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Contrairement aux sports qui nécessitent des années d’entrainement, les bases du pickleball «s’apprennent en à peu près une heure». Il est peu couteux de s’y mettre. Un nouveau joueur peut s’équiper complètement pour «moins de 100 dollars», et aucun équipement couteux n’est nécessaire pour commencer.
M. De Beaumont explique également que le pickleball convient aux «personnes de tous âges et de tous niveaux de forme physique». Sa nature adaptable en fait une activité idéale pour un large éventail de personnes, y compris, comme M. De Beaumont l’a constaté, les personnes atteintes de maladies, comme la maladie de Parkinson.
De Beaumont affirme que le côté accessible de ce sport jette les bases de la contribution la plus importante du pickleball: sa capacité à forger des liens sociaux puissants est «vraiment phénoménale».
Il attribue cela à la taille réduite du terrain, qui rapproche physiquement les joueurs les uns des autres par rapport à d’autres sports, comme le tennis, favorisant ainsi une camaraderie plus intense et immédiate. «Le pickleball permet de vivre de beaux moments intergénérationnels.»
Selon Jessica Walker-Dion, responsable des loisirs pour la Municipalité de Clare, la demande pour le pickleball dans la région «a dépassé le niveau récréatif», avec un enthousiasme débordant parmi les résidents.
Pour répondre à cette demande initiale, la Municipalité offre une base solide de services, notamment trois séances de jeu hebdomadaires – deux en partenariat avec l’Université Sainte-Anne et une à l’école secondaire locale – et un ensemble d’équipements partagés, comprenant 24 raquettes et balles, afin que tout le monde puisse essayer ce sport.
Plutôt que de simplement essayer de gérer elle-même la demande croissante, la Municipalité a pris la décision d’encourager et de soutenir la création d’une association officielle de pickleball.
Walker-Dion affirme qu’une demande de financement est plus solide lorsqu’elle émane d’une association bénéficiant du soutien de la Municipalité, ce qui donne à la communauté de meilleures chances d’obtenir effectivement le financement nécessaire à la construction de terrains dédiés et d’autres infrastructures.
Le rôle de la Municipalité reste récréatif: veiller à ce que les gens «apprennent à jouer et prennent plaisir à jouer», dit Walker-Dion. L’association communautaire, quant à elle, peut gérer l’aspect compétitif pour ceux qui souhaitent «suivre leurs scores et participer à des tournois». Ce modèle permet aux joueurs occasionnels et aux joueurs compétitifs de s’épanouir.
Le sport du peuple
Jean-Pierre De Beaumont qualifie la croissance du pickleball de «révolutionnaire», pour une raison précise.
Avec les sports traditionnels, explique-t-il, la pression pour la création de nouvelles installations est différente. «Si l’on prend l’exemple du hockey ou du baseball[…] elle vient des instances organisatrices, alors que ce qui est révolutionnaire avec le pickleball[…] c’est qu’elle vient de la masse».
La popularité de ce sport est organique, selon l’instructeur, puisqu’il provient «de partout», les nouveaux joueurs le découvrant constamment dans les parcs et les salles de sport locaux.
De Beaumont affirme également que ce sport peut aider à guérir d’anciennes blessures émotionnelles chez ceux dont les expériences sportives ont été marquées par des sentiments de «honte ou d’humiliation».
Comme «il n’est pas nécessaire d’être doué au pickleball» pour s’amuser, ce sport offre un point d’entrée accueillant et sans jugement aux personnes qui n’ont pas pratiqué d’activité physique depuis des années. Pour les personnes qui n’ont «jamais fait de sport de leur vie», explique De Beaumont, «elles ne pourraient pas trouver meilleur sport».
