Ce cours de maitrise en éducation permet d’approfondir des problématiques communes aux différents domaines d’éducation. Le semestre dernier, 17 personnes étudiantes adultes dans le domaine de l’éducation ont suivi ce cours. Elles venaient de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et même d’Haïti.
La professeure Gilberte Godin, Ph. D. en enseignement en contexte minoritaire francophone, a donné ce cours. Elle a eu l’idée de faire un projet collaboratif parce que le cours traitait de l’importance de la collaboration dans le leadeurship partagé.
Au début, elle explique qu’il était prévu d’imaginer un scénario de collaboration sur le thème «Engagement école-famille-communauté». Puis, il a été suggéré de réaliser un projet authentique de collaboration au lieu d’un scénario hypothétique, et les étudiants se sont mis d’accord.
Elle explique que le défi a été de démarrer le projet en ligne à 18 personnes. Même si elle gérait un peu les discussions, cela tournait un peu en rond.
Le groupe voulait faire un seul projet commun et non plusieurs petits, ce qui a apporté le premier défi, indique-t-elle.
Travail sur le calendrier des bonnes actions.
Le livre Le leadership partagé au service de la réussite éducative. Comment s’outiller? d’Édith Luc et Lyne Chantal Boudreau les ont beaucoup aidés pour établir des normes de collaboration. Ensuite, les étudiants ont travaillé ensemble ou en petits groupes.
Les étudiants ont élaboré un calendrier d’actions bienveillantes qui peuvent être effectuées individuellement ou en groupe, durant la nouvelle année. Ce calendrier touche la famille, l’école et la communauté, car c’était un autre point important du cours, explique Andrée-Claude Millot, conseillère en orientation du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) de Truro. Les étudiants ont partagé ensuite ces informations autour d’eux.
Au niveau personnel
Gilberte Godin souligne qu’elle a «été touchée par la bienveillance que les personnes étudiantes manifestaient les unes pour les autres». Pour elle, «c’était très beau de les voir travailler».
Elle raconte aussi que les étudiants «se sont même entendus pour se donner du temps supplémentaire pour réviser ensemble leur travail à nouveau, une fois le dernier cours terminé».
«C’était la première fois que je donnais ce cours, mais je dois avouer que j’ai toujours pensé que les cours du bac et de la maitrise pourraient avoir une portée plus communautaire tout en atteignant les résultats d’apprentissage attendus.»
Mme Godin devait faire une grande place aux étudiants dans le projet pour qu’ils exercent leur leadeurship, ce qu’ils ont fait avec brio. Pour elle, ce fut «une expérience de lâcher-prise».
Pour Andrée-Claude Millot, «personnellement, il m’a permis de mettre en valeur mon côté leadeur. C’est en effet une force chez-moi. Le projet m’a permis de partager mes idées, d’écouter celles des autres et de collaborer afin de créer un produit final inspirant.»
Pour Céline Gionet, «la bonne communication entre les étudiants du cours a été essentielle pour clarifier notre objectif. Le plus grand et le plus efficace de la collaboration s’est manifesté au sein des petites équipes.»
«Chaque membre a pu exprimer ses idées, ce qui a facilité les discussions, renforcé la responsabilisation de chacun et permis à tous de se sentir plus investis dans le projet. De plus, le fait de changer de groupe et de redistribuer les tâches en fonction des compétences de chacun s’est avéré particulièrement efficace.»
Partage du projet
Andrée-Claude Millot explique que ce projet peut être partagé à la grande population. Les personnes étudiantes l’ont déjà transféré aux membres personnels de leur école, à leur communauté scolaire ainsi que sur les médias sociaux.
À Truro, il n’a pas encore été testé, indique-t-elle. Elle a bien hâte de voir les retombées.
Un calendrier de bonnes actions est disponible en contactant directement Mme Millot, à l’École acadienne de Truro.
