le Vendredi 5 juin 2026
le Mercredi 14 février 2024 11:00 Communautaire

« Une occasion pareille ne se présente qu’une fois dans une vie ! » – Sandrine Mounier

Pourquoi faire confiance à Le Courrier

Une équipe de recherche formée de chercheur-e-s de différentes universités du Canada étudie le Congrès mondial acadien 2024, sous le thème Vers l’Acadie de l’avenir : enjeux et espoirs autour du Congrès mondial acadien. Sandrine Mounier, qui vient tout juste de s’installer à la Baie Sainte-Marie, fait partie de cette équipe à titre de stagiaire postdoctorale.

« Une occasion pareille ne se présente qu’une fois dans une vie ! » – Sandrine Mounier
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Avec une fierté sans borne, elle a accepté de rencontrer Le Courrier afin d’expliquer son parcours et, du même coup, ses apports à ce projet ambitieux. 

Originaire de France, Mme Mounier vit au Canada depuis neuf ans.  Elle est installée précisément en Nouvelle-Écosse depuis plus de trois ans. 

Elle a déménagé à la Baie Sainte-Marie en janvier en raison de son nouveau poste.  « Je connaissais déjà la Baie avant de m’y installer, raconte Mme Mounier. J’en avais beaucoup entendu parler depuis mon arrivée à Halifax, il y a trois ans, notamment parce que j’ai travaillé dans le milieu francophone. J’avais aussi voyagé à quelques reprises dans la région. Alors je me retrouve plutôt bien ici. » 

Mme Mounier n’a pas caché son admiration pour l’Acadie. « Quand j’ai pris la décision de déménager en Nouvelle-Écosse, il y a trois ans et demi, l’une des choses qui m’ont attirée ici était justement la présence acadienne, déclare-t-elle. Même si j’en connaissais que très peu sur l’Acadie et sa diaspora, son histoire tumultueuse m’interpellait et mes connaissances sur la construction des identités culturelles me permettaient d’appréhender que l’acadiennité serait fascinante à explorer. »

Selon la spécialiste en Études urbaines, ce nouveau poste est arrivé à point nommé. « Quand j’ai vu l’offre d’emploi de stagiaire postdoctorale pour le projet de recherche sur le CMA, parue l’été dernier, j’ai senti que c’était comme si les planètes s’alignaient : une occasion pareille ne se présente qu’une fois dans une vie ! »   

En plus de la Baie Sainte-Marie, Sandrine se sent bien aussi à l’Observatoire Nord/Sud de l’Université Sainte-Anne, au sein duquel elle travaille pour le CMA. « Je trouve aussi que les gens d’ici sont très gentils. Mon intégration dans l’équipe de l’Observatoire Nord/Sud se passe également très bien. Je me sens choyée jusqu’à date », avoue-t-elle.

Par ailleurs, les tâches de Mme Mounier pour le CMA sont énormes. « Mon rôle principal dans ce projet de recherche est de coordonner les diverses activités prévues à l’agenda, comme des tâches de communication et des ateliers de partage de connaissance avec les organisations partenaires et la communauté, ainsi que les enquêtes développées par mes 17 paires de chercheuses et chercheurs, précise la docteure. Ensuite, dès cet été, pendant le CMA, je participerai et coordonnerai les activités de collecte et d’analyse de données de l’enquête commune, en collaboration avec des assistantes et des assistants de recherche. »

Mme Mounier croit dur comme fer qu’elle sera une valeur ajoutée et complémentaire dans cette recherche. « Étant donné que mon doctorat en études urbaines était interdisciplinaire, il m’a donné l’habitude de m’intéresser à une grande variété de domaines, comme la sociologie, l’anthropologie, la géographie, l’histoire, les sciences politiques ou touristiques, souligne-t-elle. Je pense que cette ouverture va me permettre de bien collaborer avec les 17 autres chercheuses et chercheurs du projet sur le CMA qui sont issus de diverses disciplines. »

Dans la même veine, Clint Bruce, directeur de ce projet de recherche, estime que Mme Mounier apporte son expertise au CMA 2024. « Nous avons beaucoup de chance d’avoir Sandrine Mounier au sein de notre équipe ici, à l’Observatoire Nord/Sud. À la dynamique et dotée de compétences polyvalentes, elle jouera un rôle indispensable en tant que coordinatrice du projet, précise le spécialiste en diaspora acadienne. En plus d’appuyer la gestion de l’initiative, Sandrine a l’intention de mener ses propres recherches sur le Congrès mondial acadien. Elle apportera donc une valeur ajoutée à nos enquêtes sur cet événement si important, notamment en s’intéressant à l’expérience des femmes pendant le CMA. »

Mme Mounier participera aussi, à la fin du CMA, à la production d’un rapport de recherche accessible aux organisations partenaires et à la communauté ainsi qu’un ouvrage scientifique collectif. 

Questionnée sur son apport au CMA, elle n’a pas caché son intention. « Je souhaite apporter mon regard féministe et intersectionnel pour étudier l’expérience spécifique des femmes au Congrès mondial acadien », précise-t-elle. 

À noter que Mme Mounier détient en France un master et un postmaster en architecture. Elle a poursuivi ses études à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) avec son doctorat en Études urbaines. 

Le sujet de sa thèse était comme suit : « La production de l’espace intercultur-elles de quartier : entre gestion de la diversité et relations sociales. Le cas de la bibliothèque publique du Boisé à Saint-Laurent ». Elle a présenté cette thèse en 2021 avec la mention d’excellence.

Avant son arrivée à l’Université Sainte-Anne, Mme Mounier avait déjà fait ses armes à l’UQAM comme auxiliaire de chercheuse et chercheuse associée d’une part, et comme chargée de cours, d’autre part.  De plus, elle a déjà présenté plus d’une dizaine de communications scientifiques et a publié plusieurs articles scientifiques. 

Mme Mounier souhaite de plus en plus s’impliquer dans la communauté. D’ailleurs, elle souhaite animer bénévolement des sessions de Zumba pour la communauté, notamment pour les femmes. « Alors, je profite de cette estrade médiatique pour lancer un message aux intéressées ! » conclut-elle.