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À la table, les mets d’ailleurs ayant façonné la culture canadienne

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L’ouverture de la nouvelle exposition du Musée canadien de l’immigration, À la table: le gout de l’immigration, a eu lieu le samedi 10 mai.  — PHOTO: Jean-Philippe Giroux
L’ouverture de la nouvelle exposition du Musée canadien de l’immigration, À la table: le gout de l’immigration, a eu lieu le samedi 10 mai.
PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Une nouvelle exposition itinérante du Musée canadien de l’immigration du Quai 21, portant sur l’influence de la nourriture des populations immigrantes, sera accessible jusqu’en janvier 2026.

À la table, les mets d’ailleurs ayant façonné la culture canadienne
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Type de contenu: Actualités

Kristine Kovacevic a offert une visite guidée aux médias pour l’avant-première de l’exposition. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Jean-Philippe Giroux

IJL – Réseau.Presse – Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Pourquoi la nourriture? Puisque le musée souhaitait choisir un sujet universel que «tout le monde pouvait comprendre», mais qui avait aussi le pouvoir de promouvoir la diversité du pays, précise la guide Kristine Kovacevic. 

L’idée est venue naturellement, au fil des années, en parlant aux visiteurs. En leur demandant de partager leur culture avec l’équipe, deux mots revenaient souvent: la nourriture. 

D’après la guide, «la nourriture peut ouvrir nos cœurs, peut ouvrir nos expériences, nous aider à mieux comprendre quelqu’un d’autre». 

Le musée travaille sur cette exposition depuis deux ans. Il a fallu mener diverses consultations, en particulier avec des groupes autochtones, mais également avec des chefs et des experts du domaine, afin de cibler les histoires les plus notables. 

Pour raconter ces histoires, les créateurs de l’exposition À la table: le gout de l’immigration ont morcelé l’exposition en trois parties: manger, préparer et partager. 

La façon dont on mange au Canada est façonnée par plus de 400 ans d’histoire de l’immigration, et que cette histoire a évolué.

— Kristine Kovacevic

À la fin de cette année, l’exposition voyagera un peu partout au Canada pour encourager les gens à penser à la nourriture dans leur vie et à l’influence de l’immigration sur leurs habitudes culinaires. 

Selon Kovacevic, pour bien connaitre la culture canadienne, il faut manger. «La façon dont on mange au Canada est façonnée par plus de 400 ans d’histoire de l’immigration, et que cette histoire a évolué», souligne-t-elle. 

Avant de mettre pied dans la salle d’exposition, l’on invite les visiteurs à converser et prendre un moment de repos dans ce marché fictif, dans une ambiance calme, colorée et chaleureuse. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

«C’est pas juste les immigrants qui ont amené la nourriture, les ingrédients et les gouts au Canada, ajoute-t-elle. C’est aussi les peuples autochtones. Donc c’est une évolution, ensemble, des deux cultures.» 

Le musée voulait justement mettre l’accent sur les racines autochtones de plusieurs des aliments du Canada, dont les variantes de patates, originaires de la cordillère des Andes (Pérou, Colombie, etc.). 

En parlant de patates. On découvre dans l’exposition les adaptations et les défis auxquels différentes populations immigrantes ont fait face, en chemin vers l’Amérique du Nord. 

Par exemple, un chapitre de l’exposition est dévoué à l’influence de la grande famine irlandaise – responsable de la mort de plus d’un million de personnes -, durant laquelle l’Irlande a vu ses cultures de pommes de terre ruinées par le mildiou, une série de maladies qui s’attaquent à de nombreuses plantes.

Une autre partie relate les débuts de l’histoire de la cuisine sinocanadienne. À une époque où plusieurs lois en place empêchaient les migrants chinois de travailler, plusieurs ont viré sur un dix cennes en se lançant dans le milieu de la restauration, en réalisant des recettes un peu moins authentiques, mais bien adaptées aux gouts des Canadiens: plus de sucre, plus de sodium, etc. 

Une manière ludique de confronter les visiteurs à la réalité de la grande famine irlandaise. Ici, l’on constate qu’on pouvait découvrir l’état de la patate qu’en la coupant pour y voir l’intérieur. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Des biscuits chinois à volonté. Cette fois-ci, elles ne cachent pas des prédictions, mais bien des questions de réflexion pour les visiteurs. 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Des codes QR un peu partout dans la salle permettent de télécharger des recettes de différentes cultures, dont la précieuse recette du gâteau à l’orange d’une survivante de l’Holocauste. 

Le musée possède le livre original dans lequel sont inscrites ces recettes et, lorsque l’exposition voyagera ailleurs, une reproduction du livre sera fournie aux institutions d’accueil. 

«C’est des recettes qui sont presque perdues, fait remarquer la guide, et c’est une bonne façon de montrer que la culture et l’histoire de l’alimentation, c’est extrêmement important, parce que c’est une façon de revivre notre propre histoire.» 

La dégustation fera aussi partie de cette expérience muséale. La cafétéria du Quai 21 servira des mets liés à l’exposition. Le menu changera de temps à autre pendant l’année. 

Il y avait aussi la question de l’inclusion. L’accessibilité était un élément important de la mise sur pied de l’exposition. «Depuis le début, on a vraiment essayé de penser à l’accessibilité, pour tout le monde», complète Kovacevic, et que cette approche aura une influence sur la conception des prochaines. 

Quel est votre aliment préféré? 

PHOTO: Jean-Philippe Giroux

Vers la fin de l’exposition, sur une étagère, repose des livres de recettes, pour faire découvrir les mets et les histoires culinaires ayant façonné la culture canadienne. 

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Type: Actualités

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