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Glenda Doucet-Boudreau des Concessions et Arthur LeBlanc et Patsy LeBlanc de Halifax ont reçu chacun un doctorat honorifique de l’Université Sainte-Anne lors de la collation des grades, le 10 mai dernier.
«Comme ancienne élève du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) et aujourd’hui employé de ce même conseil, ces trois personnes ont eu un énorme impact sur ma vie comme sur celle de milliers d’Acadiens, Acadiennes et francophones dans notre province», a-t-elle noté en présentant ensuite les trois individus à l’honneur.
«Glenda Doucet-Boudreau est reconnue pour ses efforts dans la création des écoles francophones homogènes en Nouvelle-Écosse. Bien avant la création du CSAP en 1996, l’obtention des écoles homogènes et d’une programmation en français progressait lentement.»
Les trois nouveaux récipiendaires d’un doctorat honorifique, de gauche à droite : Patsy LeBlanc, l’honorable Arthur LeBlanc et Glenda Doucet-Boudreau.
«Suite à une longue bataille judiciaire, Glenda et un groupe de parents de la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse se sont tournés vers la Cour suprême de la province pour obliger le gouvernement provincial d’offrir des écoles de langue française», a ajouté Christine.
Elle est une femme de conviction et de détermination, selon elle. «Sa lutte acharnée pour la création d’écoles francophones homogènes en Nouvelle-Écosse a marqué l’histoire.»
Grâce à son engagement et à celui des parents acadiens, elle a joué un rôle clé dans la reconnaissance du droit à l’éducation en français, menant une bataille judiciaire qui a culminé avec l’arrêt Doucet-Boudreau de la Cour suprême du Canada en 2003. Cette décision demeure une référence essentielle pour la protection des droits linguistiques au pays.
Résidante des Concessions, Glenda est titulaire d’un baccalauréat en sciences infirmières, ayant servi les personnes en région rurale pendant 30 ans.
En 2000, Arthur LeBlanc, originaire d’Arichat-Ouest, alors juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, a jugé en faveur des parents acadiens en insistant sur l’obligation énoncée dans la Charte canadienne des droits et libertés, pour obliger le gouvernement provincial à prendre des mesures positives afin de cesser l’assimilation des ayants droit dans les régions acadiennes.
«En 2003, l’arrêt Doucet-Boudreau de la Cour suprême du Canada a affirmé la responsabilité des provinces et territoires canadiens de répondre à leurs obligations en matière d’éducation dans la langue de la minorité. Cette décision demeure une référence significative pour la défense des droits envers l’éducation en français, selon l’article 23 de la Charte canadienne», a-t-elle ajouté.
Christine Doucet a présenté Glenda Doucet-Boudreau comme une femme de conviction et de détermination. «Sa lutte acharnée pour la création d’écoles francophones homogènes en Nouvelle-Écosse a marqué l’histoire.»
«Grâce à son engagement et à celui des parents acadiens, elle a joué un rôle clé dans la reconnaissance du droit à l’éducation en français, menant une bataille judiciaire qui a culminé avec l’arrêt Doucet-Boudreau de la Cour suprême du Canada en 2003. Cette décision demeure une référence essentielle pour la protection des droits linguistiques au pays.»
Mais au-delà de son engagement envers l’éducation, Mme Doucet-Boudreau est une professionnelle de la santé et leadeure communautaire, a poursuivi Christine Doucet. «Elle a offert des soins de santé essentiels et a sensibilisé les personnes en milieu rural à des pratiques de vie saine pendant 30 ans.»
«Elle a travaillé sans relâche en tant que bénévole pour faire avancer plusieurs dossiers importants, dont l’amélioration de la santé des femmes et des enfants, la promotion de l’épanouissement des femmes et la pérennité et la vitalité de la culture acadienne. Elle a obtenu un doctorat honorifique en éducation. »
En présentant le juge Arthur J. LeBlanc, Christine a noté qu’il est une figure incontournable du droit et de la justice en Nouvelle-Écosse. «Son parcours exemplaire l’a mené à occuper des fonctions prestigieuses, notamment celle de lieutenant-gouverneur de la province.»
«Mais c’est aussi en tant que juge qu’il a marqué l’histoire, car c’est lui qui a donné gain de cause à Madame Doucet-Boudreau et au groupe de parents et à la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse.»
Elle a poursuivi: «Dans sa décision, le juge LeBlanc a insisté sur le fait que les obligations énoncées dans la Charte comportent un caractère réparateur, obligeant le gouvernement à prendre des mesures positives dans le but de freiner l’assimilation des ayants droit.»
«Son engagement envers la justice et l’équité a toujours été au cœur de son travail. Il a su défendre les principes fondamentaux de notre démocratie et garantir que les droits des minorités soient respectés.» Il a obtenu un doctorat honorifique en études acadiennes.
Originaire de Beresford, au Nouveau-Brunswick, Patsy LeBlanc, quant à elle, est une femme de cœur et de dévouement. «Le bénévolat ayant toujours occupé une place centrale dans sa vie, elle s’est investie avec dévouement dans de nombreuses initiatives communautaires. Son engagement constant témoigne de sa générosité et de son désir profond de contribuer au bienêtre de ceux qui l’entourent», a noté Christine.
«Son accueil chaleureux et son engagement ont fait d’elle une figure respectée et aimée. Elle a su créer des liens et renforcer le sentiment d’appartenance au sein de notre communauté.»
Patsy LeBlanc est enseignante reconnue pour son dévouement à sa communauté et à sa représentation de la Couronne aux côtés de son mari. Elle a été en contact avec la communauté acadienne et francophone et d’autres lors des fonctions durant le mandat d’Arthur, en tant que lieutenant-gouverneur. Elle a obtenu un doctorat en études acadiennes.
Le juge LeBlanc s’est adressé aux finissant(e)s. «C’est avec grand honneur et beaucoup d’humilité que Patsy et moi, et je suis certain que Glenda aussi, acceptons ces doctorats honorifiques de l’Université Sainte-Anne. C’est un privilège de devenir membres de votre prestigieuse communauté, une communauté qui a tant fait pour la Nouvelle-Écosse.»
Il n’a jamais fréquenté cette université, mais son père, Rodolphe, a étudié au Collège Sainte-Anne il y a un siècle, dans les années 1920. «J’ai toujours admiré les efforts de promotion, de préservation et de mise en valeur de la langue française que fait l’Université Sainte-Anne, de même que vos efforts sans cesse pour sauvegarder la culture et le patrimoine acadiens.»
«J’ai la plus grande admiration pour cet établissement influent, malgré sa taille modeste, car on y effectue un travail important, sans tambour ni trompette, depuis des décennies.»
S’adressant aux diplômés, il s’est dit émerveillé par leur dévouement et leur engagement envers les études. «Chacun et chacune d’entre vous possède la curiosité, la motivation, la persévérance et la détermination pour réussir, peu importe la voie que vous choisirez. J’ai confiance en vos contributions futures à votre lieu de travail, à la province, au Canada et à vos pays respectifs.»
«Rappelez-vous le chemin que vous avez parcouru jusqu’à maintenant et toutes les personnes qui vous ont accompagnés. Je vous encourage aussi à garder en mémoire les nombreux amis que vous vous êtes faits ici à Sainte-Anne, leur gentillesse et leur amitié.»
«Tout au long de votre vie, vous aurez des occasions de faire preuve de générosité et d’accompagner d’autres personnes dans leur cheminement. Ne sous-estimez jamais l’effet positif que vous pouvez avoir sur la vie d’autrui.»
«Votre avenir est prometteur, et Patsy et moi vous souhaitons de réussir tout ce que vous entreprendrez alors que vous poursuivez vos rêves. En même temps, je fais appel à vous de vous servir de vos connaissances et vos compétences de manière responsable et de contribuer à un monde plus juste, plus accueillant et plus durable. Merci. Thank you. Wela‘lioq.»
