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La passion d’Alexandre pour l’audiovisuel remonte à bien avant son arrivée au Canada. Fils d’un photographe, il travaillait avec son père dans son studio dès un jeune âge, puis tournait des petits films avec ses amis pendant les vacances.
Après avoir terminé ses études dans un lycée audiovisuel, il a travaillé en vidéo au sein de l’entreprise de communication de son père, ainsi que comme assistant de production pour une compagnie française.
Puis, une fois au Canada, ses activités en vidéo se sont poursuivies, et ont mené à la création de son entreprise, qui est enregistrée sous son propre nom.
«Ça s’est fait au fur et à mesure parce que quand j’ai commencé à travailler à Halifax, il y avait de plus en plus de monde qui me contactait pour faire de la vidéo ou de l’audio ou des choses comme ça», explique Alexandre.
Alexandre se préparant à filmer.
«Et puis l’entreprise, elle s’est faite par elle-même.»
Au fil des ans, en travaillant avec différentes organisations et entreprises, Alexandre a touché à plusieurs aspects du domaine, dont la caméra, le montage, la technique, la coordination de production et le management de production.
En fait, la variété de ses contrats et des tâches qu’il assume reflète un élément essentiel de son identité professionnelle: la polyvalence.
«Je pense qu’il faut être assez polyvalent dans notre environnement. Il y a quand même beaucoup de travail ici, mais il faut faire beaucoup de différentes choses», déclare-t-il, en notant que cette capacité d’adaptation semble être plus répandue ici que dans son pays natal.
«C’est vrai qu’en France, j’ai peut-être l’impression qu’on est plus spécialisé dans une seule chose. Mais ici, si on arrive à être assez polyvalent, il y a beaucoup d’options».
L’ouverture d’Alexandre à exercer plusieurs fonctions lui a également conduit vers les médias, CBC et Radio-Canada, où il travaille depuis quelques années.
«C’est vraiment intéressant. C’est différent, c’est de la nouvelle. Donc c’est vraiment un autre rythme», dit-il. Il ajoute qu’encore une fois, la diversité de compétences et la réactivité sont des atouts pour ce genre de travail.
Sur le plan professionnel, Alexandre est très satisfait de ce qu’il a accompli jusqu’ici, et se sent à sa place en Nouvelle-Écosse.
«Moi, je suis vraiment heureux comme ça. J’ai plein de travail, j’ai un super réseau, résume-t-il. Je ne peux pas rêver mieux».
«Est-ce que j’aurais eu ces opportunités en France? En fait, j’en sais rien du tout. C’est difficile à dire. Mais en tout cas, je les ai ici, puis je suis vraiment content et fier de ça», conclut-il.
