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le Jeudi 17 septembre 2026 9:00 Nos communautés - Halifax

Mieux comprendre l’intégration économique des immigrants francophones en contexte minoritaire

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Présentation de Kimberly Jean Pharuns, directrice générale de l’OIFC. — PHOTO: Jean-Philippe Giroux
Présentation de Kimberly Jean Pharuns, directrice générale de l’OIFC.
PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Le jeudi 27 août, à Halifax, l’Observatoire en immigration francophone au Canada (OIFC) et la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) ont lancé un projet de recherche consacré à l’intégration économique des immigrants francophones dans les communautés francophones en situation minoritaire.

Mieux comprendre l’intégration économique des immigrants francophones en contexte minoritaire
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Type de contenu: Actualités

L’évènement, qui s’est tenu dans les locaux d’Immigration francophone Nouvelle-Écosse, réunissait des experts et des partenaires du secteur. La rencontre comprenait notamment une présentation de Kimberly Jean Pharuns, directrice générale de l’OIFC, ainsi qu’une consultation auprès des acteurs concernés.

Lancée officiellement en novembre 2023 à l’initiative de l’Université de l’Ontario français, avec le soutien d’Immigration Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), l’OIFC se veut un espace de recherche, de partage et de mobilisation des savoirs sur l’immigration francophone au Canada.

L’un des objectifs du nouveau projet est de mieux documenter une réalité qui, selon sa directrice générale, doit être étudiée en tenant compte des particularités des communautés francophones en situation minoritaire.

Locaux de l’IFNÉ. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

«Notre objectif, c’est justement de permettre aux organismes, aux décideuses, décideurs de pouvoir faire des analyses et prendre des décisions basées sur des données probantes. Mais il faut que ces données probantes là aient été produites en tenant compte des spécificités et de la réalité de la francophonie minoritaire», explique Kimberly Jean Pharuns.

Le projet cherche d’abord à établir ce que signifie concrètement l’intégration économique des personnes immigrantes au sein des communautés francophones et acadiennes.

La recherche vise ensuite à développer un indicateur capable de mesurer cette intégration à partir de plusieurs dimensions. Les données recueillies pourront notamment être comparées à celles de francophones non immigrants vivant dans les mêmes régions.

Pour l’OIFC, cette démarche doit permettre d’aller au-delà des observations ponctuelles et des expériences individuelles afin de disposer de données scientifiques permettant de mieux évaluer les programmes existants et de soutenir les demandes de financement.

«On a besoin d’avoir des données probantes, des données scientifiques pour évaluer nos programmes, pour nos demandes de financement», souligne la directrice générale.

La recherche ne vise toutefois pas uniquement à mettre au jour des phénomènes encore inconnus. Elle doit aussi permettre de documenter les particularités de l’immigration francophone en contexte minoritaire et de mieux outiller les acteurs qui travaillent déjà sur le terrain.

Ce n’est pas tant de découvrir, je dirais, c’est plutôt de documenter, de mettre de l’avant les spécificités de la francophonie minoritaire et d’outiller.

— Kimberly Jean Pharuns

«Ce n’est pas tant de découvrir, je dirais, c’est plutôt de documenter, de mettre de l’avant les spécificités de la francophonie minoritaire et d’outiller», précise Kimberly Jean Pharuns.

À terme, le projet doit mener à la création d’un outil destiné aux différents acteurs concernés par l’intégration économique des personnes immigrantes: organismes communautaires, employeurs et gouvernements.

L’objectif est notamment de pouvoir suivre l’évolution de l’intégration économique des immigrants francophones au fil des années.

«C’est de développer un outil avec ces différents publics que tu viens de mentionner en tête. Et un outil qui nous permet de suivre l’intégration économique des immigrants francophones au fil des années», explique-t-elle.

L’outil devra être accessible autant aux travailleuses et travailleurs sur le terrain qu’aux personnes responsables de prendre des décisions.

Pour la directrice générale de l’OIFC, cet écosystème dispose déjà de plusieurs initiatives et services destinés aux personnes immigrantes francophones. L’un des enjeux demeure toutefois leur visibilité.

«Je dirais plus de visibilité des services qui sont offerts par les organismes de la francophonie. Je pense qu’on fait déjà un excellent travail, qu’il y a de l’innovation, qu’il y a des choses vraiment très pertinentes et adaptées aux réalités locales, mais qui sont peut-être un peu dans la masse», affirme-t-elle.

Elle estime ainsi que les personnes immigrantes peuvent avoir de la difficulté à savoir quels services et quelles possibilités leur sont accessibles.

Le projet de recherche entend donc aussi contribuer à mieux faire connaître les ressources déjà présentes dans les communautés francophones.

Des services déjà présents sur le terrain

Plusieurs organismes offrent déjà des services pouvant soutenir l’intégration économique des nouveaux arrivants francophones en Nouvelle-Écosse. Parmi eux figurent notamment le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ) et le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP).

Le CDÉNÉ accompagne notamment les personnes immigrantes francophones dans leur parcours professionnel et leur intégration au marché du travail. Ses services visent à favoriser l’employabilité, le développement professionnel et l’établissement économique des nouveaux arrivants.

Le CSAP, quant à lui, est le seul conseil scolaire francophone de la Nouvelle-Écosse et constitue également un employeur important au sein de la communauté acadienne et francophone de la province. Les possibilités d’emploi dans le réseau scolaire représentent ainsi une autre voie d’intégration professionnelle pour les nouveaux arrivants francophones.

Type: Actualités

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