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«La Municipalité est en train de mettre à jour son règlement d’utilisation des terres et sa stratégie municipale de planification afin de se conformer aux règlements provinciaux, a déclaré le préfet Yvon LeBlanc. C’est une exigence de la province. Toutefois, même si nous voulons nous y conformer, nous voulons aussi quelque chose qui fonctionne pour Clare.»
Les résidents écoutent la présentation initiale de Jamie Burke, représentant de Stantec, qui a modifié le format de la consultation publique pour adopter un format de présentation et de questions-réponses après les évènements chargés d’émotion de l’audience publique précédente, qui avaient conduit plusieurs participants à s’exprimer simultanément.
La séance du 18 février constitue la première étape d’un processus d’approbation en cinq phases. À la suite de cette consultation, la stratégie sera soumise à une audience publique statutaire avant un vote formel du conseil.
La province examinera les documents afin de s’assurer qu’ils respectent les «déclarations d’intérêt public», notamment en ce qui concerne la protection des terres agricoles, l’efficacité des infrastructures municipales et l’atténuation des risques d’inondation.
Si le ministre juge les documents insuffisamment solides, ils seront renvoyés à la Municipalité et à la firme de consultation chargée de les rédiger, Stantec, pour révision.
Jonah Guimond, originaire de Clare, demande à Stantec de respecter le strict minimum en matière de zonage et de législation requis par la province.
Résident Jonah Guimond a formulé une critique sévère de la proposition, affirmant que la «volonté démocratique» d’une communauté qui vit depuis des décennies sans zonage est mise de côté par une portée règlementaire élargie.
Guimond a affirmé que le plan actuel «va bien au-delà des exigences» fixées par la province et qu’il «réduira la liberté pour essentiellement aucun gain».
Il a soutenu que l’absence de plaintes publiques concernant le statuquo démontre qu’il n’y a pas de mandat pour un changement et que des objectifs sociaux, comme la densification du logement, devraient être poursuivis au moyen de mesures législatives distinctes plutôt que par un plan d’aménagement restrictif.
En défense de la proposition, le représentant de Stantec, Jamie Burke, a maintenu que la Municipalité est déjà «à la limite de ne pas respecter le strict minimum» exigé par les vérificateurs provinciaux. Burke a averti que toute version moins complète pourrait être rejetée par la province, forçant la Municipalité à recommencer un processus couteux.
Guimond a également critiqué la prévalence des désignations agricoles. «Essayer d’optimiser pour l’agriculture n’a pas vraiment de sens», a-t-il dit, soutenant que le plan cherche à préserver des «terres agricoles qui n’existent pas», puisqu’il affirme que Clare n’est pas reconnue pour son agriculture, tout en rendant des terrains de valeur moins exploitables.
En réponse, et aux préoccupations soulevées par d’autres résidents, qui ont mentionné des propriétés mal identifiées comme agricoles, Burke a indiqué que la Municipalité pourrait renommer la désignation «agricole» en «rurale» ou éventuellement créer une deuxième désignation résidentielle — une désignation «rurale» — afin de mieux correspondre à la réalité de la communauté.
Mike Bee, résident de Clare, demande à la Municipalité d’encourager la souveraineté alimentaire plutôt que de simplement l’autoriser dans certaines circonstances.
Un participant, Mike Bee, a également souligné une menace à la souveraineté alimentaire, évoquant les «zones grises entre une ferme d’agrément et une ferme générant un revenu». Il a exhorté la Municipalité à «encourager la production alimentaire à petite échelle, et non seulement à la permettre», craignant que des marges de recul restrictives nuisent à l’autosuffisance locale.
À l’approche de la date limite du 31 mars pour la soumission finale, la communauté est ébranlée par la rapidité de la phase finale. Plusieurs résidents ont exprimé leur crainte que des erreurs cartographiques — que Burke a reconnues comme n’étant «pas parfaites» — soient difficiles et couteuses à corriger, une fois les documents adoptés.
Pour atténuer ce risque, Guimond a proposé que la Municipalité accorde une «période de grâce d’un ou deux ans» pendant laquelle les propriétaires pourraient demander des rezonages sans frais afin de corriger des inexactitudes.
La frustration a également monté au sujet de l’échéance du 31 mars, que le directeur général municipal, Stéphane Cyr, a qualifiée d’objectif de la Municipalité. Comme l’a souligné un résident, Dominique Hanna, le processus a commencé en 2018, mais après sept ans d’élaboration, la fenêtre d’approbation finale s’est resserrée à quelques semaines.
Les responsables municipaux et les représentants de Stantec ont conclu la séance en s’engageant à examiner et à corriger les cartes en fonction des commentaires de la communauté.
Il demeure incertain que la Municipalité demande une prolongation — et que la province l’accorde.
