le Mercredi 17 juin 2026
le Mercredi 17 juin 2026 7:00 Nos communautés - Halifax

Des éducateurs de la petite enfance pour construire l’humain et la société de demain

Pourquoi faire confiance à Le Courrier
  PHOTO: de gracieuseté
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La Nouvelle-Écosse célèbre au mois de juin les efforts des professionnels de la petite enfance qui façonnent au quotidien la pâte tendre de la province: les tout-petits, les faisant évoluer au rythme de leurs propres capacités.

Des éducateurs de la petite enfance pour construire l’humain et la société de demain
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Type de contenu: Actualité

À l’occasion de cette journée d’appréciation, qui a lieu chaque année le 9 juin, Liliane Tugiramahoro, Nadia Ndacituma, Zineb Taqqa, éducatrices à la petite enfance, ainsi que Nathalie Wolniewicz, éducatrice à l’inclusion au Petit Voilier de Beaubassin, ont répondu avec enthousiasme à cinq questions qui leur ont été posées par Le Courrier. 

Elles ont révélé leur passion, et évoqué la beauté et les défis de leur mission.

PHOTO: de gracieuseté

Un métier passionnant

Zineb considère que son métier est très dynamique.

«J’aime le fait que nous aidions les enfants à évoluer et que nous les accompagnions dans leur développement afin de les préparer à l’école», dit-elle.

Un avis partagé par Liliane, qui explique à quel point il est époustouflant de constater comment, «dès le premier jour jusqu’à la fin de son parcours, un tout-petit apprend à parler, à s’asseoir, à acquérir les bonnes manières et à se socialiser avec les petits de son âge».

Pour Nadia, ce métier permet également d’être en contact avec toute une communauté composée de personnes de différentes nationalités et cultures. C’est un domaine enrichissant qui, selon elle, «change la vie de tout professionnel».

L’enseignement, un choix réitéré

Pour Zineb, c’est surtout la naissance de son premier bébé qui a déterminé son choix de carrière. Marocaine d’origine, elle a emporté avec elle sa passion de comprendre le développement de l’enfant au Canada, où elle a suivi sa formation en éducation à la petite enfance.

De même pour Nadia, qui vivait au Burundi et travaillait déjà auprès d’élèves en difficulté  d’apprentissage. Selon elle, «les enfants sont la base de la société de demain», et il est très motivant d’œuvrer auprès d’eux.

Liliane, quant à elle, avait commencé par animer des ateliers culinaires avec les apprenants du centre, comme la confection de biscuits. En observant le travail des éducateurs, elle a rapidement décidé d’en faire sa carrière, car il s’agit d’un métier singulier qui engage le professionnel dans «la construction de l’être humain», déclare-t-elle.

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Les défis du quotidien

Les trois éducatrices s’accordent sur le fait que le principal défi de leur profession consiste à assurer le bien-être et la sécurité des tout-petits.

Pour Zineb, cela demande «de la flexibilité et beaucoup de patience».

Les enseignantes soulignent également que chaque apprenant est unique et possède sa propre personnalité. Nadia attire l’attention sur la nécessité de comprendre les émotions de chaque individu «afin de rendre sa journée meilleure».

Liliane insiste aussi sur l’idée que chaque enfant évolue à son propre rythme et qu’il est essentiel de comprendre ses besoins particuliers.

Les enfants et leurs parents : une double responsabilité

Pour les éducatrices du Petit Voilier, la responsabilité ne se limite pas aux apprenants, mais s’étend également aux parents.

«Les parents déposent chaque matin ce qu’ils ont de plus précieux», affirme Zineb.

«Il faut être à leur écoute et communiquer facilement avec eux», ajoute Liliane.

Pour sa part, Nathalie met en exergue la responsabilité envers les parents et le travail de collaboration étroite avec eux afin de favoriser notamment le développement de chaque petit en fonction de ses potentialités.

Nadia souligne pour sa part l’importance de toujours «informer les parents du vécu quotidien de l’enfant», ce qui constitue également une norme essentielle.

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L’éducation inclusive 

Pour Nathalie, c’est une «joie absolue de voir évoluer» les enfants en difficultés.

«Relever les défis liés aux troubles de l’apprentissage est passionnant», explique cette éducatrice, car il s’agit de «trouver des moyens alternatifs pour réussir à faire progresser chacun en partant de ses propres centres d’intérêt».

Elle accompagne un enfant non verbal. Son défi consiste donc à créer «des moyens de communiquer et d’échanger».

Éduquer en français : une mission commune

Les quatre dames partagent l’importance de transmettre la langue française aux mineurs, particulièrement en Nouvelle-Écosse, où la majorité de la population est anglophone.

Pour Nathalie, originaire de France, les jeunes sont souvent habitués à parler anglais. Au centre, ils sont initiés au français et encouragés à l’utiliser le plus possible.

Belge d’origine, Liliane souligne que chaque interaction avec un tout-petit représente une occasion d’apprentissage linguistique.

«La maîtrise de la langue dès le plus jeune âge apporte à l’enfant de la confiance. Il se sent rassuré de parler en français dans un environnement positif et stimulant», explique-t-elle.

Zineb ajoute que plusieurs apprenants anglophones font partie de leurs groupes.

«Les petits découvrent alors avec les éducatrices les bases du français. Ils acquièrent du vocabulaire à travers les jeux, les histoires et les comptines.»

Nadia conclut : «C’est notre mission de les accompagner. Ils constituent une base solide pour faire vivre la langue française. Nous aidons les familles à renforcer cette base et à la maintenir de génération en génération».

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Type: Actualités

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