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Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL
«De recevoir ça de la commission des parents, pour moi, c’est vraiment un cadeau exceptionnel. D’une part, parce que je ne suis pas moi-même parent — j’aurais toujours voulu l’être —, et je trouve que de recevoir cette reconnaissance-là de vous me fait un immense cadeau», a dit le sénateur.
Ce dernier, en fonction depuis le 10 novembre 2016, a fait preuve de leadeurship au Sénat canadien pour défendre la cause des parents acadiens et francophones.
Il siège sur le Comité sénatorial permanent des langues officielles depuis plusieurs années et a été l’une des figures importantes derrière l’adoption de la Loi sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants au Canada.
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Le sénateur René Cormier s’est adressé à la foule, le 23 mai dernier, après avoir reçu sa distinction honorifique, de la part de la Commission nationale des parents francophones.
Le sénateur Cormier a décrit l’aventure de cet amendement comme la plus belle qu’il a vécue depuis ses 10 ans au Sénat, notamment parce qu’elle a impliqué une panoplie de monde dévouée à la cause. «J’accepte cette reconnaissance-là, mais au nom de tous ceux et celles qui l’ont porté.»
La loi en question garantit que les besoins spécifiques des parents ayant droits soient pris en compte dans le financement à long terme des services de garde, partout au pays.
Un bouclier juridique, qui assure que les fonds publics servent à «bâtir des espaces où notre culture peut s’épanouir», a commenté Gillian Anderson, présidente de la CNPF.
«Ça (la loi) enlève le risque — qui est toujours là — de l’assimilation, mais ça le rend un peu plus moindre lorsqu’on a le financement garanti d’avoir accès aux garderies et [prématernelles] francophones», a renchérit la présidente.
Elle s’est adressée au sénateur en lui disant que les travaux de M. Cormier sur la loi ont démontré l’urgence d’agir pour venir en aide aux parents francophones. «Vous n’avez pas été un simple observateur, vous avez été notre champion.»
Vos interventions au Sénat étaient bien plus qu’une simple procédure législative. C’était un acte de protection pour les générations futures.
«Vos interventions au Sénat étaient bien plus qu’une simple procédure législative, poursuit-elle. C’était un acte de protection pour les générations futures.»
En dehors du Québec, la majorité des francophones vont vers des services de garde en anglais: 35 % des enfants admissibles ont eu recours à un service en français et 12 % ont utilisé un service bilingue.
Gillian Anderson, présidente de la Commission nationale des parents francophones.
«Chaque fois qu’un parent doit choisir un centre anglophone par manque de place, c’est tout le continent éducatif francophone qui se fragilise», a ajouté Mme Anderson.
Kenneth Deveau, recteur et vice-chancelier de l’Université Sainte-Anne, a décrit René Cormier comme étant «un sénateur qui fait valoir nos besoins, nos droits et nos objectifs avec beaucoup de finesse sur la scène nationale».
Bertrand Cahuet, Consul général de France dans les Provinces Atlantiques, exprime le fait que M. Cormier est, à ses yeux, un allié indéfectible de la francophonie.
«Défenseur au Parlement, portevoix des familles, il incarne ce lien essentiel entre la politique et le quotidien, car la francophonie, elle se construit d’abord à la table du diner et lors des berceuses chantées aux enfants», a-t-il déclaré.
La CNPF a pour mandat de revendiquer les droits des parents francophones afin d’assurer la transmission de la langue et la culture francophones à travers le pays. La Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse en est membre.
