bien d’avoir cette expérience en tant que chanteuse et artiste.»
Depuis son plus jeune âge, Irasubiza raconte n’avoir cessé d’espérer pouvoir faire un jour carrière dans l’univers musical.
Chantant tant et si bien dans les chorales, à l’école ou pour les mariages des membres de sa famille, elle n’a jamais manqué une occasion de se rapprocher un peu plus de son rêve. «La musique, c’est un art qui m’aide à exprimer, ce dont je peux pas exprimer dans mes mots», confie-t-elle.
«En chantant, j’exprime ça dans l’émotion que je mets dans ma voix, que je mets dans le mot, les paroles que je chante et aussi dans le rythme, dans la mélodie.»
Aujourd’hui, elle partage sa volonté de se lancer dans l’écriture de chansons, d’autant plus après avoir expérimenté pour la première fois cet exercice dans le cadre du festival. «Ça m’a montré comment c’est pas si difficile. Il faut juste pas avoir peur. Il faut juste être à l’aise et être sur scène m’a donné d’être à l’aise, comme je vis l’étape.»
«Tu commences par écrire. Si tu joues la guitare ou le piano, t’as besoin d’un instrument. Faire de la musique, ce n’est pas si lourd, ce n’est pas si difficile. Tu dois juste avoir la passion.»
La passion n’est pas quelque chose qui lui manque. Un enthousiasme sincère se dégage de ses paroles lorsqu’elle raconte tout ce que la participation à cet évènement lui a permis de comprendre, d’éprouver et de réaliser. «C’est une expérience qui me donne la chance d’explorer ce côté d’être une chanteuse, de juste me montrer si c’est un chemin que je pourrais aller, d’être une artiste, et aussi me montrer les mauvaises et les bonnes choses d’être une artiste, si c’est ça que je veux faire.»
Ce qu’elle a également pu apprécier, c’est l’opportunité de pouvoir, en se rendant au festival en tant que jeune néoécossaise, faire honneur à sa province, mais surtout à deux communautés qui lui sont chères, et qui font aujourd’hui, l’une tout autant que l’autre, partie intégrante de son identité.
«Je me sens comme si j’étais adoptée acadienne, car je le représente beaucoup, partout. Je suis dans leur communauté, je suis dans beaucoup de conseils. Même mon école, c’est dans un conseil scolaire acadien. Donc j’ai pu représenter ça.»
«Mais aussi [représenter] la communauté noire et africaine qui est ici, qui parle le français, qui est dans la communauté acadienne. Donc, j’ai aimé ça parce que j’ai représenté les deux communautés en même temps.»
De même, elle a été touchée en découvrant l’importance de la communauté francophone canadienne et son engouement pour la musique française, dont l’ampleur lui était jusqu’alors insoupçonnée. «Il y a des fois où je me disais, peut-être je ne devrais pas faire des chansons francophones, personne ne va les écouter. Mais il y a tellement de personnes qui les écoutent!»
«Ça te montre comment la langue francophone est là aussi, comme dans l’industrie de [la] musique. Puis aussi, ça te montre qu’il y a beaucoup d’opportunités en chantant en français. Même comme quelqu’un qui est bilingue, ça va ouvrir plus de portes. Tu ne vas pas juste être fermé dans une langue.»
Finalement, alors que le festival vient tout juste de se terminer, Irasubiza commence à prendre conscience de tout ce qu’elle a appris.
Si tu essaies et [que] tu n’aimes pas, tu vas savoir [que] tu n’aimes pas. Mais si tu n’essaies jamais, tu vas jamais savoir.
Elle en ressort grandie, à la fois en tant que chanteuse, femme et artiste, et enrichie d’un certain adage. «N’aie pas peur d’essayer. Si tu essaies et [que] tu n’aimes pas, tu vas savoir [que] tu n’aimes pas. Mais si tu n’essaies jamais, tu vas jamais savoir, exprime-t-elle. Tout se passe pour une raison.»
