Type de contenu: Actualité
«Le programme Francozone, c’est des microsubventions d’une valeur de 1 500 $, explique Soukaina Boutiyeb, directrice générale de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC). On subventionnera 80 projets cette année. Tout le monde peut y appliquer. Ça peut être autant des organisations sans but lucratif que des institutions francophones.»
Cette initiative, rendue possible grâce au financement du gouvernement du Canada, vise à créer des activités venant soutenir les mères dans la transmission du français et de la culture francophone au sein des communautés.
En effet, comme le montre le recensement de 2016 de Statistique Canada, les femmes occupent une place essentielle dans la transmission de la langue: lorsque la mère parle le français, que ce soit sa langue maternelle ou non, les enfants ont 32 % plus de chances de le parler à leur tour.
«Aussi, on sait qu’on est dans un contexte socioculturel, j’ai envie de dire, où on a vu un déclin du poids démographique dans certaines communautés. Donc, c’est encore plus important et encore pertinent qu’un projet comme celui-ci voit le jour», ajoute Mme Boutiyeb, soulignant que la transmission de la langue française est un travail de communauté.
C’est pourquoi l’AFFC souhaite aujourd’hui développer ces lieux d’échange, de collaboration et de connexion.
On laisse place à l’innovation pour les organisations, les groupes qui veulent déposer des projets.
«On laisse place à l’innovation pour les organisations, les groupes qui veulent déposer des projets. Mais, ça peut être autant des cercles de paroles, ça peut être des conférences, ça peut être des journées familiales, ça peut être des journées artistiques intergénérationnelles… peu importe le format. Mais toujours dans l’objectif que ça soit d’appuyer les femmes, de contribuer à la vitalité des femmes au niveau de la profession de la langue française, de reconnaitre leur expertise.»
La directrice de l’AFFC tient, en effet, à insister sur l’importance d’encourager et de valoriser le leadeurship féminin en situation minoritaire francophone.
«La communauté doit réaliser que, quand on parle d’apprentissage de la langue, on oublie que pas mal de fois, c’est grâce aux mamans. Puis, c’est important que, en tant que communauté aussi, on vienne appuyer les mamans dans ce rôle-là, qu’on crée une communauté de solidarité, une communauté où, en fait, cette transmission de la langue et de la culture peut se vivre à l’extérieur de la maison.»
C’est la raison pour laquelle ce programme, qui existe depuis 10 ans pour les organismes membres de l’AFFC, prend désormais une dimension pancanadienne et intersectorielle, l’association ayant jugé nécessaire de l’élargir au-delà des organisations de femmes pour favoriser les collaborations, au vu de l’intérêt et du besoin évidents.
«On a déjà reçu quelques dépôts de demandes de financement, donc c’est super», s’enthousiasme Mme Boutiyeb, en encourageant les autres porteurs de projets intéressés à soumettre leur candidature avant la date limite du 25 novembre.
