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«Après avoir fait le groupe des francophones de la Rive-Sud, je me suis aperçue en rencontrant d’autres personnes qu’il y avait des femmes qui avaient envie de se regrouper», raconte Ariane Gleize.
Elle a donc eu l’idée de créer un nouveau groupe spécifiquement pour les femmes francophones de la Rive-Sud, leur offrant l’occasion de se rassembler, de partager des activités et d’accompagner celles qui se sentaient isolées.
C’est vraiment une belle opportunité pour les femmes de cette région de pouvoir se rencontrer, échanger, s’amuser en français.»
«C’est vraiment une belle opportunité pour les femmes de cette région de pouvoir se rencontrer, échanger, s’amuser en français», soutient Diane Racette, arrivée sur le projet peu de temps après.
«Quand j’ai vu qu’on commençait à être un peu nombreuses, poursuit Ariane Gleize, je me suis dit: “on va faire un groupe qui sera un peu plus officiel”.»
C’est ainsi qu’elle en est venue à contacter Claire Gabriot et Diane Racette, car, de par leur implication respective auprès de la communauté, elle s’est dit que ces dernières pourraient contribuer à faire grandir ce projet.
Ariane Gleize.
«[Ariane] m’a demandé, de un, si j’étais intéressée à me joindre, et de deux, si je connaissais d’autres femmes qui pourraient s’intéresser aussi. Ça fait quand même longtemps que je suis dans la région. Je vis ici depuis 2007. J’ai travaillé à l’école. Donc, oui, j’ai des connexions», affirme Diane Racette.
Grâce à la contribution de Diane Racette, qui a partagé le projet à toutes les femmes francophones et acadiennes de la région qu’elle connaissait à travers ses réseaux, en moins d’une semaine, il y avait plus de 10 femmes inscrites dans le groupe.
«On voit vraiment qu’il y avait un besoin», constate Ariane Gleize, qui s’impatiente déjà de voir les femmes créer de nouvelles affinités.
Elle explique que la création de ce groupe permet également aux femmes francophones de la région de se retrouver plus facilement les unes les autres, car elles partagent ensemble une liste répertoriant les lieux de résidence de chacune.
Grâce à cela, les membres peuvent aussi se rencontrer en dehors du groupe.
Ariane Gleize s’enthousiasme déjà de l’engagement que cela génère, au vu de l’engouement exprimé par les différentes participantes.
«Chacune, en fonction de [son] savoir-faire, de [son] savoir-être, tout ça, propose quelque chose aux autres de la communauté», se réjouit-elle.
Diane Racette.
Diane Racette, par exemple, a l’idée de partager ses connaissances en couture.
Elle espère également développer un lien avec le centre communautaire, comme un lieu d’accueil et de soutien pour le groupe, et voir, peu à peu, des relations se tisser au-delà des activités.
«Puis, ajoute Ariane Gleize, ça va permettre de montrer aussi qu’il y a quand même des francophones dans la Rive-Sud, des femmes francophones et, voilà, pour histoire juste de les mettre en lumière.»
«Ça peut être un beau modèle pour les Acadiens et les francophones de la région», renchérit Diane Racette.
À présent que le projet est lancé, Ariane aspire à le voir grandir au point où les participantes n’aient plus besoin d’elle pour se retrouver.
«Que ça soit pas une ou deux personnes qui impulsent à chaque fois quelque chose, mais après qu’il va y avoir trop de choses, qu’on va plus savoir quoi faire», imagine-t-elle, sourire aux lèvres.
Pour autant, Diane Racette tient à souligner l’importance du rôle joué par Ariane dans ce projet, rappelant que, sans elle, le groupe n’existerait pas: «Je crois que ça vaut vraiment la peine d’être noté parce que c’est vraiment elle qui est au centre de tout ceci. C’est son idée. Elle a fait les démarches nécessaires. Elle s’est rendue à la rencontre de la fédération pour soumettre le projet. Alors, un gros merci à Ariane.»
