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le Jeudi 2 mai 2024 7:00 Rubrique - Le Carrefour des Francophones

Plein feu sur la 17e édition du Symposium annuel sur l’immigration francophone

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Le public du symposium.  — PHOTOS: Nazaire Joinville
Le public du symposium.
PHOTOS: Nazaire Joinville

Le mardi 23 avril dans l’après-midi, l'aéroport international James Armstrong Richardson de Winnipeg, au Manitoba, a fait face à un grand embouteillage. Des taxis faisaient des va-et-vient pour récupérer de nouveaux arrivants dans la ville. Ces derniers étaient notamment des membres de différents organismes et institutions francophones du Canada, qui débarquent dans la ville afin de participer à la 17e édition du Symposium annuel sur l’immigration francophone.

Plein feu sur la 17e édition du Symposium annuel sur l’immigration francophone
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Florence Ngenzebuhoro, modératrice du symposium pendant les deux jours de l’événement.

Ainsi, le mercredi 24 et le jeudi 25 avril, les locaux de l’Université de Saint-Boniface, logée dans la même ville, ont été le théâtre de ce symposium. Cette manifestation socioculturelle et scientifique, organisée par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) concurremment avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), a connu un succès immense avec la participation d’environ 200 personnes. 

Le symposium est démarré sur les chapeaux de roues dès le mardi 23 avril dans la soirée, lors d’une réception amicale au Musée canadien pour les droits de la personne, au cœur de la ville de Winnipeg. Un grand nombre de participant(e)s étaient d’ores et déjà présent(e)s et en ont profité pour s’échanger dans une ambiance de réseautage. 

Force est de constater que la francophonie canadienne sous toutes ses coutures a été à l’honneur dans les locaux de la seule université francophone de la province. Des universités francophones, des organismes, les Communautés francophones accueillantes (CFA), des réseaux en immigration francophone, des municipalités bilingues, entre autres, étaient au rendez-vous. Certains d’entre eux ont présenté leur projet et leur vision, mais aussi et surtout leurs réalisations en faveur de l’immigration francophone. 

Dans la même veine, Florence Ngenzebuhoro, qui jouait le rôle de modératrice pendant les deux jours, a maintes fois souligné ses apports au rayonnement de la francophonie en Ontario. «30 ans de cela, j’étais réfugiée en Ontario. À cette époque, il n’y avait aucun service en faveur des francophones, précise l’ancienne présidente-directrice générale du Centre francophone du Grand Toronto. Je suis à l’origine de la mise en place de plusieurs services et réseaux en immigration francophone en Ontario.» 

Mme Liane Roy, présidente de la FCFA, lors de son allocution, le premier jour du symposium.

En plus des organismes et des institutions, le gouvernement fédéral a pris part dans ce méga événement par l’entremise d’IRCC ainsi que l’initiative des CFA. 

Dans son discours, présenté sous forme de vidéo, le ministre de  l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marc Miller, a souligné l’importance que son gouvernement accorde aux francophones sur le territoire. «Je fais de l’immigration francophone une priorité essentielle», a-t-il précisé dans son discours.

Pendant les deux jours, on comptait plus de 10 ateliers, qui ont touché à l’immigration francophone sur plusieurs angles. Les CFA, l’immigration francophone dans les communautés rurales et les services offerts aux immigrants sont certains des sujets débattus dans ces ateliers. 

Si plusieurs panels étaient au choix, d’autres concernaient le grand public, dont Améliorer l’intégration des personnes nouvellement arrivées face aux différents enjeux intersectionnels. Fanny He, qui dirigeait ce panel présenté à la fin du symposium, est membre de la Communauté de pratique intentionnelle en équité, justice sociale et francophonie. Elle était accompagnée de Siriki Diabagate, membre du Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan, et Bintou Sacko, directrice générale de l’Accueil francophone du Manitoba.   

Pendant le symposium, la FCFA a accordé la place à trois immigrants francophones fraichement arrivés au Canada afin de souligner les défis auxquels ils ont fait face. Ces immigrants ont tous salué le travail colossal des organismes francophones. «Il ne faut pas subir l’immigration, il faut la vivre», souligne Madani Ouologuem, l’un des immigrants vivant à Winnipeg.  

Contrairement aux éditions précédentes, le 17e symposium a ouvert la voie à cinq jeunes chercheurs de différentes universités du Canada afin de présenter leur recherche sur la francophonie canadienne en seulement 180 secondes. 

Ce moment important du symposium a marqué tous les esprits. «Après avoir écouté ces jeunes chercheurs, je crois que la relève des chercheurs sur la francophonie est assurée», précise la modératrice avec une joie sans borne. 

Abondant dans le même sens, l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), grand partenaire du symposium, a publié un jour après sur sa page Facebook : «Hier, de jeunes chercheurs et chercheuses francophones issus de l’immigration ont brillamment présenté leurs travaux de recherche. Ce fut un très beau succès.»

Lorsque Alain Dupuis, directeur général de la FCFA, a gravi le podium pour prononcer les mots de la fin, le public a prouvé sa pleine satisfaction après les deux jours du symposium. Si la date et le lieu de la 18e édition ne sont pas encore précisés, il n’en demeure pas moins que de nombreux participants se montrent déjà très enthousiastes à y participer.