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«220 femmes âgées entre 18 et 92 ans ont savouré ce moment de rassemblement», explique Janane Chater, présidente du Conseil paroissial.
«Nous avons souhaité connecter les différentes générations et les rassembler», enchaine-t-elle.
«Tout le monde a été touché et ému. Nous avons aperçu des larmes sur les joues, surtout des personnes âgées. Ce fut un moment fort en émotions et en sentiments», commente-t-elle.
Dans le centre d’évènements du Cèdre, les participantes se croisaient et se souhaitaient «bonne fête».
La maman arrivait accompagnée de sa fille, les grands-mamans aux bras de leurs petites filles. Sur les lieux affluaient des protagonistes d’une même famille, mais de quatre générations différentes!
Mme Chater s’exclame: «Ce fut exceptionnel et fortement touchant!»
Pendant cet après-midi-là, des jeux ont été organisés pour égayer l’ambiance et rapprocher les gens. Mony Nehme Yammine a animé la séquence Tarbouch, un jeu de mimes qui invite à deviner des chansons et citations traditionnelles libanaises.
Cette célébration a été marquée surtout par des témoignages de vie. Mme Chater fait valoir que «beaucoup de personnes ont répliqué, en réaction à cette séance, qu’elles se sont senties écoutées comme femmes».
Cette rencontre féminine fut aussi l’occasion de remercier les religieuses Sœur Lucienne Bou Zeid et Sœur Marie Ange Sfeir de la congrégation de la Sainte famille maronite libanaise pour tous leurs efforts depuis leur arrivée à Halifax.
Dans son allocution, Sœur Lucienne Bou Zeid a notamment évoqué la mission voulue par le fondateur de leur congrégation, le patriarche Elias Hoayek, soit «la nécessité de renforcer les femmes et de les habiliter à jouer un rôle prépondérant en société à travers l’éducation».
À son avis, les jeunes filles sont un pilier de leur famille et de la société et ont un impact décisif. «Il faut donc leur assurer une éducation de qualité, puisqu’elles sont chargées de transmettre des valeurs et d’éduquer à leur tour, l’avocat, l’architecte et le médecin de demain», considère-t-elle.
Sœur Lucienne a également souligné comment, à l’instar de la Vierge Marie, la femme et la mère de famille est appelée à dire «Oui» à la volonté de Dieu chaque jour de sa vie.
S’adressant aux dames présentes dans la salle, elle a continué: «Le monde a besoin de femmes comme vous qui vivent dans la lumière de la foi… qui œuvrent par amour tout en marchant de l’avant, en ayant toujours confiance en Dieu qui les aime.»
«Des femmes qui donnent sans rien attendre en retour; qui sèment le bien autour d’elles en l’attente de la récolte», dit-elle.
Pour sa part, Mary Dable Arab, femme d’affaires et entrepreneure, a fait valoir, à son tour, comment les mains féminines façonnent le monde par des impacts particuliers, notamment les empreintes d’une mère dans la vie et le devenir de son enfant. «Il est important qu’un parent soit à l’écoute de son enfant, qu’il comprenne ce qui le passionne en l’encourageant à aller de l’avant tout en estimant à juste titre ses compétences et ses capacités», déduit-elle.
Ce moment propice de prise de parole permit à Mme Dable Arab de saluer publiquement les sacrifices de sa maman qui, par ses actions quotidiennes, son attention et son encouragement s’est bien occupée d’elle et l’a poussée à faire ses études pour qu’elle soit la femme qu’elle est devenue aujourd’hui.
Cette célébration n’aurait pu être réalisée sans les efforts de Mesdames Janane Chater, Jocelyne Khairallah, Marguerite El Chater, Zeina Chedrawi, Nadia Jreij, Rima Stone, Mony Yammine.
Le buffet, signé Mint Catering, avait été préparé par les chefs Jean Gharib et Youssef Moeit. Le repas fut autour de tables rondes. L’insonorisation de la salle avait été disposée par Anthony Francis de Ven-U Tech Productions, qui a également placé un grand écran et dressé un podium pour l’occasion.
