le Vendredi 5 juin 2026
le Lundi 18 août 2025 7:00 Actualités: Acadie et Francophonie

Le Programme VIF, une occasion pour les jeunes de développer leurs idées

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  PHOTO: Tim Mossholder - Pexels
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Le Réseau dialogue, ayant pour mission de créer un lien durable au sein de la francophonie et avec les diverses composantes de la société canadienne, vient de lancer un tout nouveau projet: le Programme VIF. Une aide financière allouée à 17 organisations jeunesse qui valorisent la francophonie et encouragent le dialogue entre les jeunes issus de différentes réalités.

Le Programme VIF, une occasion pour les jeunes de développer leurs idées
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Type de contenu: Actualité

Cette entreprise s’inscrit dans la continuité du plan d’action sur les langues officielles du gouvernement du Canada, qui développe une nouvelle stratégie jeunesse par le financement d’initiatives favorisant les échanges entre jeunes de différentes communautés linguistiques. 

«On s’est proposé pour faire la gestion de ce projet-là parce qu’on est un organisme national», raconte Ajà Besler, directrice générale de Réseau dialogue. 

«Cette idée de vouloir justement créer un dialogue avec des francophones de langue seconde ou des personnes qui ne parlent pas fort le français, mais qui veulent l’apprendre, tout ça fait partie de notre raison d’être comme organisme.»

L’équipe de Réseau dialogue devant leur kiosque, aux Jeux de la francophonie canadienne à Laval.

PHOTO: gracieuseté du Réseau dialogue

Mme Besler explique que Réseau dialogue se trouvait, en effet, en bonne position pour administrer ce programme et créer une structure pour la distribution des fonds et, de cette façon, développer des projets répondant aux besoins des communautés.

Ces derniers devaient se démarquer à travers une approche sensible, venant démontrer qu’il y avait une consultation des jeunes dans leur développement et mise en œuvre.

Ainsi, à partir d’une grille de sélection préétablie, et s’assurant d’une certaine représentativité géographique des différentes communautés, 17 projets ont été retenus parmi 120 propositions.

Mme Besler nous cite, entre autres, celui du Musée ambulant, un organisme culturel et éducatif qui parcourt le Canada pour promouvoir l’art contemporain. Son projet bénéficiera, notamment, aux jeunes Néoécossais grâce à des ateliers qui seront offerts lors de leur prochaine tournée des provinces de l’Atlantique.

Mais plus spécifiquement au sein de la Nouvelle-Écosse, c’est le projet «Rapprochement culturel», porté par le Conseil jeunesse provinciale (CJP), un organisme géré par et pour les jeunes acadiens francophones de 12 à 25 ans pour offrir des occasions en français et défendre leurs intérêts au niveau provincial, qui a su se démarquer.

Une très belle nouvelle pour Laurie Martin-Muranyi, directrice générale du CJP, qui se réjouit des nouveaux projets, partenariats et opportunités que cela va permettre d’apporter à leur organisme et aux jeunes de la province.

«[Il] couvre vraiment beaucoup d’aspects culturels différents, affirme cette dernière, que ce soit au niveau des activités culturelles, mais aussi de la culture de chaque personne, de l’histoire de la culture en Nouvelle-Écosse.»

C’est un projet vraiment intéressant, qui vise vraiment à regarder comment est-ce qu’on peut créer plus de rapprochement culturel entre les jeunes Acadiens, les jeunes Afro-Néoécossais, les jeunes issus d’immigration.

—  Ajà Besler

«C’est un projet vraiment intéressant, atteste également Mme Besler, qui vise vraiment à regarder comment est-ce qu’on peut créer plus de rapprochement culturel entre les jeunes Acadiens, les jeunes Afro-Néoécossais, les jeunes issus d’immigration.»

La portée inclusive et collaborative du CJP a en effet su être appréciée par le jury. De même que son intention de prendre aussi en considération les évolutions démographiques des communautés francophones. «On a besoin de trouver un équilibre, adapté à ces nouvelles réalités, puis créer des espaces inclusifs, mais aussi garder les choses intéressantes, puis uniques.»

L’équipe de Conseil Jeunesse Provincial de la Nouvelle-Écosse durant une activité des Jeux de la francophonie canadienne. De gauche à droite: Mykkaela Lutes, coordinatrice d’évènements, Gabriel Marchand, agent de projet JeuxFC, Laurie Martin-Muranyi, directrice générale, Albert Mutambala, agent de projet JeuxFC, Maude Blondin-Benoi, responsable des communications et de l’engagement. 

PHOTO: CJP de la Nouvelle-Écosse

«Je m’attends à ce que les jeunes sortent de cette année-ci avec une meilleure compréhension de la réalité, abonde Mme Martin-Muranyi, non seulement de la francophonie en Nouvelle-Écosse, mais aussi de l’histoire, par exemple, afro-néoécossaise, de l’impact de l’immigration sur la francophonie, qu’il y ait vraiment des connexions qui soient faites autant entre les jeunes, mais aussi dans le cerveau de chacun, dans le cœur de chacun pour faire place à des échanges qui amènent plus loin.»

Elle espère que le projet pourra permettre aux jeunes de développer leur leadeurship et d’avoir une vision plus globale de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse. Mais également qu’ils puissent rencontrer de nouvelles personnes et comprendre qu’ils ne sont pas seuls, regrettant qu’il y ait encore beaucoup d’isolement au sein de la jeunesse.

Un avis que partage Mme Besler, ayant elle aussi constaté que cette dernière traverse actuellement des moments difficiles. «On ressent les séquelles de la pandémie, puis de l’impact que ça a eu sur les réseaux jeunesse, sur les différentes initiatives, sur les organismes jeunesse. Donc je pense que c’est important d’avoir des fonds qui peuvent venir modifier, renforcer des initiatives existantes ou créer de nouvelles initiatives qui répondent à des besoins émergents.»

Dans ce contexte, il semble tout autant nécessaire, pour Mme Martin-Muranyi, de les aider à développer des sentiments de joie et d’épanouissement personnel. «Une partie de notre projet touche des activités ludiques, des activités plus pour le plaisir, donc de découvrir que c’est possible de vivre des activités en français à travers juste du fun, à travers le plaisir.»

Pour les encourager à développer une certaine fierté culturelle et identitaire, ainsi qu’un intérêt à soutenir et à s’engager au sein de la communauté francophone provinciale. «Ça peut mener à une francophonie plus forte, puis à une Acadie plus diverse aussi, un peu plus représentative, dans le fond, de la réalité de la francophonie en Nouvelle-Écosse.»

Une opinion que soutient également Mme Besler. «On a vraiment besoin d’initiatives qui permettent, je pense, de créer des espaces pour les jeunes, de se connaitre, de faire de la construction identitaire, de développer des sécurités linguistiques en français, de faire partie d’une communauté, de sentir ce sentiment d’appartenance. C’est tellement important.»

Type: Actualités

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