Type de contenu: Actualité
Jean-Philippe Giroux
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse – IJL
La mise à jour provinciale sur les lacs où l’algue est présente inclut désormais quatre eaux de surface: les lacs Gaspereau et Aylesford (comté de Kings), le lac Wentworth et le lac Minamkeak (comté de Lunenburg).
La Municipalité de Clare conseille fortement à ces citoyens et aux visiteurs d’être prudents. Bien que la navigation de plaisance demeure sécuritaire, il n’est pas recommandé de se baigner pour l’instant.
«Les algues bleu-vert peuvent produire des toxines qui présentent un risque pour la santé des personnes et des animaux. Nous vous encourageons à éviter tout contact avec l’eau si elle présente une apparence verdâtre, des amas à la surface ou des écumes», a communiqué la Municipalité.
Fleurissant généralement de mai à octobre, les tapis d’algues bleu-vert (cyanobactéries) constituent une préoccupation croissante pour les collectivités partout au Canada, car les toxines présentes dans ces organismes peuvent représenter une menace pour la santé humaine et s’avérer mortelles pour les animaux de compagnie en cas d’ingestion.
Chez l’homme, cette substance peut provoquer des démangeaisons et des irritations des yeux et de la peau, ainsi que, entre autres, des maux de tête, de la fièvre et des douleurs abdominales.
De taille microscopique, les algues bleu-vert existent dans les étangs, les rivières, les lacs et les ruisseaux depuis des milliards d’années. Sa présence pose un problème lorsqu’elles se multiplient durant une période de chaleur et de sècheresse, suivie de fortes précipitations. Ce qui devient de plus en plus commun avec les changements climatiques.
Une prolifération ressemblant à de la peinture renversée près des rives d’un lac.
Mais il y a aussi la prolifération d’algues bleu-vert causée par les nutriments, comme l’engrais, les fosses septiques et des surfaces imperméables situées à proximité des plans d’eau.
«Les algues bleu-vert ne sont généralement pas visibles dans l’eau, mais elles peuvent se multiplier rapidement pour former une grande masse appelée “prolifération” ou “tapis”. Une fois que les algues bleu-vert apparaissent, elles sont susceptibles de réapparaitre dans le même plan d’eau», informe la Province.
Ils peuvent ressembler à de fins brins d’herbe coupée dans l’eau, à de la soupe aux petits pois ou à de la peinture renversée à la surface.
«Les proliférations d’algues se présentent sous différentes formes et tailles, et les proliférations nocives peuvent ressembler fortement à des proliférations inoffensives. Elles peuvent être bleu-vert, turquoise, vertes, brunes, rouges, blanches ou présenter un mélange de ces couleurs.»
Les citoyens qui pensent avoir repéré des algues bleu-vert peuvent contacter le bureau du ministère de l’Environnement et des Changements climatiques, ou appeler le numéro sans frais, 1-877-936-8476.
