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Les participants au rassemblement organisé au Yarmouth Grand Hotel dans la soirée du 13 janvier accueillent le chef conservateur Pierre Poilievre alors qu’il monte sur scène au début de la soirée.
Poilievre a axé son discours sur les défis économiques auxquels sont confrontés les Canadiens, affirmant que beaucoup «n’ont pas les moyens de vivre» en raison du coût élevé des aliments, du logement et du carburant.
Il a décrit l’expérience d’aller à l’épicerie comme un «cauchemar» pour beaucoup de gens. Pour étayer son argumentation, Poilievre a cité des statistiques nationales, affirmant que 2,2 millions de personnes ont désormais recours aux banques alimentaires chaque mois et que 25 % des jeunes sautent des repas pour payer leurs factures.
Le rassemblement s’est ensuite orienté vers une discussion détaillée sur la politique de la pêche. Cliff Smalls, ministre conservateur fantôme de la Pêche, a présenté son projet de loi visant à élargir le marché des produits dérivés du phoque.
Il a plaidé en faveur de la nécessité de gérer les populations de pinnipèdes (phoques, otaries et morses) afin de rétablir l’équilibre de l’écosystème océanique.
Selon Smalls, la population de phoques est un facteur majeur dans les difficultés rencontrées par l’industrie, affirmant que les phoques consomment «50 fois plus de poissons que les pêcheurs».
Poilievre a critiqué le ministère des Pêches et des Océans (MPO), soulignant ce qu’il a décrit comme une croissance bureaucratique incontrôlée sans avantages correspondants pour les pêcheurs.
Il a affirmé que le budget du ministère avait augmenté de 150 %, passant de 2 milliards à 5 milliards de dollars au cours de la dernière décennie.
Malgré cette augmentation du financement, il a déclaré que les infrastructures essentielles, telles que les quais locaux, «tombent littéralement en ruine».
En réponse à ces critiques, il a présenté une série d’engagements visant à réformer la gestion des pêches. Ces engagements comprenaient:
- La réduction de la bureaucratie à Ottawa afin de réaffecter les fonds vers des projets d’infrastructure côtière.
- L’application d’une loi unique pour tous les pêcheurs, «sans distinction de race», afin de mettre fin à ce qui a été qualifié de «pêche illégale».
Poilievre a affirmé qu’il y avait eu «une augmentation de plus de 50 % des crimes violents» dans tout le pays.
Il a attribué cette augmentation aux politiques de «capture et remise à l’eau», en faisant spécifiquement référence au projet de loi C-75, une loi fédérale adoptée en 2019 qui a apporté des changements importants au système de mise en liberté sous caution, qui, selon lui, permet aux récidivistes d’être libérés quelques heures après leur arrestation.
Pour illustrer son propos, il a raconté des anecdotes sur les difficultés rencontrées par les forces de l’ordre à Vancouver, où, selon lui, 40 délinquants ont été arrêtés 6 000 fois en un an, et à Kelowna, où 15 personnes auraient été arrêtées 1 100 fois en un an.
Pour remédier à ces problèmes, il a présenté un plan en trois points pour réformer la justice pénale:
1. Éliminer ce qu’il a appelé «cash and release bail».
Une expression anglaise sur le thème «attraper et relâcher», où «attraper» est remplacé par «cash» (argent), sous-entendant que la libération est basée sur l’argent versé.
2. Mettre en œuvre une politique de «trois fautes, vous êtes éliminé» pour les infractions graves, passibles d’une peine minimale de 10 ans d’emprisonnement.
3. Mettre fin à la caution, à la libération conditionnelle, à la probation et à l’assignation à résidence pour les personnes classées comme délinquants graves.
Le sujet a été personnalisé par Esther Jones, une résidente locale, qui a raconté l’histoire du meurtre de sa tante par un récidiviste violent, un évènement qu’elle a attribué à ce qu’elle a qualifié de «politiques libérales laxistes en matière de criminalité».
L’équipe de Poilievre a refusé de répondre à une demande de commentaire direct du Courrier de la Nouvelle-Écosse, affirmant qu’il ne répondrait à aucune question de la presse ce soir-là.
