le Mercredi 3 juin 2026
le Vendredi 18 octobre 2024 12:00 Rubrique - L'impact des gens d'ici

Enactus Sainte-Anne souhaite «trouver des solutions entrepreneuriales à des problèmes existants»

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L’équipe Enactus Sainte-Anne pour l’année scolaire 2024-2025. Sens horaire, en commençant en bas à gauche: Arona Diop (faculty advisor), Aaron Mwango Mosobu (vice-président de la collecte des fonds), Jaelle Kabiena Panu (présidente), Saydee Webster (vice-présidente des opérations), Jessy Ilunga Mulamba (vice-président des finances), Laurent Kadeke Materanya (vice-président).
Absente : Sara Nemer Gonzalez (vice-présidente en communications)
 — PHOTO : Yvette Comeau
L’équipe Enactus Sainte-Anne pour l’année scolaire 2024-2025. Sens horaire, en commençant en bas à gauche: Arona Diop (faculty advisor), Aaron Mwango Mosobu (vice-président de la collecte des fonds), Jaelle Kabiena Panu (présidente), Saydee Webster (vice-présidente des opérations), Jessy Ilunga Mulamba (vice-président des finances), Laurent Kadeke Materanya (vice-président). Absente : Sara Nemer Gonzalez (vice-présidente en communications)
PHOTO : Yvette Comeau

Comme il a été mentionné dans ma chronique, Enactus Sainte-Anne compte réaliser quatre projets pendant cette année universitaire, dont certains qui ont une portée interne et d’autres, externe.

Enactus Sainte-Anne souhaite «trouver des solutions entrepreneuriales à des problèmes existants»
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Le premier projet, qui s’intitule «Littératie entrepreneuriale chez les tout petits», consistera à offrir une petite formation de cinq semaines à des élèves de l’élémentaire. Le groupe organisera donc des sessions à l’école Joseph Dugas, une école du Conseil scolaire acadien provincial située à la Pointe-de-l’Église, afin de faire des activités sur l’entrepreneuriat avec les enfants.

Pour le deuxième projet, les membres d’Enactus ramasseront des déchets sur le campus et dans des lieux publics.

On aimerait en faire une culture, qu’à chaque année il y ait un concours en entrepreneuriat, parce qu’on est sûr que la majorité des étudiants sont même pas conscients qu’ils sont entrepreneurs. On aimerait un peu réveiller cet esprit entrepreneurial chez les étudiants.

— Jaelle Panu

Le troisième projet sera un concours d’entrepreneuriat sur le campus de l’Université, dans l’espoir d’en faire un évènement annuel. «On aimerait en faire une culture, qu’à chaque année il y ait un concours en entrepreneuriat, parce qu’on est sûr que la majorité des étudiants sont même pas conscients qu’ils sont entrepreneurs. On aimerait un peu réveiller cet esprit entrepreneurial chez les étudiants», explique Jaelle Panu, présidente d’Enactus Sainte-Anne.

Le quatrième projet – et le plus important – c’est le transport à Clare. «C’est vraiment un enjeu majeur pour nous, les étudiants internationaux, parce qu’on arrive ici, on s’y installe, et on n’a pas moyen pour se déplacer», déclare Mme Panu.

Elle ajoute que le manque de transport dans la région affecte également des résident(e)s de la communauté, comme les personnes âgées qui n’ont plus la possibilité de conduire ou de s’acheter une voiture. 

Il y a beaucoup d’emplois dans la région. Et il y a beaucoup de travailleurs qui sont dans d’autres régions, dans d’autres provinces, qui peut-être n’aiment pas là où ils sont. Ils aimeraient peut-être vivre dans un lieu où c’est moins cher. Et peut-être s’il y avait un bus, ils seraient là.

— Jaelle Panu

En outre, il empêche peut-être même des personnes de s’installer dans la région. «Il y a beaucoup d’emplois dans la région. Et il y a beaucoup de travailleurs qui sont dans d’autres régions, dans d’autres provinces, qui peut-être n’aiment pas là où ils sont. Ils aimeraient peut-être vivre dans un lieu où c’est moins cher. Et peut-être s’il y avait un bus, ils seraient là», dit-elle.

Selon Mme Panu et son équipe, le problème du transport à Clare est un enjeu qui a une incidence sur le développement économique de la région. C’est donc pour cette raison que l’association souhaite travailler avec des acteurs clés de la communauté pour trouver une solution.

Et le travail a déjà commencé. L’an dernier, l’équipe d’Enactus Sainte-Anne avait organisé un concours avec la participation de la Municipalité de Clare, du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse et de l’Université Sainte-Anne, entre autres, afin de réfléchir à ce problème. 

Beaucoup d’idées avaient été recueillies. «C’est un projet qu’on cherche vraiment à mettre en place avec bien sûr la participation de la communauté. Parce qu’on ne peut pas le faire seul.» 

«On sollicite vraiment la participation de la communauté pour avoir un transport ici à Clare, ajoute-t-elle. Pas que pour les étudiants. Ça va servir à toute la communauté.» Elle précise que le groupe aimerait collaborer avec le Transport de Clare pour mettre en œuvre une solution.

Laurent Materanya, vice-président d’Enactus, est directement concerné par ce problème, car il a du mal à se rendre à son travail le weekend, qui est juste à 10 minutes du campus. «C’est un grand besoin non seulement pour la communauté, mais aussi pour nous, les étudiants qui ne sont pas véhiculés», souligne-t-il.

On espère qu’avec l’aide de la communauté et d’autres partenaires, on pourra faire quelque chose qui, à l’avenir, aidera les autres à se déplacer au travail.

— Laurent Materanya

Outre ces projets, l’équipe se préparera aussi pour participer à la compétition régionale d’Enactus, qui aura lieu à Halifax le 25 février 2025.

La rubrique L’impact des gens d’ici jettera un coup d’œil sur la communauté d’affaires acadienne et francophone de la Nouvelle-Écosse, d’hier et d’aujourd’hui. Elle mettra de l’avant différentes industries, organisations et personnes qui contribuent, ou s’intéressent, d’une façon ou d’une autre, au développement économique de la province.